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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2101582

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2101582

jeudi 27 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2101582
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantMONPION

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 septembre 2021, Mme C A, représentée par Me Monpion, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 30 juillet 2021 par lequel le maire de la commune de Saint-Germain-les-Belles a opposé, au nom de la commune, un certificat d'urbanisme négatif à son projet de construction d'une maison d'habitation, sur un lot A, au lieu-dit Piautreix sud sur des parcelles cadastrées section E n° 295 et n° 296 sur le territoire de la commune ;

2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 30 juillet 2021 par lequel le maire de la commune de Saint-Germain-les-Belles a opposé un certificat d'urbanisme négatif à son projet de construction d'une maison d'habitation, sur un lot B, au lieu-dit Piautreix sud sur des parcelles cadastrées section E n° 295 et n° 296 sur le territoire de la commune ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Germain-les-Belles la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le maire de la commune n'était pas compétent pour signer les arrêtés dés lors qu'il avait délégué sa compétence urbanisme à un adjoint sur le fondement de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales ;

- le plan local d'urbanisme de la commune ayant été annulé par un jugement du tribunal administratif du 20 mai 2021, c'est le plan d'occupation des sols approuvé le 15 juin 2014, immédiatement antérieur, qui est remis en vigueur ; le maire a donc commis une erreur de droit en faisant application du règlement national d'urbanisme ;

- les arrêtés sont entachés d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que les parcelles concernées sont situées dans une zone à urbaniser, desservie par les réseaux.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 décembre 2021, la commune de Saint-Germain-les-Belles, représentée par Me Douniès, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la délégation de fonctions et de signature consentie par le maire à son premier adjoint n'est pas assimilable à un transfert de compétence si bien que le maire demeurait compétent pour signer les arrêtés ;

- le règlement national d'urbanisme était applicable dès lors que la loi du 24 mars 2014 a prévu la caducité des plans locaux d'urbanisme au plus tard au 26 mars 2017 ; le PLU annulé n'ayant pas été finalisé à cette date, le règlement national d'urbanisme s'set appliqué sur le territoire communal à compter du 27 mars 2017 et jusqu'à l'approbation du PLU ; l'annulation de ce dernier n'a donc pas eu pour effet de remettre en vigueur le POS mais le RNU ;

- le lieu-dit Piautreix ne comporte qu'une seule maison d'habitation et bien que les réseaux soient présents, il ne peut être considéré comme une zone à urbaniser au sens de la loi Alur du 24 mars 2014.

Par un mémoire enregistré le 10 juin 2024, Mme A a déclaré se désister de l'instance enregistrée sous le n° 2101582.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Gaullier-Chatagner,

- et les conclusions de Mme Benzaïd, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A est propriétaire, sur le territoire de la commune de Saint-Germain-les-Belles, de deux parcelles cadastrées section E n° 295 et n° 296, composant une unité foncière. Une société de géomètres experts mandatée par Mme A a présenté le 2 juin 2021 deux demandes de certificat d'urbanisme opérationnel sur ces deux parcelles en vue de la division de cette unité foncière en deux lots A et B et de la construction d'une maison d'habitation sur chacun de ces lots. Le 30 juillet 2021, le maire de la commune lui a opposé, au nom de la commune, deux certificats d'urbanisme négatifs au motif que l'opération projetée se situait en dehors des parties urbanisées de la commune. Mme A demandait l'annulation de ces deux arrêtés.

2. Par un mémoire enregistré le 10 juin 2024, Mme A a déclaré se désister de sa requête.

3. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er: Il est donné acte du désistement d'instance de Mme A.

Article 2:Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au maire de la commune de Saint-Germain-les-Belles.

Délibéré après l'audience du 13 juin 2024 où siégeaient :

- M. Artus, président,

- Mme Siquier, première conseillère,

- Mme Gaullier-Chatagner, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.

La rapporteure,

N. GAULLIER-CHATAGNER

Le président,

D. ARTUS

La greffière,

M. B

La République mande et ordonne

au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef,

La Greffière

M. B

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