LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2101630

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2101630

mardi 30 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2101630
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre
Avocat requérantDUBOIS DUDOGNON VILLETTE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 octobre 2021, M. A et Mme D C, représentés par Me Dubois, demandent au tribunal d'annuler les deux saisies administratives à tiers détenteur émises à leur encontre le 4 juin 2021, pour un montant global de 191 108,25 euros, et la décision du 5 août 2021 par laquelle la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne a rejeté le recours administratif qu'ils ont formé contre ces actes de poursuite.

Ils soutiennent que :

- en rejetant leur recours administratif formé contre les deux saisies administratives à tiers détenteur du 4 juin 2021 au motif notamment qu'ils auraient omis de déclarer au passif de leur patrimoine les créances fiscales du pôle de recouvrement spécialisé de la Haute-Vienne, la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne a entaché sa décision du 5 août 2021 d'une erreur de fait ;

- eu égard, notamment, à un courriel du 16 juin 2020 du pôle de recouvrement spécialisé de la Haute-Vienne faisant mention de plusieurs versements des époux C et d'un restant dû de 164 045,30 euros, la direction départementale des finances publiques a nécessairement commis une erreur dans la comptabilisation de la dette fiscale restant due en l'évaluant à 191 108,25 euros.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 avril 2022, la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non-fondée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la consommation ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Boschet,

- et les conclusions de M. Houssais, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Le 4 juin 2021, le comptable public du pôle de recouvrement spécialisé de la Haute-Vienne a émis deux saisies administratives à tiers détenteur à l'encontre de M. et Mme C, pour un montant global de 191 108,25 euros, en vue d'assurer le recouvrement de cotisations de taxe foncière, de taxe d'habitation, de contribution à l'audiovisuel public et d'impôt sur le revenu au titre des années 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020. Par un courrier du 25 juin 2021, en se prévalant de ce que le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Limoges rendrait prochainement le 21 septembre 2021 son jugement sur le recours qu'ils ont formé contre la décision du 5 mars 2019 par laquelle la commission de surendettement des particuliers de la Haute-Vienne a rejeté leur dossier de surendettement comme irrecevable, M. et Mme C ont, par l'intermédiaire de leur conseil, formé un recours administratif contre ces actes de poursuites. La directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne a rejeté ce recours par une décision du 5 août 2021. Par cette requête, M. et Mme C demandent l'annulation des saisies administratives à tiers détenteur émises le 4 juin 2021 et de la décision du 5 août 2021. Ils doivent également être regardés comme demandant à être déchargés de l'obligation de payer la somme de 191 108,25 euros résultant de ces actes de poursuites.

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. () / Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. / Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. / Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : / a) Pour les créances fiscales, devant le juge de l'impôt prévu à l'article L. 199 ".

3. Les requérants font valoir que, comme il ressort d'un courriel du 16 juin 2020 des services du pôle de recouvrement spécialisé de la Haute-Vienne, leurs dettes fiscales s'élevaient à 164 045,30 euros et non, comme il a été retenu par les saisies administratives à tiers détenteur en litige, à un montant global de 191 108,25 euros. Il résulte cependant de l'instruction que si, au 15 juin 2020, M. et Mme C étaient redevables d'un reste dû de 164 045,30 euros, il s'y est par la suite ajouté d'autres dettes fiscales, d'un montant de 50 011 euros, correspondant à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2019, de taxe foncière au titre de l'année 2020 et de taxe d'habitation au titre de l'année 2020 qui ont respectivement été mises en recouvrement les 31 juillet, 31 août et 30 septembre 2020. Les époux C ont ainsi été assujettis, pour les impositions mentionnées au point 1 dont les actes de poursuite en litige tendant à assurer le recouvrement, à des suppléments d'un montant global de 214 056,63 euros. Après déduction, d'une part, des paiements effectués par les contribuables ou les différents tiers, d'autre part, des remises de majorations accordées, soit un montant total de 22 948,05 euros, le montant des dettes fiscales restant dues par les époux C s'élevait bien, au 4 juin 2021, date d'émission des saisies administratives à tiers détenteur, à 191 108,25 euros.

4. En second lieu, aux termes de l'article L. 721-1 du code de la consommation : " Le débiteur saisit la commission de surendettement des particuliers d'une demande tendant au traitement de sa situation de surendettement dans laquelle il déclare les éléments actifs et passifs de son patrimoine ". Selon l'article L. 721-4 de ce code : " A la demande du débiteur, la commission peut saisir, à compter du dépôt du dossier et jusqu'à la décision statuant sur la recevabilité de la demande de traitement de la situation de surendettement, le juge des contentieux de la protection aux fins de suspension des procédures d'exécution diligentées à l'encontre des biens du débiteur ainsi que des cessions de rémunération consenties par celui-ci et portant sur les dettes autres qu'alimentaires ". L'article L. 722-1 du même code prévoit que : " La commission examine la situation du débiteur et se prononce sur la recevabilité de sa demande ". Aux termes de l'article L. 722-2 du même code : " La recevabilité de la demande emporte suspension et interdiction des procédures d'exécution diligentées à l'encontre des biens du débiteur ainsi que des cessions de rémunération consenties par celui-ci et portant sur les dettes autres qu'alimentaires ". Selon l'article L. 722-3 du même code : " Les procédures et les cessions de rémunération sont suspendues ou interdites, selon les cas, jusqu'à l'approbation du plan conventionnel de redressement prévu à l'article L. 732-1, jusqu'à la décision imposant les mesures prévues aux articles L. 733-1, L. 733-4, L. 733-7 et L. 741-1, jusqu'au jugement prononçant un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire ou jusqu'au jugement d'ouverture d'une procédure de rétablissement personnel avec liquidation judiciaire. / Cette suspension et cette interdiction ne peuvent excéder deux ans ".

5. Il résulte de l'instruction que, saisie par M. et Mme C le 14 décembre 2018, la commission de surendettement des particuliers de la Haute-Vienne a rejeté leur dossier au motif de son irrecevabilité par une décision du 5 mars 2019. Si, par un jugement du 21 septembre 2019, le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Limoges a finalement admis la recevabilité de leur dossier déposé auprès de la commission de surendettement des particuliers de la Haute-Vienne, il n'est ni établi ni même allégué qu'entre le 14 décembre 2018, date de dépôt du dossier auprès de la commission, et le 21 septembre 2019, date de ce jugement, les époux aurait formé auprès de la commission une demande de saisine du juge des contentieux de la protection aux fins de suspension des procédures d'exécution diligentées à leur encontre, ainsi que le permet l'article L. 721-4 du code de la consommation. Dans ces conditions, dans la mesure où aucune suspension, ni interdiction, n'atteignait les procédures d'exécution de l'administration avant le 21 septembre 2019, date à laquelle le dossier déposé par les époux C auprès de la commission de surendettement des particuliers de la Haute-Vienne a été déclaré recevable, il ne résulte pas de l'instruction que la procédure de surendettement engagée s'opposait à l'adoption et à l'exécution des saisies administratives à tiers détenteur en litige, la recevabilité de la demande de traitement de la situation de surendettement ayant seulement pour effet de suspendre l'exécution de ces actes de poursuite, mais restant sans incidence, par elle-même, sur la régularité ou le bien-fondé de ces actes et, notamment, sur l'exigibilité des dettes fiscales en cause.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation des deux saisies administratives à tiers détenteur émises le 4 juin 2021 et les conclusions aux fins de décharge de l'obligation de payer la somme de 191 108,25 euros résultant de ces actes de poursuites doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A et Mme D C et à la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne.

Délibéré après l'audience du 16 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Artus, président,

M. Crosnier, premier conseiller,

M. Boschet, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2024.

Le rapporteur,

J.B. BOSCHET

Le président,

D. ARTUSLa greffière,

G. JOURDAN-VIALLARD

La République mande et ordonne

au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour Le Greffier en Chef

La Greffière,

G. JOURDAN-VIALLARD

mf

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions