mardi 4 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2200656 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS CHARTIER PREVOST -PLAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 10 mai 2022, 14 mai 2024 et 17 mai 2024, M. C A, représenté par Me Plas, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 11 mars 2022 par laquelle le directeur délégué du centre hospitalier de Saint-Vaury a prononcé sa " réintégration " à temps plein dans les effectifs de l'établissement à compter du 1er août 2022 ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Bourganeuf de procéder à sa réintégration à mi-temps ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Saint-Vaury une somme de 2 500 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision du 11 mars 2022 du directeur délégué du centre hospitalier de Saint-Vaury est entachée d'un défaut de base légale en raison de l'illégalité de la décision du 14 février 2022 par laquelle la directrice déléguée du centre hospitalier de Bourganeuf a résilié la convention d'activité partagée en vertu de laquelle il exerçait son activité de pharmacien des hôpitaux à temps plein à hauteur de 50 % à Saint-Vaury et à hauteur de 50 % à Bourganeuf ; cette convention, qui a été conclue sur le fondement de l'arrêté du 14 mars 2017 et non de l'article R. 6152-50 du code de la santé publique, et qui était en vigueur au moins jusqu'au 1er mars 2024, ne pouvait être résiliée sans que son accord ait préalablement été sollicité ; en outre, cette décision du 14 février 2022 est " prématurée et irrégulière et entachée d'erreur d'appréciation et de droit " ;
- il subit un préjudice moral, mais surtout un préjudice financier importants, avec une perte d'au moins 40 000 euros sur deux ans.
Par un mémoire en défense enregistré les 24 février et 31 mai 2023, le centre hospitalier La Valette à Saint-Vaury, représenté par Me Mons-Bariaud, conclut au rejet de la requête comme non-fondée et demande qu'il soit mis à la charge de M. A une somme de 1 500 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de ce qu'en raison de la décision du 14 février 2022 de la directrice déléguée du centre hospitalier de Bourganeuf, dont l'annulation n'a pas été demandée, le directeur délégué du centre hospitalier de Saint-Vaury, qui était tenu de placer M. A en situation régulière, était en situation de compétence liée pour procéder à la " réintégration " à temps plein de l'intéressé, de sorte que les moyens soulevés à l'encontre de la décision du 11 mars 2022 de ce directeur délégué sont inopérants et doivent être écartés.
M. A a présenté ses observations sur ce moyen relevé d'office par un mémoire enregistré le 17 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le décret n° 2017-326 du 14 mars 2017 ;
- l'arrêté du 17 octobre 2001 relatif à l'activité exercée dans plusieurs établissements par différentes catégories de personnels médicaux, odontologiques et pharmaceutiques et précisant, d'une part, les conditions d'application de cette disposition, d'autre part, le montant et les conditions d'attribution, à certains de ces praticiens, médecins, odontologistes ou pharmaciens, de l'indemnité prévue pour l'exercice de cette activité ;
- l'arrêté du 30 avril 2003 relatif à l'organisation et à l'indemnisation de la continuité des soins et de la permanence pharmaceutique dans les établissements publics de santé et dans les établissements publics d'hébergement pour personnes âgées dépendantes ;
- l'arrêté du 14 mars 2017 relatif à la prime d'exercice territorial des personnels médicaux, odontologiques et pharmaceutiques ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Boschet,
- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,
- les observations de Me Plas, pour M. A,
- et les observations de Me Mons-Bariaud, pour le centre hospitalier de Saint-Vaury.
Considérant ce qui suit :
1. Par une première convention d'activité partagée conclue le 22 janvier 1990 pour une année puis pour des périodes de trois années renouvelables, le centre hospitalier de Saint-Vaury et le centre hospitalier de Bourganeuf ont créé un poste commun de pharmacien-praticien hospitalier à temps plein dont les obligations de service ont été partagées à hauteur de 50 % pour chacun de ces deux établissements. Deux conventions analogues relatives à l'exercice partagé de cette même activité partagée de pharmacien-praticien hospitalier à temps plein ont été conclues entre ces centres hospitaliers les 10 décembre 1997 et 20 janvier 2012 pour une durée de trois années renouvelable par tacite reconduction avec possibilité de dénonciation par l'une des parties " à l'échéance de chacune des périodes de trois années avec un préavis d'un an ". Cette dernière convention du 20 janvier 2012, conclue à la suite d'un accord de M. A, pharmacien des hôpitaux qui exerçait alors cette activité partagée, a produit ses effets à compter du 1er mars 2012. Par un courrier du 14 février 2022, la directrice déléguée du centre hospitalier de Bourganeuf a informé le directeur du centre hospitalier de Saint-Vaury de sa décision de " dénoncer la convention de mise à disposition du 20 janvier 2012 ", qui avait jusqu'alors été tacitement renouvelée. En conséquence de cette résiliation, le directeur délégué du centre hospitalier de Saint-Vaury, par une décision du 11 mars 2022, a prononcé la " réintégration " de M. A à temps plein dans les effectifs de l'établissement à compter du 1er août 2022. Par cette requête, M. A demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. Selon l'article L. 6134-1 du code de la santé publique : " Dans le cadre des missions qui leur sont imparties et dans les conditions définies par voie réglementaire, les établissements publics de santé () peuvent participer à des actions de coopération () avec des personnes de droit public et privé. Pour la poursuite de ces actions, ils peuvent signer des conventions () ". Aux termes de l'article L. 6134-2 de ce code : " Sont déterminées par décret en Conseil d'Etat les mesures réglementaires prévues au premier alinéa de l'article L. 6134-1, et, en tant que de besoin, les modalités d'application des autres dispositions de cet article ". Selon l'article R. 6152-4 du même code, dans sa version en vigueur au 20 janvier 2012 : " () Les praticiens hospitaliers peuvent également exercer leur activité dans plusieurs établissements pour favoriser () les actions de coopération mentionnées à l'article L. 6134-1. / Une convention passée à cet effet entre les établissements () détermine les modalités de répartition de l'activité des praticiens entre ces établissements et la fraction des émoluments prévus à l'article R. 6152-23 et des charges annexes qui est supportée par chacun d'entre eux. / Les conditions d'application du présent article sont précisées par arrêté du ministre chargé de la santé ". Aux termes du même article, dans sa version modifiée par le décret n° 2017-326 du 14 mars 2017, et en vigueur au 1er mars 2021, date de la dernière reconduction de la convention du 20 janvier 2012 : " () Les praticiens hospitaliers peuvent également exercer leur activité dans plusieurs établissements () pour favoriser () les actions de coopération mentionnées à l'article L. 6134-1. / Avec l'accord du praticien concerné, () une convention est passée à cet effet entre les établissements. Elle détermine les modalités de répartition de l'activité des praticiens entre ces établissements ainsi que la fraction des émoluments, indemnités et allocations prévus à l'article R. 6152-23 et des charges annexes qui est supportée par chacun d'entre eux. / Les conditions d'application du présent article sont précisées par arrêté du ministre chargé de la santé ". Aux termes de l'article R. 6152-50 du même code : " Les praticiens hospitaliers en position d'activité dans un établissement public de santé peuvent () être mis à disposition () d'un établissement mentionné à l'article R. 6152-1 (). / La mise à disposition est prononcée par le directeur de l'établissement public de santé d'affectation, après signature d'une convention passée entre l'établissement public de santé d'affectation et l'établissement ou l'organisme d'accueil (). Une copie de la décision est adressée au directeur général du Centre national de gestion et au directeur général de l'agence régionale de santé. / Cette convention précise notamment la durée de la mise à disposition, sous réserve, pour la mise à disposition auprès d'un établissement public de santé, des dispositions prévues au dernier alinéa du présent article, ainsi que les conditions d'emploi et de retour dans l'établissement public de santé d'origine. / Elle prévoit le remboursement de la rémunération et des charges y afférant par l'établissement ou l'organisme d'accueil. () / La convention de mise à disposition auprès d'un établissement mentionné à l'article R. 6152-1 est conclue pour une durée de six mois, renouvelable une fois pour la même durée. Au terme de la mise à disposition, le praticien doit reprendre son affectation initiale ou faire l'objet, dans le cadre d'une mutation, d'une nomination dans l'établissement de mise à disposition ".
3. Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 17 octobre 2001 susvisé, et abrogé à compter du 1er juillet 2017 par l'arrêté du 14 mars 2017 : " La présente section précise les conditions dans lesquelles les praticiens, médecins, odontologistes ou pharmaciens peuvent exercer leurs fonctions dans plusieurs établissements au titre des dispositions des articles R. 6152-4 () du code de la santé publique ". Selon l'article 2 de cet arrêté, abrogé au 1er juillet 2017 : " Une convention est établie entre les directeurs des établissements concernés. Elle est renouvelée annuellement par tacite reconduction. () / Sans préjudice des dispositions qui précèdent, la convention peut être dénoncée par l'un des contractants deux mois au moins avant chaque terme annuel ". Selon l'article 3 de cet arrêté, abrogé au 1er juillet 2017 : " Le praticien, médecin, odontologiste ou pharmacien, dont l'activité hospitalière fait l'objet d'une répartition entre au moins deux établissements publics de santé ayant passé convention à cet effet relève d'un seul établissement public de santé, dénommé établissement de rattachement, pour sa nomination ou son recrutement et pour le suivi de sa carrière ". Aux termes de l'article 4 de ce même arrêté, abrogé au 1er juillet 2017 : " Les conventions établies au titre de la présente section déterminent, outre la répartition de l'activité hospitalière du praticien concerné : / a) Les conditions dans lesquelles les tableaux de service sont élaborés conjointement par les établissements contractants, notamment pour la mise en place du repos quotidien, ainsi que les conditions de ses remplacements éventuels durant ses congés ou absences occasionnelles ; / b) Les modalités de reversement à l'établissement de rattachement du praticien du montant des émoluments, indemnités et charges sociales afférents à l'activité dans l'autre ou les autres établissements ; / c) Les charges réciproques des établissements consécutives aux absences éventuelles du praticien ; / d) La participation des établissements contractants aux frais de déplacement exposés par le praticien pour accomplir ses obligations de service ".
4. Aux termes de l'article 2 de l'arrêté du 14 mars 2017 susvisé, dans sa version en vigueur au 1er mars 2021, date de la dernière reconduction de la convention du 20 janvier 2012 : " Dans les conditions prévues par les articles R. 6152-4 () du code de la santé publique () les praticiens hospitaliers temps plein () peuvent exercer leur activité sur plusieurs sites ou établissements. / () Avec l'accord du praticien, une convention est établie par le directeur de l'établissement où le praticien est nommé ou recruté. La convention prévoit les conditions dans lesquelles l'activité du praticien entre les établissements est organisée. / Cette convention est signée par les directeurs des établissements et par le praticien à qui une copie est transmise. () ". Selon l'article 3 de cet arrêté, dans sa version en vigueur au 1er mars 2021 : " Les conventions mentionnées à l'article 2 déterminent notamment : / - la nature et les objectifs de l'activité concernée ; / - le nombre de demi-journées dévolues à l'activité, sa fréquence ainsi que son intégration dans la maquette d'organisation des activités médicales du service d'accueil ; / - le nombre de sites d'exercice et les distances entre ces derniers ; / - les conditions et délais minimum de résiliation ; / - les dispositions relatives à la compensation entre les établissements du temps de travail médical consacré à l'activité partagée ; / - les modalités de prise en charge des frais de déplacement. / () L'activité réalisée ce cadre est explicitement mentionnée dans le tableau de service du praticien dans l'établissement où est nommé ou recruté le praticien afin d'attester de l'éligibilité aux conditions d'octroi et de calcul de la prime d'exercice territorial ". Aux termes de l'article 4 de cet arrêté : " La prime est versée mensuellement au praticien par l'établissement où il est nommé ou recruté, conformément à la convention établie en application de l'article 3 du présent arrêté ". L'article 5 de cet arrêté prévoit que : " () / Pour être éligible à la prime, l'activité partagée du praticien est réalisée sur un site distant de 20 km au moins de son site principal d'exercice. La distance à prendre en considération est la distance la plus courte par voie routière entre les deux sites d'exercice ".
5. Contrairement à ce qui est soutenu par le centre hospitalier de Saint-Vaury en défense, la convention d'activité partagée conclue le 20 janvier 2012, qui s'inscrit dans la continuité de l'application pendant plusieurs années de conventions ayant un objet analogue, ne peut pas être regardée comme relevant d'une mise à disposition d'un praticien hospitalier en vertu de l'article R. 6152-50 du code de la santé publique, laquelle, notamment, ne peut être prononcée au bénéfice d'un établissement public de santé que pour une durée de six mois renouvelable une fois pour une même durée et nécessite, après la signature d'une convention de mise à disposition, l'intervention d'une décision actant cette mise à disposition prise par le directeur de l'établissement public de santé d'affectation, adressée aux directeurs généraux du centre national de gestion et de l'agence régionale de santé, dont le centre hospitalier défendeur n'établit ni même n'allègue de l'existence. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date de sa conclusion, cette convention, qui déterminait la répartition de l'activité hospitalière du pharmacien des hôpitaux, les conditions d'élaboration des tableaux de service, les conditions de remplacement éventuel en cas de congé ou d'absence, les modalités de reversement à l'établissement de rattachement du praticien des émoluments, charges sociales et indemnités afférentes à l'activité dans l'autre établissement et la participation des deux établissements aux frais de déplacement susceptibles d'être exposés par le praticien, ne pouvait qu'être regardée comme une convention en vue de favoriser les actions de coopération conclue sur le fondement de l'article R. 6152-4 du code de la santé publique, et alors régie plus précisément par les dispositions de l'arrêté du 17 octobre 2001, lesquelles permettaient, comme cela a été fait, des renouvellements tacites sans nombre limité de reconduction. D'ailleurs, cette convention visait expressément " les articles L. 6134-1 et L. 6134-2 du code de la santé publique relatifs aux contrats de coopération " ainsi que l'arrêté du 17 octobre 2001 susvisé, et prévoyait, à son article 2, que " conformément à l'article 3 de [cet] arrêté (), le pharmacien relève d'un seul établissement de rattachement ", en l'occurrence le centre hospitalier de Saint-Vaury.
6. En l'absence de dispositions transitoires ou de motifs d'intérêt général suffisants liés à un impératif d'ordre public justifiant d'appliquer aux conventions en cours d'exécution les dispositions de l'arrêté du 14 mars 2017, qui ont abrogé celles de l'arrêté du 17 octobre 2001 à compter du 1er juillet 2017, les nouveaux contrats nés de la tacite reconduction de la convention du 20 janvier 2012 et qui ont commencé à produire leurs effets à compter du 1er mars 2018 puis du 1er mars 2021 doivent être regardés, comme le soutient M. A, comme régis par les dispositions de l'arrêté du 14 mars 2017. A cet égard, il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 8 octobre 2020, le directeur adjoint du centre hospitalier de Saint-Vaury, reconnaissant ainsi nécessairement que le requérant exerçait son activité partagée de pharmacien des hôpitaux selon une convention régie par ces dispositions de l'arrêté du 14 mars 2017, a indiqué au requérant qu'il était éligible à compter du 1er janvier 2020 à la prime d'exercice territorial instituée par cet arrêté. Dans ces conditions, M. A est fondé à faire valoir qu'à la date de la décision du 14 février 2022 par laquelle la directrice déléguée du centre hospitalier de Bourganeuf a " dénoncé la convention () du 20 janvier 2012 ", l'intéressé exerçait son activité partagée de pharmacien des hôpitaux en vertu d'une convention conclue en application de l'arrêté du 14 mars 2017 et non de l'article R. 6152-50 du code de la santé publique.
7. Si, par sa décision du 14 février 2022, la directrice déléguée du centre hospitalier de Bourganeuf a dénoncé la convention d'activité partagée de manière " prématurée et irrégulière " dans la mesure où celle-ci ne pouvait selon ses propres stipulations être dénoncée par l'une des parties qu'" à l'échéance de chacune des périodes de trois années avec un préavis d'un an " et qu'il n'est fait état d'aucun motif d'intérêt général de nature à justifier une résiliation unilatérale avant la dernière échéance qui était normalement prévue le 29 février 2024, le directeur délégué du centre hospitalier de Saint-Vaury, qui était cependant tenu de placer le requérant dans une situation régulière, était, en raison de la décision prise le 14 février 2022 par la directrice déléguée du centre hospitalier de Bourganeuf dont l'annulation n'a pas été demandée, placé en situation de compétence liée pour procéder à la " réintégration " à temps plein de l'intéressé. Dans ces conditions, les moyens soulevés par M. A à l'encontre de la décision du 11 mars 2022 par laquelle le directeur délégué du centre hospitalier de Saint-Vaury a prononcé sa " réintégration " à temps plein dans les effectifs de l'établissement sont inopérants et ne peuvent qu'être écartés.
8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 11 mars 2022 du directeur délégué du centre hospitalier de Saint-Vaury ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
9. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions des parties tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier de Saint-Vaury sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au centre hospitalier de Saint-Vaury.
Délibéré après l'audience du 21 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Artus, président,
M. Martha, premier conseiller,
M. Boschet, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juin 2024.
Le rapporteur,
J.B. BOSCHET
Le président,
D. ARTUSLa greffière,
M. B
La République mande et ordonne
à la préfète de la Creuse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour Le Greffier en Chef
La greffière,
M. B
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026