mercredi 3 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2200026 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | GLUCKSTEIN FÉLIX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 janvier 2022, M. B C, représenté par Me Gluckstein, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 novembre 2021 par lequel la préfète de la Corrèze l'a assigné à résidence ;
2°) de constater la naissance d'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et de l'annuler ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Corrèze, à titre principal, de lui délivrer sans délai un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, à titre subsidiaire, de lui délivrer un récépissé autorisant son séjour durant l'instruction de sa demande de titre de séjour d'une durée de six mois renouvelable ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les décisions prises dans leur ensemble :
- sont insuffisamment motivées : une décision implicite de rejet est née quatre mois après sa demande de titre de séjour présentée le 31 mai 2021 ; l'arrêté d'assignation à résidence du 29 novembre 2021 ne précise pas en quoi il a été impossible depuis le début de son assignation le 2 juin 2021 de procéder à son expulsion ;
- sont entachées d'une erreur de droit puisque dès son interpellation ainsi qu'à l'occasion de sa demande de titre de séjour déposée le 31 mai 2021, il a mis les services de police ainsi que ceux de la préfecture en mesure de savoir qu'il était victime de la traite des êtres humains ;
- sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'à la suite de son dépôt de plainte le 18 mai 2021 et alors que l'enquête préliminaire est toujours en cours et n'a pas été classée, sa présence sur le territoire français est requise afin qu'il puisse témoigner dans le cadre du procès à venir.
La décision implicite portant refus de séjour :
- est entachée d'une erreur de droit dès lors que les dispositions de l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile faisaient obligation à l'administration de lui délivrer de plein droit un titre de séjour à la suite de son dépôt de plainte pour traite des êtres humains.
La décision portant assignation à résidence :
- a été prise par une autorité incompétente ;
- est entachée d'une erreur de fait en ce qu'il est inexact que les communications aériennes avec le Maroc étaient interrompues entre le 2 juin et le 29 novembre 2021.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2022, le préfet de la Corrèze conclut au rejet de la requête comme non fondée.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 janvier 2022.
Par un mémoire, enregistré le 13 juin 2024, M. C, déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Christophe a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant marocain né en 1979, est entré pour la dernière fois en France le 19 janvier 2019, muni d'un titre de séjour de travailleur saisonnier valable du 22 février 2016 au 21 février 2019. Par un arrêté du 28 juillet 2020, le préfet de la Corrèze lui a refusé le séjour, lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a fixé le pays de renvoi. Une première assignation à résidence lui a été notifiée le 26 mars 2021 pour quarante-cinq jours, renouvelée le 1er juin 2021 pour une période de six mois. Le 31 mai 2021, M. C a sollicité son admission au séjour en raison de la traite d'être humain dont il se dit victime et pour laquelle il a déposé plainte le 18 mai 2021. Par un arrêté du 29 novembre 2021 dont il demande l'annulation, le préfet de la Corrèze l'a assigné à résidence pour une nouvelle période de quarante-cinq jours. Le requérant demande également l'annulation de la décision implicite de refus née de l'absence de réponse à sa demande de titre de séjour du 31 mai 2021.
2. Par un mémoire du 10 mars 2022, M. C a informé le tribunal qu'il était désormais titulaire d'un titre de séjour et a déclaré se désister de sa requête. Le désistement de M. C est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er: Il est donné acte du désistement de la requête de M. C.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. B D et au préfet de la Corrèze.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2024 où siégeaient :
- M. Artus, président,
- M. Christophe, premier conseiller,
- Mme Chambellant, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2024.
Le rapporteur,
F. CHRISTOPHE
Le président,
D. ARTUS
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne
au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la Greffière en Chef,
La Greffière,
M. A
lg
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026