jeudi 18 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2200073 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE A SLIMANI |
| Avocat requérant | MOUTOUSSAMY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 janvier 2022, Mme B C, représentée par Me Moutoussamy, demande au tribunal :
1°) de condamner le département de la Corrèze à lui verser la somme de 7 309,16 euros au titre d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) illégalement mis à sa charge ;
2°) de condamner le département de la Corrèze à lui verser le RSA à compter du mois de juillet 2012 ;
3°) de condamner le département de la Corrèze à lui verser la somme de 500 000 euros au titre du préjudice résultant du traitement fautif de son dossier social ;
4°) d'enjoindre au département de la Corrèze de liquider ses droits au revenu de solidarité active depuis le mois de juillet 2014 et de lui verser ce revenu dû, de lui notifier les nouvelles bases de liquidation de 2012 à 2022 et de rétablir ses droits au revenu de solidarité active de juillet 2012 à juin 2014, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge du département de la Corrèze la somme de 3 000 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la caisse d'allocations familiales a estimé à tort qu'elle s'était livrée à des manœuvres frauduleuses en déclarant une séparation fictive avec son compagnon ;
- la caisse a méconnu le principe d'égalité devant le service public en lui refusant ses droits au revenu de solidarité active ;
- la gestion fautive du traitement de son dossier social a entrainé, de manière directe, de nombreux préjudices qu'elle estime à 500 000 euros au titre de ses préjudices financier et moral et à 7 309,16 euros au titre du revenu de solidarité active dû.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 novembre 2023 et 1er février 2024, le département de la Corrèze conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable pour tardiveté ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.
Mme C n'a pas été admise à l'aide juridictionnelle par une décision du 12 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Ahmed Slimani, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
M. D a présenté son rapport au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ou représentée et à l'issue de laquelle a été prononcée la clôture d'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C demande, d'une part, de condamner le département de la Corrèze à lui verser la somme de 7 309,16 euros au titre d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) illégalement mis à sa charge et, d'autre part, de condamner le département à lui verser la somme de 500 000 euros au titre du préjudice résultant du traitement fautif de son dossier social.
Sur la fin de non-recevoir opposée par le département de la Corrèze :
2. Il résulte du principe de sécurité juridique que le destinataire d'une décision administrative individuelle qui a reçu notification de cette décision ou en a eu connaissance dans des conditions telles que le délai de recours contentieux ne lui est pas opposable doit, s'il entend obtenir l'annulation ou la réformation de cette décision, saisir le juge dans un délai raisonnable, qui ne saurait, en règle générale et sauf circonstances particulières, excéder un an. Toutefois, cette règle ne trouve pas à s'appliquer aux recours tendant à la mise en jeu de la responsabilité d'une personne publique qui, s'ils doivent être précédés d'une réclamation auprès de l'administration, ne tendent pas à l'annulation ou à la réformation de la décision rejetant tout ou partie de cette réclamation mais à la condamnation de la personne publique à réparer les préjudices qui lui sont imputés. La prise en compte de la sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause indéfiniment des situations consolidées par l'effet du temps, est alors assurée par les règles de prescription prévues par la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics ou, en ce qui concerne la réparation des dommages corporels, par l'article L. 1142-28 du code de la santé publique.
3. Le département de la Corrèze soutient que le recours de la requérante est tardif dès lors que la décision implicite de rejet, née du silence gardé par l'administration pendant deux mois sur la demande préalable indemnitaire de l'intéressée formée le 28 juillet 2020, ne pouvait être contestée que le 29 septembre 2020, au plus tard. Il résulte toutefois de ce qui a été dit au point précédent que le délai de recours contentieux de deux mois, prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative, n'est pas opposable en l'espèce, le recours indemnitaire de la requérante étant seulement soumis aux règles de prescription quadriennale prévues par la loi du 31 décembre 1968. Par suite, la fin de non-recevoir opposée par le département de la Corrèze doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
En ce qui concerne la responsabilité pour faute :
4. La responsabilité d'une personne publique ne peut être engagée sur le fondement de la faute que si se trouvent réunies les conditions auxquelles la reconnaissance de cette responsabilité est subordonnée, à savoir l'existence d'un préjudice, celle d'une faute et celle d'un lien de cause à effet direct et certain entre cette faute et le préjudice allégué.
5. Il résulte de l'instruction que Mme C a déclaré à la caisse d'allocations familiales (Caf) de la Corrèze, en août 2011, s'être séparée de son concubin, M. E, père de son fils A né en 1997, et a bénéficié du revenu de solidarité active en qualité de personne isolée. Par un jugement correctionnel du 29 mai 2012, M. E a été reconnu coupable de faits de violence sur la personne de Mme C ainsi que d'appels téléphoniques malveillants réitérés, au cours de la période d'août 2011 à janvier 2012, et a été placé sous le régime de la mise à l'épreuve pendant deux ans, avec l'obligation de s'abstenir d'entrer en relation avec la victime de l'infraction. A la suite d'un contrôle mené à l'automne 2013, la Caf a toutefois estimé que Mme C avait repris une vie de couple avec M. E à partir de septembre 2012 et, compte tenu de leurs ressources, a mis fin à son droit au revenu de solidarité active par une décision du 26 juillet 2014.
6. L'intéressée a formé un recours administratif par courrier du 29 septembre 2014. Par une décision du 3 novembre 2014, le président du conseil général de la Corrèze a rejeté ce recours et a confirmé sa radiation du dispositif du revenu de solidarité active. Par un jugement du 2 novembre 2017, le magistrat désigné du tribunal a rejeté la requête de Mme C. Toutefois, par décision du 7 février 2019, le Conseil d'Etat a annulé ce jugement et renvoyé l'affaire devant le tribunal. Par un jugement du 12 mars 2020, devenu définitif, le magistrat désigné du tribunal a annulé la décision du 3 novembre 2014 du président du conseil général de la Corrèze, qui s'est substituée à la décision de la Caf de la Corrèze du 26 juillet 2014, et a renvoyé l'intéressée devant le président du conseil départemental de la Corrèze pour la détermination de ses droits au revenu de solidarité active à compter du 26 juillet 2014, dès lors qu'au regard à la situation particulière de Mme C, les éléments ainsi relevés ne pouvaient suffire à caractériser la poursuite d'une vie de couple stable et continue avec M. E et donc l'existence d'un foyer avec ce dernier au sens des dispositions du code de l'action sociale et des familles au cours de la période à prendre en considération pour apprécier son droit au revenu de solidarité active. Ainsi, les revenus et les indemnités versés par Pôle emploi à M. E ne pouvaient être intégrés au titre des ressources de la requérante dans le calcul de ses droits au bénéfice du revenu de solidarité active pour la période en litige.
7. Dans ces conditions, l'intéressée est fondée à soutenir que la gestion de son dossier, ayant conduit à la fin à son droit au revenu de solidarité active par le département de la Corrèze est constitutive d'une faute alors que, par ailleurs, le département n'apporte aucun élément permettant de l'exonérer des fautes de gestion commises dans ce dossier, étant précisé qu'il ne résulte pas de l'instruction que la fin au droit du RSA provient d'une erreur qu'aurait commise la bénéficiaire.
En ce qui concerne les préjudices :
8. En premier lieu, si l'intéressée soutient que la faute qui a été commise par le département a altéré sa santé, elle ne produit à l'instance aucun certificat médical en attestant.
9. En deuxième lieu, si Mme C soutient avoir subi un préjudice résultant de l'atteinte à sa réputation en raison d'une dénonciation abusive de l'administration auprès du parquet et de la procédure subie devant la gendarmerie, elle n'apporte aucun élément circonstancié permettant d'établir son préjudice, à la fois dans son principe et dans son montant.
10. En troisième lieu, si l'intéressée soutient qu'elle n'a pas pu bénéficier de la couverture maladie universelle, elle ne l'établit pas.
11. En quatrième lieu, si Mme C indique qu'elle est sans domicile fixe et a fait l'objet d'un rappel à la loi le 3 novembre 2014 pour soustraction frauduleuse d'énergie, les préjudices moraux et financiers qu'elle invoque à ce titre ne sont pas en lien direct et certain avec la faute commise par l'administration et retenue au point 7 de ce jugement.
12. En cinquième lieu, si Mme C demande le reversement de l'indu de RSA d'un montant de 7 309,16 euros mis à sa charge pour la période de juin 2012 à juin 2014, il résulte de l'instruction et notamment du jugement du tribunal du 20 décembre 2016, n° 1402135, devenu définitif, que l'administration a pu ainsi à bon droit mettre à la charge de la requérante cette somme pour la période précitée.
13. En sixième lieu, si la requérante soutient que son projet de vie a été altéré faute de ressources, ce poste de préjudice n'est pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
14. En septième lieu, il n'est pas contesté que l'intéressée aurait eu droit à l'aide exceptionnelle de fin d'année versée aux bénéficiaires du revenu de solidarité active entre 2014 et 2019, excepté pour les années 2015 et 2016, lesquelles ont fait l'objet d'un tel versement. Par suite, il sera fait une exacte appréciation de l'indemnisation due par le département à ce titre en la fixant à la somme de (152,45 euros x 4 années) 609,80 euros.
15. En huitième lieu, il résulte de l'instruction que Mme C a perçu le RSA de janvier à septembre 2014, de janvier 2015 à juin 2017. Aussi, le département devra verser à l'intéressée ce revenu pour la période d'octobre à décembre 2014, revenu qui n'est en l'espèce pas frappé de prescription. Toutefois, l'état de l'instruction ne permet pas de déterminer avec précision le montant du RSA pour cette dernière période. Mme C sera renvoyée devant le département de la Corrèze à cette fin. Par ailleurs, le département fait valoir, sans être sérieusement contesté, que de juillet 2017 à mars 2021, l'intéressée a bénéficié de l'allocation aux adultes handicapés qui par son montant n'était pas cumulable avec le RSA et que ce n'est qu'à compter du 23 février 2023 que l'intéressée a complété une nouvelle demande de RSA qui lui a été versé à partir de février 2023.
16. En neuvième lieu, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral de Mme C en lui allouant la somme de 2 000 euros.
17. En dixième et dernier lieu, Mme C qui invoque un trouble dans ses conditions d'existence, a été placée dans une situation matérielle précaire pendant plusieurs années dont il sera fait une juste appréciation en lui allouant la somme de 3 000 euros.
18. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C est fondée à demander la condamnation du département de la Corrèze, au titre des préjudices subis du fait de la gestion fautive de son dossier ayant conduit à la fin à son droit au revenu de solidarité active, à lui verser la somme totale 5 609,80 euros.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
19. Lorsque le juge administratif statue sur un recours indemnitaire tendant à la réparation d'un préjudice imputable à un comportement fautif d'une personne publique et qu'il constate que ce comportement et ce préjudice perdurent à la date à laquelle il se prononce, il peut, en vertu de ses pouvoirs de pleine juridiction et lorsqu'il est saisi de conclusions en ce sens, enjoindre à la personne publique en cause de mettre fin à ce comportement ou d'en pallier les effets.
20. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit au point 11, le reversement de l'indu de RSA d'un montant de 7 309,16 euros mis à la charge de Mme C pour la période de juin 2012 à juin 2014, l'a été à bon droit pour cette période. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que le département de la Corrèze a, le 7 mai 2020, versé la somme 2 219,87 euros à la requérante concernant ses droits au RSA au titre des mois de juillet, août et septembre 2014. Par suite, ces conclusions à fin d'injonction sur ce point doivent être rejetées.
21. En deuxième lieu, le présent jugement implique nécessairement, comme l'a d'ailleurs déjà indiqué le jugement n° 1900351 du 12 mars 2020 du tribunal, et vu le point 15 du présent jugement, qu'il soit procédé à un nouveau calcul des droits de Mme C. En l'absence d'éléments suffisants pour apprécier les droits de la requérante, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de renvoyer au président du conseil départemental de la Corrèze la détermination des droits de Mme C au titre du revenu de solidarité active pour la période d'octobre à décembre 2014 et le versement des sommes correspondantes, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
22. Enfin, Mme C demande au tribunal, en complément de ses conclusions indemnitaires, d'enjoindre au département de la Corrèze de lui notifier les nouvelles bases de liquidation de son RSA de 2012 à 2022. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit précédemment que les différents préjudices financiers et moraux ont pour origine la gestion fautive par l'administration de son dossier ayant conduit à la fin à son droit au revenu de solidarité active. Dans ces conditions, en l'absence de tout préjudice spécifique causé par le défaut de communication de ces nouvelles bases de liquidation, alors qu'au demeurant il est loisible à la requérante de demander directement au département la transmission de ces nouvelles bases, les conclusions présentées par cette dernière à fin d'injonction doivent être rejetées comme infondées.
Sur les frais liés au litige :
23. Mme C n'a pas été admise à l'aide juridictionnelle par une décision du 12 novembre 2021 du bureau d'aide juridictionnelle compétent. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions qui ont été présentées par son conseil uniquement sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Le département de la Corrèze est condamné à verser à Mme C la somme de 5 609,80 euros (cinq mille six cent neuf euros et quatre-vingt centimes) au titre de ses différents préjudices.
Article 2 : Mme C est renvoyée devant le président du conseil départemental de la Corrèze pour la détermination de ses droits au revenu de solidarité active pour la période d'octobre à décembre 2014.
Article 3 : Il est enjoint au président du conseil départemental de la Corrèze d'exécuter l'article 2 du présent jugement dans le délai de deux mois à compter de sa notification sous astreinte de 50 (cinquante) euros par jour de retard.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme C est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, à Me Moutoussamy et au département de la Corrèze.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 avril 2024.
Le magistrat désigné,
A. D
La greffière en chef,
A. BLANCHON
La République mande et ordonne
au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La Greffière en Chef
A. BLANCHON
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026