jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2200377 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | KARAKUS-GURSAL HANIFE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et une pièce, enregistrés les 18 mars, 30 juin 2022 et 4 juin 2024, M. A C, représenté par Me Roux, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 26 avril 2022, intervenue en cours d'instance, par laquelle la préfète de la Haute-Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " parent d'enfant français " ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la Haute-Vienne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour l'autorisant à travailler, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de vingt jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 435,20 euros, à verser à son conseil, en application des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 et sous réserve qu'elle renonce à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- cette décision est entachée par un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été méconnues ;
- la décision en cause qui est entachée par une erreur manifeste d'appréciation, méconnait les stipulations de l'article 23 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 19 décembre 1966, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions du préambule de la Constitution de 1946 et de l'article 55 de la Constitution qui garantissent le droit à une vie privée et familiale normale ;
- les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ont également été violées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mai 2022, la préfète de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par l'intéressé ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 4 juin 2024, le requérant informe le tribunal de ce qu'il a obtenu le titre de séjour sollicité.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
M. Artus a présenté son rapport au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ou représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant azerbaïdjanais né en 1997, est entré irrégulièrement en France le 10 mars 2016 selon ses dires. Le 25 avril suivant, il a sollicité, sous un alias, l'asile. Par une décision du 15 mai 2017, sa demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Cette décision a été confirmée le 23 octobre 2017 par la Cour nationale du droit d'asile. Le 8 décembre 2017, le préfet de la Dordogne a pris à son encontre un arrêté portant retrait de son attestation de demande d'asile, l'a obligé à quitter sans délai le territoire français et l'a assigné à résidence. Toutefois, l'intéressé n'a pas respecté cette assignation et s'est maintenu irrégulièrement en France. Le 26 janvier 2021, M. C a sollicité la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " parent d'enfant français ". Par une décision du 29 octobre 2021, la préfète de la Haute-Vienne a rejeté sa demande. Le 23 décembre 2021, l'intéressé a formé un recours gracieux. Par une décision du 26 avril 2022, intervenue en cours d'instance, la préfète a confirmé son rejet initial. M. C demande l'annulation de cette décision.
2. Le requérant a toutefois versé au dossier, par le mémoire de production susvisé du 4 juin 2024, la copie de la carte de séjour temporaire " vie privée et familiale " qui lui a été délivrée le 24 août 2023. Il n'y a plus lieu, dans les circonstances de l'espèce, de statuer sur sa requête. Dans les circonstances de l'espèce, ses conclusions présentées au titre des frais exposés et non compris dans les dépens doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er :Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. C.
Article 2 : Les conclusions présentées dans la requête et tendant au remboursement de frais exposés et non compris dans les dépens sont rejetées.
Article 3: Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Roux et au préfet de la Haute-Vienne.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Artus, président-rapporteur,
Mme Siquier, première conseillère,
Mme Gaullier-Chatagner, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.
Le président,
D. ARTUS
Le premier assesseur,
H. SIQUIER
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la greffière en chef,
La greffière
M. Bcg
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026