mardi 14 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2101833 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET FRANCOIS JACQUOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 novembre 2021, l'association Commission des citoyens pour les droits de l'homme (CCDH), représentée par Me Jacquot, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de refus implicite de la direction générale du Centre hospitalier Esquirol concernant une demande d'accès à des documents administratifs présentée le 21 décembre 2020 par l'association CCDH ;
2°) d'ordonner la communication à l'association CCDH de la copie des documents demandés sans occultation de l'identifiant anonymisé des patients, des mentions quant au début, à la fin et à la durée des mesures d'isolement et de contention, mais sans mentions permettant d'identifier les personnels de santé, ceci à compter de la notification du jugement du tribunal administratif, et sous astreinte de 200 € par jour de retard, en application des articles 911-1 et 911-3 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge du Centre hospitalier Esquirol la somme de 1 500 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 septembre 2022, le centre hospitalier Esquirol, représenté par Me Pauliat-Defaye, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la CCDH au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 26 janvier 2023, le Centre hospitalier Esquirol demande au tribunal de prendre acte de la communication des documents demandés.
Par un mémoire enregistré le 8 février 2023, l'association Commission des citoyens pour les droits de l'homme entend se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : ()/ 1° Donner acte des désistements () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ()".
2. Par un mémoire enregistré le 26 janvier 2023, le Centre hospitalier Esquirol informe le tribunal de la communication à la Commission des citoyens pour les droits de l'homme, d'une part, de la copie du registre des mesures d'isolement et de contention établis pour les périodes du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2019, d'autre part la copie des rapports rendant compte des pratiques d'admission en chambre d'isolement et de contention établi pour l'année 2019 par l'établissement.
3. Par un mémoire enregistré le 8 février 2023, le conseil de la requérante informe le tribunal de son désistement suite à la communication des documents demandés. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'association Commission des citoyens pour les droits de l'homme une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er: Il est donné acte du désistement d'instance de l'association Commission des citoyens pour les droits de l'homme.
Article 2 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 3:La présente ordonnance sera notifiée à l'association Commission des citoyens pour les droits de l'homme, et au centre hospitalier Esquirol.
Limoges, le 14 mars 2023.
Le vice-président,
N. NORMAND
La République mande et ordonne
à la préfète de la Haute-Vienne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour Le Greffier en Chef
Le Greffier
D. DELAGE
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026