LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2101881

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2101881

mardi 3 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2101881
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantDE FROMENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 novembre 2021 et le 23 décembre 2022 sous le n° 2101881, la société civile immobilière (SCI) Domaine de la Jonchère, représentée par Me de Froment, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 24 septembre 2021 par lequel la préfète de la Creuse a accordé à la société par actions simplifiées (SAS) Solefra 5 un permis de construire une centrale photovoltaïque sur un terrain situé au lieu-dit " Las Quettas " à Gouzon ;

2°) à titre subsidiaire, d'ordonner avant dire droit une expertise destinée à vérifier les conséquences de la construction de la centrale photovoltaïque sur le réseau de drainage ;

3°) de mettre à la charge de la préfète de la Creuse et de la SAS Solefra 5 une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;

- l'arrêté est entaché d'un vice de forme en ce qu'il ne comporte pas l'ensemble des documents annexes requis par les dispositions de l'article L. 424-4 du code de l'urbanisme ;

- il est entaché d'une insuffisance de motivation ;

- l'arrêté attaqué est illégal par exception d'illégalité du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) dès lors qu'il autorise la construction de centrale photovoltaïque au sol en zone AUt ;

- l'étude d'impact est insuffisante en ce qu'elle comporte de graves inexactitudes, insuffisances et incohérences s'agissant de l'attractivité touristique de la zone, de l'état paysager, de l'impact visuel du projet sur le golf et des solutions de substitution qui ont été de nature à nuire à l'information complète du public et à exercer une influence sur la décision litigieuse ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme dès lors que le projet porte atteinte au caractère des lieux avoisinants ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation s'agissant de l'impact visuel de la centrale sur le golf, du drainage du terrain, des risques liés aux retombées de balles, de l'opposition massive des élus locaux et de la dépréciation de valeur du golf ;

- la préfète de la Creuse aurait dû surseoir à statuer en raison de la mise en révision du PLU en application de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme.

Par des mémoires en défense enregistrés le 24 juin 2022 et le 3 février 2023, la SAS Solefra 5, représentée par Me Enckell, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société requérante de la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable dès lors que la société requérante ne justifie pas d'un intérêt à agir puisque si elle fait état de sa qualité de voisin immédiat, elle ne prouve aucunement que le projet porterait atteinte à l'occupation, à l'utilisation ou à la jouissance de son bien ;

- aucun des moyens soulevés dans la requête n'est fondé.

Par des mémoires en défense enregistrés le 8 novembre 2022 et le 23 janvier 2023, la préfète de la Creuse conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable ;

- aucun des moyens soulevés dans la requête n'est fondé.

II. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 novembre 2021 et le 23 décembre 2022 sous le n° 2101882, l'association " Jonchère Golf Académie du Pays Combraille en Marche ", représentée par Me de Froment, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 septembre 2021 par lequel la préfète de la Creuse a accordé à la SAS Solefra 5 un permis de construire une centrale photovoltaïque sur un terrain situé au lieu-dit " Las Quettas " à Gouzon ;

2°) à titre subsidiaire, d'ordonner avant dire droit une expertise destinée à vérifier les conséquences de la construction de la centrale photovoltaïque sur le réseau de drainage ;

3°) de mettre à la charge de la préfète de la Creuse et de la SAS Solefra 5 une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;

- l'arrêté est entaché d'un vice de forme en ce qu'il ne comporte pas l'ensemble des documents annexes requis par les dispositions de l'article L. 424-4 du code de l'urbanisme ;

- il est entaché d'une insuffisance de motivation ;

- l'arrêté attaqué est illégal par exception d'illégalité du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) dès lors qu'il autorise la construction de centrale photovoltaïque au sol en zone AUt ;

- l'étude d'impact est insuffisante en ce qu'elle comporte de graves inexactitudes, insuffisances et incohérences s'agissant de l'attractivité touristique de la zone, de l'état paysager, de l'impact visuel du projet sur le golf et des solutions de substitution qui ont été de nature à nuire à l'information complète du public et à exercer une influence sur la décision litigieuse ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme dès lors que le projet porte atteinte au caractère des lieux avoisinants ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation s'agissant de l'impact visuel de la centrale sur le golf, du drainage du terrain, des risques liés aux retombées de balles, de l'opposition massive des élus locaux et de la dépréciation de valeur du golf ;

- la préfète de la Creuse aurait dû surseoir à statuer en raison de la mise en révision du PLU en application de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme.

Par des mémoires en défense enregistrés le 24 juin 2022 et le 3 février 2023, la SAS Solefra 5, représentée par Me Enckell, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société requérante de la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable dès lors que l'association requérante ne produit pas le récépissé attestant de sa déclaration en préfecture, ne prouve aucunement que son représentant a qualité pour agir et qu'au surplus, elle n'a pas d'intérêt à agir ;

- aucun des moyens soulevés dans la requête n'est fondé.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 8 novembre 2022 et le 23 janvier 2023, la préfète de la Creuse conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable ;

- aucun des moyens soulevés dans la requête n'est fondé.

Par un courrier du 4 novembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité du moyen tiré de ce que le préfet aurait dû sursoir à statuer en application de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme et conformément à l'article R. 600-5 du même code relatif à la cristallisation du débat contentieux.

Un mémoire, enregistré le 12 novembre 2024, soit postérieurement à la clôture de l'instruction, a été présenté pour la SAS Solefra 5 et n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Chambellant,

- les conclusions de Mme Siquier, rapporteure publique,

- et les observations de Me de Froment, représentant la SCI Domaine de la Jonchère et l'association Jonchère Sport et Loisirs et de Me Challend de Cevins, représentant la SAS Solefra 5.

Une note en délibéré, enregistrée le 21 novembre 2024, a été présentée pour la SAS Solefra 5 et non communiquée.

Considérant ce qui suit :

1. Le 5 décembre 2019, la SAS Solefra 5 a déposé une demande de permis de construire une centrale photovoltaïque sur un terrain limitrophe et en surplomb du golf de la Jonchère, situé au lieu-dit " Las Quettas ", sur le territoire de la commune de Gouzon (23230). Par un arrêté du 24 septembre 2021, la préfète de la Creuse a délivré un permis de construire pour le projet exposé. La SCI Domaine de la Jonchère et l'association " Jonchère Golf Académie du Pays Combraille en Marche " demandent l'annulation de cet arrêté.

Sur la jonction :

2. Les requêtes susvisées n° 2101881 et n° 2101882, présentées par la SCI Domaine de la Jonchère et l'association " Jonchère Golf Académie du Pays Combraille en Marche ", présentent à juger des questions semblables et on fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la légalité externe :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-4 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision autorise un projet soumis à évaluation environnementale, elle comprend en annexe un document comportant les éléments mentionnés au I de l'article L. 122-1-1 du code de l'environnement ". Ces dernières dispositions prévoient que : " I.- L'autorité compétente pour autoriser un projet soumis à évaluation environnementale prend en considération l'étude d'impact, l'avis des autorités mentionnées au V de l'article L. 122-1 ainsi que le résultat de la consultation du public et, le cas échéant, des consultations transfrontières. La décision de l'autorité compétente est motivée au regard des incidences notables du projet sur l'environnement. Elle précise les prescriptions que devra respecter le maître d'ouvrage ainsi que les mesures et caractéristiques du projet destinées à éviter les incidences négatives notables, réduire celles qui ne peuvent être évitées et compenser celles qui ne peuvent être évitées ni réduites. Elle précise également les modalités du suivi des incidences du projet sur l'environnement ou la santé humaine. ". Ces dispositions, qui exigent que l'auteur de la décision, une fois cette dernière prise, porte à la connaissance du public une information supplémentaire explicitant les motifs et les considérations qui l'ont fondée, ne sauraient être interprétées comme imposant une motivation en la forme de la décision qui serait une condition de sa légalité. Par suite, la circonstance que les informations prévues par les dispositions précitées de l'article L. 122-1 du code de l'environnement n'aient pas été jointes à l'arrêté attaqué est sans incidence sur sa légalité. Dès lors, le moyen tiré de la violation de ces dispositions est inopérant.

4. En second lieu, aux termes de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". Aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. () ". Aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables. ".

5. L'arrêté attaqué vise les dispositions du code de l'urbanisme et du code de l'environnement et notamment ses articles R. 123-7 à R. 123-23 et mentionne les circonstances de faits propres au projet de la société pétitionnaire. Ainsi il comporte, avec suffisamment de précision, l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles il est fondé. La circonstance qu'il ne mentionne pas le retrait du rejet tacite né à l'issue du délai d'instruction est sans incidence sur l'obligation de motivation précitée. Par suite, il est suffisamment motivé en application de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme.

En ce qui concerne la légalité interne :

S'agissant du moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Gouzon relatif à la définition des zones AUt :

6. Aux termes de l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme : " Le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé que si les travaux projetés sont conformes aux dispositions législatives et réglementaires relatives à l'utilisation des sols, à l'implantation, la destination, la nature, l'architecture, les dimensions, l'assainissement des constructions et à l'aménagement de leurs abords et s'ils ne sont pas incompatibles avec une déclaration d'utilité publique ". Aux termes du 1° de l'article L. 151-11 du même code : " I. -Dans les zones agricoles, naturelles ou forestières, le règlement peut : /1° Autoriser les constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec l'exercice d'une activité agricole, pastorale ou forestière du terrain sur lequel elles sont implantées et qu'elles ne portent pas atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages ; () ". Aux termes de l'article R. 151-20 de ce code : " Les zones à urbaniser sont dites " zones AU ". Peuvent être classés en zone à urbaniser les secteurs destinés à être ouverts à l'urbanisation. "

7. D'une part, il ressort des termes du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Gouzon adopté le 27 juin 2008 que la zone AUt est définie comme une " zone d'urbanisation future à vocation d'activités sportives, touristiques et de loisir qui peut être urbanisée à l'occasion de la réalisation d'opérations d'aménagement ou de construction compatible avec un aménagement cohérent de la zone. " et que le point 6 de l'article AUt2 y autorise " les constructions et ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services et équipements publics ". D'autre part, en vertu du règlement modifié de la zone AUt2 du plan local d'urbanisme de la commune adopté le 12 décembre 2019, la zone AUt2 autorise : " Les constructions et ouvrages techniques nécessaires au fonctionnement des services et équipements publics, ainsi que les constructions et installations nécessaires à des équipements collectifs, dont, en dehors du terrain de golf, les constructions industrielles concourant à la production d'énergie (centrale solaire photovoltaïque). ".

8. En l'espèce, et alors qu'aucune disposition législative ou règlementaire n'interdit par principe l'implantation de parcs photovoltaïques au sein d'une zone à urbaniser, la modification de l'article AUt2 du plan local d'urbanisme de la commune de Gouzon, intervenue le 12 décembre 2019 pour ajouter, parmi les constructions autorisées dans la zone AU, les " construction industrielle concourant à la production d'énergie " dont font partie les centrales solaires photovoltaïques, n'est pas, contrairement à ce que soutiennent les requérants, incompatible avec la zone AU telle que définie dans le plan local d'urbanisme. Par suite, la modification de l'article AUt2 n'est entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation et le moyen tiré de l'exception d'illégalité du plan local d'urbanisme ne peut qu'être écarté.

S'agissant du moyen tiré de l'insuffisance de l'étude d'impact en ce qu'elle comporte de graves inexactitudes, insuffisances et incohérences qui ont été de nature à nuire à l'information complète du public et à exercer une influence sur la décision litigieuse :

9. D'une part, aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme dans sa rédaction applicable au litige : " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : / a) L'étude d'impact ou la décision de l'autorité chargée de l'examen au cas par cas dispensant le projet d'évaluation environnementale lorsque le projet relève du tableau annexé à l'article R. 122-2 du code de l'environnement () ". Aux termes de l'article L. 122-1 du code de l'environnement dans sa rédaction applicable au litige : " () / II.- Les projets qui, par leur nature, leur dimension ou leur localisation, sont susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement ou la santé humaine font l'objet d'une évaluation environnementale en fonction de critères et de seuils définis par voie réglementaire et, pour certains d'entre eux, après un examen au cas par cas. / () / III.- L'évaluation environnementale est un processus constitué de l'élaboration, par le maître d'ouvrage, d'un rapport d'évaluation des incidences sur l'environnement, dénommé ci-après " étude d'impact ", de la réalisation des consultations prévues à la présente section, ainsi que de l'examen, par l'autorité compétente pour autoriser le projet, de l'ensemble des informations présentées dans l'étude d'impact et reçues dans le cadre des consultations effectuées et du maître d'ouvrage. / () ".

10. D'autre part, aux termes de l'article R. 122-5 du code de l'environnement dans sa rédaction applicable au litige : " I. - Le contenu de l'étude d'impact est proportionné à la sensibilité environnementale de la zone susceptible d'être affectée par le projet, à l'importance et la nature des travaux, installations, ouvrages, ou autres interventions dans le milieu naturel ou le paysage projetés et à leurs incidences prévisibles sur l'environnement ou la santé humaine. / Ce contenu tient compte, le cas échéant, de l'avis rendu en application de l'article R. 122-4 et inclut les informations qui peuvent raisonnablement être requises, compte tenu des connaissances et des méthodes d'évaluation existantes. / II. - En application du 2° du II de l'article L. 122-3, l'étude d'impact comporte les éléments suivants, en fonction des caractéristiques spécifiques du projet et du type d'incidences sur l'environnement qu'il est susceptible de produire : / () / 2° Une description du projet, y compris en particulier : / - une description de la localisation du projet ; / - une description des caractéristiques physiques de l'ensemble du projet, y compris, le cas échéant, des travaux de démolition nécessaires, et des exigences en matière d'utilisation des terres lors des phases de construction et de fonctionnement ; / () / 3° Une description des aspects pertinents de l'état initial de l'environnement, et de leur évolution en cas de mise en œuvre du projet ainsi qu'un aperçu de l'évolution probable de l'environnement en l'absence de mise en œuvre du projet, dans la mesure où les changements naturels par rapport à l'état initial de l'environnement peuvent être évalués moyennant un effort raisonnable sur la base des informations environnementales et des connaissances scientifiques disponibles ; / 4° Une description des facteurs mentionnés au III de l'article L. 122-1 susceptibles d'être affectés de manière notable par le projet : la population, la santé humaine, la biodiversité, les terres, le sol, l'eau, l'air, le climat, les biens matériels, le patrimoine culturel, y compris les aspects architecturaux et archéologiques, et le paysage ; / 5° Une description des incidences notables que le projet est susceptible d'avoir sur l'environnement résultant, entre autres : / a) De la construction et de l'existence du projet, y compris, le cas échéant, des travaux de démolition ; / () / c) De l'émission de polluants, du bruit, de la vibration, de la lumière, la chaleur et la radiation, de la création de nuisances et de l'élimination et la valorisation des déchets ; / () / e) Du cumul des incidences avec d'autres projets existants ou approuvés, en tenant compte le cas échéant des problèmes environnementaux relatifs à l'utilisation des ressources naturelles et des zones revêtant une importance particulière pour l'environnement susceptibles d'être touchées. / () / 7° Une description des solutions de substitution raisonnables qui ont été examinées par le maître d'ouvrage, en fonction du projet proposé et de ses caractéristiques spécifiques, et une indication des principales raisons du choix effectué, notamment une comparaison des incidences sur l'environnement et la santé humaine ; / 8° Les mesures prévues par le maître de l'ouvrage pour : / - éviter les effets négatifs notables du projet sur l'environnement ou la santé humaine et réduire les effets n'ayant pu être évités ; / - compenser, lorsque cela est possible, les effets négatifs notables du projet sur l'environnement ou la santé humaine qui n'ont pu être ni évités ni suffisamment réduits. S'il n'est pas possible de compenser ces effets, le maître d'ouvrage justifie cette impossibilité. / La description de ces mesures doit être accompagnée de l'estimation des dépenses correspondantes, de l'exposé des effets attendus de ces mesures à l'égard des impacts du projet sur les éléments mentionnés au 5° ; / () / 10° Une description des méthodes de prévision ou des éléments probants utilisés pour identifier et évaluer les incidences notables sur l'environnement ; / () ".

11. Ces dispositions définissent le contenu de l'étude d'impact, qui doit être proportionné à la sensibilité environnementale de la zone susceptible d'être affectée par le projet, à l'importance et à la nature des travaux, ouvrages et aménagements projetés et à leurs incidences prévisibles sur l'environnement ou la santé humaine. Les inexactitudes, omissions ou insuffisances d'une étude d'impact ne sont susceptibles de vicier la procédure, et donc d'entraîner l'illégalité de la décision prise au vu de cette étude, que si elles ont pu avoir pour effet de nuire à l'information complète de la population ou si elles ont été de nature à exercer une influence sur la décision de l'autorité administrative.

12. En premier lieu, s'il est soutenu que l'étude d'impact n'a pas pris en compte l'attractivité touristique de la zone, celle-ci n'avait pas à spécifier l'impact du projet sur le tourisme local, qui n'est pas au nombre des points obligatoirement traités par l'étude d'impact. En tout état de cause, l'étude jointe au dossier analyse avec une précision suffisante l'incidence du projet sur la fréquentation du golf de la Jonchère dans son point 4.2.1.5 " Incidence sur la fréquentation du site " qui est identifiée, d'une part, par les nuisances sonores et visuelles qui seront engendrées lors de la phase de travaux et, d'autre part, par l'impact paysager et la modification de l'ambiance globale sur la frange ouest du site. L'impact en résultant est qualifié de faible, et les mesures envisagées pour le limiter sont renvoyées à la partie paysagère de l'étude. Il est à cet égard considéré comme peu probable que la présence du parc photovoltaïque contribue à réduire la fréquentation du golf. Enfin, les cabanes que souhaite installer les propriétaires du golf sur des terrains voisins du golf n'avaient pas à être pris par l'étude d'impact, ce projet n'étant pas connu au sens du 4° des dispositions de l'article R. 122-5 du code de l'environnement précitée.

13. En second lieu, les requérantes soutiennent que l'étude d'impact sous-estime largement l'importance paysagère du golf dans l'environnement local. Toutefois, cette dernière contient un tableau permettant de proportionner l'étude de l'impact du paysage du parc à la sensibilité des éléments du paysage environnant parmi lesquels figure le golf de la Jonchère qui a selon cet étude une valeur structurante moyenne par le fait que cet espace soit relativement confiné par les boisements et haies environnantes et qu'il reste très peu visible depuis son extérieur. Les requérantes n'apportent aucun élément tendant à démontrer que ces éléments seraient insuffisants. Enfin, et en tout état de cause, il n'est pas démontré que cette insuffisance éventuelle aurait été susceptible d'exercer une influence sur la décision en litige ou qu'elle aurait eu pour effet de nuire à l'information complète de la population.

14. En troisième lieu, si les requérantes soutiennent que l'étude d'impact, d'une part, formule des conclusions qui ne sont pas en cohérence avec l'atteinte forte au paysage que le parc engendre sur le golf et, d'autre part, n'analyse pas l'impact du projet depuis le terrain de golf, il ressort au contraire des pièces du dossier que celle-ci comporte une analyse complète des paysages impactés par le parc photovoltaïque, qu'elle décrit les mesures prises pour réduire cet impact, parmi lesquelles figurent notamment l'implantation du poste de livraison dans un espace confiné, une faible hauteur de la structure et l'implantation d'une haie sur la frange ouest, et que de nombreux photomontages sont intégrés dans cette étude dont certains montrent l'impact du projet depuis le golf lui-même.

15. En dernier lieu, l'étude d'impact doit, en application de l'article R. 122-5 du code de l'environnement, comporter une description des solutions de substitution raisonnables qui ont été examinées par le maître d'ouvrage, en fonction du projet proposé et de ses caractéristiques spécifiques. Elle doit également indiquer les principales raisons du choix effectué, notamment en comparaison des incidences sur l'environnement et la santé humaine. Cette étude peut légalement s'abstenir de présenter des solutions qui ont été écartées en amont et qui n'ont, par conséquent, pas été envisagées par le maître d'ouvrage. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, et des termes mêmes de l'étude d'impact, que l'aménageur n'envisageait plus de solution de substitution tendant à chercher un autre site d'implantation du projet dès lors que ces solutions avaient déjà été écartées en amont. Ainsi, l'étude d'impact n'avait pas à présenter de telles solutions de substitution.

16. Il résulte de ce qui a été dit des points 12 à 15 que le moyen tiré des insuffisances dont serait entachée l'étude d'impact doit être écarté dans toutes ses branches.

S'agissant du moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article

R. 111-27 du code de l'urbanisme :

17. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ".

18. Il résulte des dispositions de l'article R. 111-27 que si les constructions projetées portent atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, l'autorité administrative compétente peut s'opposer au projet ou assortir son autorisation de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel ou urbain au sens de ces dispositions, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Les dispositions de cet article excluent qu'il soit procédé dans le second temps du raisonnement, pour apprécier la légalité du permis de construire délivré, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux visés par les dispositions mentionnées ci-dessus.

19. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet s'implante dans un secteur rural composé de bocage, de bois et de zones agricoles, à proximité immédiate du golf de la Jonchère, sans pour autant présenter de caractère remarquable. De plus, ainsi qu'il a été dit aux points 13 et 14 du présent jugement, les vues sur le parc photovoltaïque seront considérablement atténuées par la topographie des lieux, la trame bocagère et les ceintures boisées, notamment à sa frontière avec le golf. Enfin, il ressort des documents photographiques et photomontages produits aux dossiers, dont la pertinence n'est pas sérieusement contestée par les requérants, que le projet contesté ne sera visible que depuis l'entrée et la partie ouest du terrain de golf. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet portera une atteinte excessive aux caractéristiques des paysages environnants. Ainsi, la préfète de la Creuse n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.

S'agissant du moyen tiré des erreurs manifestes d'appréciation commises par l'administration s'agissant du drainage du terrain, des retombées de balles, de l'opposition des élus locaux et des dommages causés au golf par le projet :

20. D'une part, si les parties requérantes soutiennent que l'implantation du projet par l'installation de 46 000 panneaux photovoltaïques au moyen de 5 000 pieux enfoncés à 3 m de profondeur va entraîner des dommages relativement au drainage et au débit de l'eau, ces seules affirmations relatives à l'apport du débit des drainages des 15 ha voisins pour le golf ne sont pas suffisantes à démontrer la matérialité de ses allégations. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que la société Solefra s'est engagée à prendre à sa charge les éventuels dommages causés par les retombées de balles sur les panneaux photovoltaïques, déchargeant le golf de sa responsabilité. Enfin, les oppositions alléguées des élus locaux et les dommages hypothétiques que le parc litigieux est susceptible de générer au golf sont sans influence sur la légalité du permis de construire en litige. Par suite, la préfète de la Creuse n'a commis aucune erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant du moyen tiré de ce que la préfète de la Creuse aurait dû sursoir à statuer :

21. Aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article

R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, ou d'une demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s'effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative. / Lorsqu'un permis modificatif, une décision modificative ou une mesure de régularisation est contesté dans les conditions prévues à l'article L. 600-5-2, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux à son encontre passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense le concernant. () ".

22. Il résulte de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme qu'un moyen nouveau présenté après l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense est, en principe, irrecevable. Il est toujours loisible au président de la formation de jugement de fixer une nouvelle date de cristallisation des moyens s'il estime que les circonstances de l'affaire le justifient. Il doit y procéder dans le cas particulier où le moyen est fondé sur une circonstance de fait ou un élément de droit dont la partie concernée n'était pas en mesure de faire état avant l'expiration du délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense et est susceptible d'exercer une influence sur le jugement de l'affaire.

23. La SCI Domaine de la Jonchère et l'association Jonchère Golf Académie du Pays Combraille en Marche ont invoqué pour la première fois, dans un mémoire enregistré le 23 décembre 2022, le moyen tiré de ce que la préfète de la Creuse aurait dû sursoir à statuer en application de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme dès lors qu'une révision du plan local d'urbanisme avait été engagée, soit plus de deux mois après la communication aux parties du premier mémoire en défense, intervenue le 5 juillet 2022. Ce moyen n'est pas fondé sur une circonstance de fait ou un élément de droit dont les requérants n'étaient pas en mesure de faire état avant l'expiration du délai précité. Par suite, ce moyen est irrecevable.

24. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin ni de se prononcer sur la recevabilité des requêtes, ni d'ordonner la réalisation d'une expertise, que les conclusions à fin d'annulation présentées par la SCI Domaine de la Jonchère et l'association Jonchère Golf Académie du Pays Combraille en Marche doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

25. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la préfète de la Creuse et la SAS Solefra 5, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, versent quelque somme que ce soit à la SCI Domaine de la Jonchère et l'association " Jonchère Golf Académie du Pays Combraille en Marche " au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

26. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le même fondement par la SAS Solefra 5.

D E C I D E :

Article 1er: Les requêtes n°2101881 et n° 2101882 de la SCI Domaine de la Jonchère et de l'association " Jonchère Golf Académie du Pays Combraille en Marche " sont rejetées.

Article 2: Les conclusions de la SAS Solefra 5 présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SCI Domaine de la Jonchère, à l'association " Jonchère Golf Académie du Pays Combraille en Marche ", à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques et à la SAS Solefra 5. Une copie en sera adressée pour information à la préfète de la Creuse.

Délibéré après l'audience du 19 novembre 2024 où siégeaient :

- M. Revel, président,

- M. Christophe, premier conseiller,

- Mme Chambellant, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.

La rapporteure,

J. CHAMBELLANT

Le président,

F-J. REVEL

La greffière,

M. A

La République mande et ordonne

à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour la Greffière en Cheffe,

La Greffière,

M. A

Nos 2101881,210188if

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions