mardi 7 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2101354 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | MONPION |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 23 août 2021 et le 2 octobre 2023, M. A Astor demande au tribunal :
1°) " d'annuler toutes les délibérations prises par le conseil syndical syndicat mixte du conservatoire départemental Emile Goué concernant son poste, sans son accord [ou une demande de sa part] " ainsi que " toutes délibérations et tous arrêtés nommant sur, ou créant des, postes de professeurs d'enseignement artistique hors classe ou de directeur adjoint " ;
2°) d'annuler l'arrêté n°AR 2020- 562 du président de ce syndicat mixte portant acceptation de sa demande de travail à temps partiel pris, notifié le 31 décembre 2020 ;
3°) d'annuler la délibération CS/2021/16 du 18 juin 2021 par laquelle le conseil syndical du syndicat mixte du conservatoire départemental a refusé de transformer son poste à temps complet en poste à temps incomplet ;
4°) de condamner le syndicat mixte à lui verser une somme correspondant au versement du 2/16ème de son salaire soit 12,50% du traitement, de l'indemnité de résidence, des primes et indemnités, correspondant au 9ème échelon du grade de professeur d'enseignement artistique de classe normale, qu'il n'a pas perçu pour les mois de janvier, février, mars 2021.
Il soutient que :
- il n'est pas justifié de la régularité du mémoire en défense produit, lequel n'est pas signé. Aucune délibération du comité syndical autorisant le président à défendre le syndicat mixte et à lui permettre de faire appel à un avocat n'est produite ;
- ces différentes demandes d'avancement de grade, aux fins d'occuper un poste de directeur adjoint crée en janvier 2021 ont toutes été rejetées, ce qui traduit une discrimination et un harcèlement de même que le refus du syndicat de donner une suite à sa demande du 8 février 2021 tendant à l'obtention d'un rapport afin de pouvoir présenter sa candidature à l'examen professionnel de directeur territorial d'enseignement artistique au titre de l'année 2021 ;
- l'arrêté notifié le 31 décembre 2020 le plaçant en temps partiel est illégal dès lors qu'il n'a jamais formulé une demande en ce sens, son courrier du 31 août 2020 se bornant à solliciter un avis sur une demande éventuelle de temps partiel ;
- la délibération du 18 juin 2021 par laquelle le conseil syndical a refusé de valider la transformation de son poste en temps complet en poste à temps non complet est illégale dès lors qu'elle ne se fonde sur aucune demande de sa part ; en outre, la condition de quorum n'était pas satisfaite ;
- cette délibération ainsi que la mention des voies et délais de recours pour la contester ne lui ont pas été communiquées ;
- il a droit à être indemnisé à hauteur du 2/16ème de son salaire soit 12,50% du traitement, de l'indemnité de résidence, des primes et indemnités, correspondant au 9ème échelon du grade de professeur d'enseignement artistique de classe normale, qu'il n'a pas perçu pour les mois de janvier, février, mars 2021, alors qu'il a travaillé en réalité à temps plein.
Par un mémoire et des pièces enregistrés le 12 janvier 2022 et le 8 septembre 2023, le syndicat mixte du Conservatoire départemental Emile Goué, représenté par Me Monpion, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. Astor d'une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- s'agissant des délibérations portant sur le poste de M. Astor dont l'annulation est demandée, les conclusions afférentes sont irrecevables dès lors qu'aucune des délibérations n'est jointe à la requête en contravention avec l'article R. 412-1 du code de justice administrative ;
- s'agissant des conclusions dirigées contre l'arrêté portant acceptation de la demande à temps partiel de M. Astor, elles ne sont pas assorties de moyens juridiques suffisamment précis ;
- M. Astor n'a pas d'intérêt pour agir contre l'arrêté portant acceptation de la demande à temps partiel, dès lors que par un courrier du 28 janvier 2021 faisant suite au recours gracieux formé par M. Astor, le président du syndicat mixte a répondu favorablement en lui indiquant que le syndicat faisait le nécessaire pour le placer la plus rapidement possible sur un poste à temps non complet à 14/16ème, cette modification impliquant la suppression du poste à temps complet et la création d'un poste à temps non complet, et par conséquent l'avis du comité technique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- le code général des collectivités territoriales ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le décret n°82-624 du 20 juillet 1982 fixant les modalités d'application pour les fonctionnaires de l'ordonnance n° 82-296 du 31 mars 1982 relative à l'exercice des fonctions à temps partiel ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Martha, rapporteur
- et les conclusions de M. Houssais, rapporteur public.
- et les observations de M. Astor et de Me Monpion pour l'établissement défendeur.
Une note en délibéré a été produite par le syndicat mixte du conservatoire départemental Emile Goué le 23 octobre 2023 qui a été enregistrée sans être communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Monsieur A Astor a été recruté le 1er septembre 2019 par le syndicat mixte du Conservatoire départemental Emile Goué en tant que professeur d'enseignement artistique titulaire de classe normale à temps plein pour enseigner la formation musicale et l'orgue. Par la présente requête, il doit être regardé comme demandant au tribunal " d'annuler toutes les délibérations prises par le comité syndical du syndicat mixte du conservatoire départemental Emile Goué concernant son poste, sans son accord [ou une demande de sa part] " ainsi que " toutes délibérations et tous arrêtés nommant sur, ou créant des, postes de professeurs d'enseignement artistique hors classe ou de directeur adjoint ", l'arrêté n°AR 2020- 562 du président de ce syndicat mixte portant acceptation de sa demande de travail à temps partiel, notifié le 31 décembre 2020, la délibération CS/2021/16 du 18 juin 2021 par laquelle le comité syndical du syndicat mixte du conservatoire départemental a refusé de transformer son poste à temps complet en poste à temps incomplet. Il demande également au tribunal de condamner le syndicat mixte à lui verser une somme correspondant au versement du 2/16ème de son salaire soit 12,50% du traitement, de l'indemnité de résidence, des primes et indemnités, correspondant au 9ème échelon du grade de professeur d'enseignement artistique de classe normale, somme qu'il n'a pas perçue pour les mois de janvier, février, mars 2021.
Sur la régularité du mémoire en défense :
2. M. Astor soutient que le président du syndicat mixte ne justifie pas d'une délibération du comité syndical l'habilitant à agir au nom du syndicat dans la présente instance. Aucune pièce n'a été produite par le syndicat mixte justifiant de l'existence d'une telle habilitation. Le requérant est par suite fondé à soutenir que le mémoire produit pour le syndicat mixte par son conseil n'est pas recevable et doit par suite être écarté des débats.
Sur les conclusions dirigées contre toutes les délibérations prises par le comité syndical syndicat mixte du conservatoire départemental Emile Goué concernant son poste, sans son accord [ou une demande de sa part] " ainsi que " toutes délibérations et tous arrêtés nommant sur, ou créant des, postes de professeurs d'enseignement artistique hors classe ou de directeur adjoint " :
3. L'intéressé, qui ne se réfère à aucune délibération ni arrêté précisément déterminés, ne met pas le tribunal en mesure d'y statuer.
Sur les conclusions dirigées contre l'arrêté notifié le 31 décembre 2020 portant autorisation à M. Astor d'exercer ses fonctions à temps partiel à raison de 87, 50 % d'un temps plein à compter du 1er janvier 2021 :
4. Aux termes de l'article 60 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale en vigueur à la date de la décision attaquée : " Les fonctionnaires à temps complet () peuvent, sur leur demande, sous réserve des nécessités de la continuité et du fonctionnement du service et compte tenu des possibilités d'aménagement de l'organisation du travail, être autorisés à accomplir un service à temps partiel qui ne peut être inférieur au mi-temps ; / () ".
5. Il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 31 août 2020 intitulé " demande d'un éventuel temps partiel ", M. Astor a fait part à son employeur du souhait de la communauté d'agglomération Portes de l'Isère de le recruter sur un poste de professeur d'enseignement artistique spécialité musique discipline orgue à temps non complet pour 4h hebdomadaires à compter de la prochaine rentrée. Par ce courrier, l'intéressé qui indique " [compter] solliciter une mise à temps partiel 15/16ème ou à défaut 14/16ème afin de cumuler de façon statutaire cette activité publique en qualité de titulaire et non de contractuel de droit public (.) et [souhaiter] connaître préalablement votre avis sur cette demande d'autorisation " ne peut être regardé comme ayant demandé le bénéfice des dispositions relatives au temps partiel prévues par les dispositions citées au point 4. Dès lors, le syndicat mixte défendeur a placé d'office l'intéressé en temps partiel à compter du 1er janvier 2021 et a ainsi commis une erreur d'appréciation de sa demande de nature à justifier l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions dirigées contre la délibération du 18 juin 2021 par laquelle le comité syndical n'a pas validé la transformation de son poste en poste à temps non complet :
6. D'une part, aux termes de l'article L. 5211-7 du code général des collectivités territoriales : " I. - Les syndicats de communes sont administrés par un organe délibérant composé de délégués élus par les conseils municipaux des communes membres dans les conditions prévues à l'article L. 2122-7 () ". Aux termes de l'article L. 5211-9 du même code : " Le président est l'organe exécutif de l'établissement public de coopération intercommunale. Il prépare et exécute les délibérations de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale. Il est l'ordonnateur des dépenses et il prescrit l'exécution des recettes de l'établissement public de coopération intercommunale. () ". Par ailleurs, aux termes de l'article 3 du décret du 20 mars 1991 portant dispositions statutaires applicables aux fonctionnaires territoriaux nommés dans des emplois permanents à temps non complet : " Les emplois permanents à temps non complet sont créés par délibération de l'organe délibérant de la collectivité () ".
7. L'intéressé soutient que la délibération du 18 juin 2021 serait illégale dès lors qu'il n'aurait pas formulé de demande de modification de son poste en poste à temps non complet. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, notamment d'un courrier du 22 janvier 2021, que l'intéressé a expressément demandé à être placé sur un poste à temps non complet 15/16ème ou 14/16ème afin de pouvoir exercer à la communauté d'agglomération porte de l'Isère (CAPI) un complément de service. Par suite, le moyen soulevé par le requérant manque en fait et doit être écarté.
8. D'autre part, aux termes de l'article L. 2121-17 du code général des collectivités territoriales : " Le conseil municipal ne délibère valablement que lorsque la majorité de ses membres en exercice est présente. Si, après une première convocation régulièrement faite selon les dispositions des articles L. 2121-10 à L. 2121-12, ce quorum n'est pas atteint, le conseil municipal est à nouveau convoqué à trois jours au moins d'intervalle. Il délibère alors valablement sans condition de quorum. ". En application de l'article L. 5211-1 du même code, les dispositions de l'article L. 2121-17 sont applicables au fonctionnement de l'organe délibérant des établissements publics de coopération intercommunale.
9. Si l'intéressé soutient que cette décision a été adoptée dans des conditions irrégulières dès lors que le quorum n'était pas atteint pour l'adoption de la délibération contestée, il ressort des pièces du dossier que le quorum n'ayant pas été atteint lors de la réunion de l'assemblée délibérante le 14 juin 2021, le conseil pouvait délibérer valablement le 19 juin suivant sans condition de quorum. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
10. Il résulte de ce qui a été dit aux points 6 à 9 et en tout état de cause que M. Astor n'est pas fondé à soutenir que la délibération du 18 juin 2021 est illégale.
11. Il résulte de tout ce qui précède que M. Astor est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté notifié le 31 décembre 2020 par lequel il a été autorisé à exercer ses fonctions à temps partiel à raison de 87, 50 % d'un temps plein à compter du 1er janvier 2021.
Sur les conclusions indemnitaires :
12. En principe, toute illégalité commise par l'administration constitue une faute susceptible d'engager sa responsabilité, pour autant qu'il en soit résulté un préjudice direct et certain.
13. Eu égard à ce qui a été dit au point 5, en plaçant M. Astor en temps partiel à compter du 1er janvier 2021 alors que ce dernier n'avait pas présenté de demande en ce sens, le syndicat mixte du conservatoire départemental Emile Goué a commis une illégalité de nature à engager sa responsabilité.
14. Pour l'évaluation du montant de l'indemnité due, doit être prise en compte la perte des rémunérations ainsi que celle des primes et indemnités dont l'intéressée avait, pour la période en cause, une chance sérieuse de bénéficier, à l'exception de celles qui, eu égard à leur nature, à leur objet et aux conditions dans lesquelles elles sont versées, sont seulement destinées à compenser des frais, charges ou contraintes liés à l'exercice effectif des fonctions. Il y a lieu de déduire, le cas échéant, le montant des rémunérations nettes et des allocations pour perte d'emploi qu'il a perçues au cours de la période d'éviction.
15. Il résulte de l'instruction que M. Astor a été réintégré sur un emploi à temps plein à compter du 1er avril 2021. Ainsi, a-t-il été privé de son droit à la perception de sa pleine rémunération pour les mois de janvier, février et mars 2021. Il y a lieu par suite de condamner le syndicat mixte du conservatoire départemental Emile Goué de verser à M. Astor une somme correspondant à 12,5% de son traitement brut outre l'indemnité de résidence, et les primes et indemnités auxquelles il avait droit en application de ce qui a été dit au point 14. Les justificatifs produits ne permettant pas de fixer la somme à laquelle a droit l'intéressé, il y a lieu de le renvoyer devant le syndicat mixte pour procéder à cette liquidation.
16. Il résulte de ce qui précède que M. Astor est seulement fondé à obtenir une indemnisation correspondant à la différence entre les traitements, indemnités et primes qu'il aurait dû percevoir au titre d'un emploi à temps plein entre les mois de janvier à mars 2021 et les sommes qu'il a effectivement perçues au titre de cette même période sur la base de son service à temps partiel.
Sur les frais de justice :
17. M. Astor n'étant pas la partie principalement perdante, il n'y a pas lieu de mettre à sa charge la somme demandée par syndicat mixte du conservatoire départemental Emile Goué en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er: L'arrêté notifié le 31 décembre 2020 portant autorisation à M. Astor d'exercer ses fonctions à temps partiel à raison de 87, 50 % d'un temps plein à compter du 1er janvier 2021 est annulé.
Article 2 : Le syndicat mixte du conservatoire départemental Emile Goué est condamné à verser à M. Astor une somme correspondant à la différence entre les traitements, indemnités et primes qu'il aurait dû percevoir au titre d'un emploi à temps plein entre les mois de janvier à mars 2021 et les sommes qu'il a effectivement perçues au titre de cette même période sur la base de son service à temps partiel. Il y a lieu de renvoyer M. Astor devant le syndicat mixte du conservatoire départemental Emile Goué pour la liquidation de cette indemnité, qui sera fixée au vu de ce qui a été dit aux points 14 et 15.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par syndicat mixte du conservatoire départemental Emile Goué en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 :Le présent jugement sera notifié à M. A Astor et au syndicat mixte du Conservatoire départemental Emile Goué.
Délibéré après l'audience du 18 octobre 2023 où siégeaient :
- M. Artus, président,
- M. Martha, premier conseiller,
- M. Boschet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2023.
Le rapporteur,
F. MARTHA
Le président,
D. ARTUS
Le greffier,
G. JOURDAN-VIALLARD
La République mande et ordonne
à la préfète de la Creuse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
G. JOURDAN-VIALLARD
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026