LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2200025

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2200025

mardi 1 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2200025
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantPREGUIMBEAU-GREZE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 janvier 2022, M. C B, représenté par Me Préguimbeau demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 janvier 2022 par lequel le préfet de la Haute-Vienne l'a assigné à résidence pour une période de six mois, avec obligation de se présenter tous les lundis, mercredis et vendredis à 9h au commissariat de police et lui a interdit de sortir de la commune de Limoges sauf autorisation expresse ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de lui restituer son passeport et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et d'assortir cette injonction d'une astreinte d'un montant de 100 euros par jour de retard.

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 à verser à son conseil au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle ainsi que les entiers dépens de l'instance, en ce compris le droit de plaidoirie.

Il soutient que :

- le signataire de la décision en litige ne justifie pas de sa compétence ;

- la décision est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- la décision est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'il séjournait régulièrement sur le territoire jusqu'au 25 août 2021 ;

- le préfet a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 731-1 et L. 731- 3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a méconnu le principe d'égalité, protégé par l'article 6 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen ;

- elle est illégale en conséquence de l'illégalité du refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire dont elle est l'accessoire ;

Par un mémoire en défense enregistré le 19 avril 2022, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

M. C B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 janvier 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Vu l'arrêt n° 22BX01592, 22BX01593 du 25 janvier 2023 de la cour administrative d'appel de Bordeaux.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Gazeyeff a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ou représentée.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B, de nationalité algérienne, né le 24 février 1977 à Chorfa, est entré en France le 7 juin 2017 muni d'un visa court séjour et accompagné de son épouse et de ses trois premiers enfants. Après le rejet de sa demande d'asile par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 30 janvier 2018 et par la cour nationale du droit d'asile le 19 septembre 2018, M. B a présenté le 27 décembre 2018 et 24 juin 2021 des demandes de certificat de résidence au titre de l'exercice d'une activité professionnelle et de ses liens personnels et familiaux. Par des décisions du 26 septembre 2019 et du 25 août 2021, le préfet de la Haute-Vienne a rejeté ces demandes et l'a obligé à quitter le territoire français. Par un arrêté du 6 janvier 2022 le préfet de la Haute-Vienne a assigné M. B à résidence pour une période de six mois, avec obligation de se présenter tous les lundis, mercredis et vendredis à 9h au commissariat de police, et lui a interdit de sortir de la commune de Limoges sauf autorisation expresse. C'est la décision dont M. B demande l'annulation.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, par son arrêt susvisé n° 22BX01592 du 25 janvier 2023, devenu définitif, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté les conclusions de la demande de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 25 août 2021 par lequel le préfet de la Haute- Vienne a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Dès lors, M. B ne peut utilement invoquer, par la voie de l'exception à l'appui de sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 6 janvier 2022 en litige, l'illégalité du refus de lui délivrer un titre de séjour du 25 août 2021 par les mêmes moyens que ceux sur lesquels la cour administrative d'appel a statué pour rejeter son recours. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 25 août 2021, pris dans l'ensemble de ses branches tirées de ce que ce dernier, était entaché d'une erreur de droit, d'une méconnaissance par le préfet de l'étendue de sa compétence, d'une erreur d'appréciation, d'une violation de son droit à une vie privée et familiale qu'il tient de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de ce qu'il serait exposé à des risques en cas de retour en Algérie doit être écarté comme inopérant.

3. En deuxième lieu, M. D A, directeur de cabinet de la préfète de la Haute-Vienne, et signataire de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français et de l'arrêté portant assignation à résidence, bénéficiait d'une délégation de signature de la préfète de la Haute-Vienne du 25 octobre 2021, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs n° 87-2021-124 du même jour, à l'effet de signer " les arrêtés, décisions et actes pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers du droit d'asile " en cas d'absence ou d'empêchement de M. Jérôme Decours, secrétaire général. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

4. En troisième lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, l'arrêté du 6 janvier l'assignant à résidence, lequel se réfère outre à l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à la décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, notifiée à M. B le 2 septembre 2021 et à la circonstance qu'il ne peut quitter immédiatement la France en raison de l'absence de vols vers l'Algérie, est suffisamment motivée. Au surplus, M. B ne fait état d'aucun élément particulier que le préfet n'aurait pas pris en considération. Par suite, le moyen tiré de son défaut de motivation doit être écarté.

5. Il ne ressort pas des pièces du dossier ni de la motivation de la décision attaquée, ainsi qu'elle a été décrite au point précédent, que le préfet de la Haute-Vienne n'aurait pas procédé à l'examen particulier de la situation de M. B. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation doit être écarté.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut autoriser l'étranger qui justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays, à se maintenir provisoirement sur le territoire en l'assignant à résidence jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". Le requérant soutient qu'en se fondant sur les dispositions de l'article L. 761-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, plutôt que sur les dispositions de l'article L. 731-1, le préfet de la Haute-Vienne a méconnu le principe d'égalité protégé par l'article 6 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, ainsi que des propres écritures du requérant, qu'à la date de la décision attaquée, il n'existait pas de perspective raisonnable d'éloignement de l'intéressé, compte tenu de la suppression des vols vers l'Algérie du fait de l'épidémie de covid 19. Par suite, M. B qui n'était pas placé dans la même situation qu'un étranger dont l'éloignement demeurait une perspective raisonnable, ne peut utilement se prévaloir du principe d'égalité, ni d'ailleurs que sa présence sur le territoire ne constituerait pas une menace pour l'ordre public, et n'est pas fondé à soutenir que le préfet a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

7. En dernier lieu, si M. B soutient que le préfet de la Haute-Vienne aurait commis une erreur de fait en relevant qu'il aurait été interpellé le 6 janvier 2022 en situation irrégulière, il ne conteste pas sérieusement avoir fait l'objet, le 26 septembre 2019 et 25 août 2021, de deux obligations de quitter le territoire dans un délai de trente jours qu'il n'a pas exécuté. Le moyen ne peut dès lors qu'être écarté.

8. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 6 janvier 2022 par lequel le préfet de la Haute-Vienne l'a assigné à résidence pour une période de six mois, avec obligation de se présenter tous les lundis, mercredis et vendredis à 9h au commissariat de police, et lui a interdit de sortir de la commune de Limoges sauf autorisation expresse doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

D E C I D E :

Article 1er: La requête de M. C B est rejetée.

Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Préguimbeau et au préfet de la Haute-Vienne.

Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024 où siégeaient :

- M. Revel, président,

- M. Christophe, premier conseiller,

- M. Gazeyeff, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.

Le rapporteur,

D. GAZEYEFF

Le président,

FJ. REVEL

La greffière,

M. E

La République mande et ordonne

au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière,

M. E0 0jb

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions