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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2200760

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2200760

lundi 21 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2200760
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 juin 2022, M. A B doit être regardé comme demandant l'annulation de la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable obligatoire en date du 1er mars 2022 portant contestation de la décision du 17 décembre 2021 par laquelle la directrice générale de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH) lui a partiellement retiré la prime de rénovation énergétique qu'il avait obtenu par une décision du 1er juillet 2021.

Il soutient que son installation est bien conforme.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 août 2023, l'Agence nationale de l'habitat conclut au rejet de la requête.

Elle soutient, à titre principal, que la requête est irrecevable dès lors que le recours administratif préalable obligatoire a été formé au-delà du délai de recours contentieux rendant ainsi la requête tardive et, à titre subsidiaire, qu'elle est mal fondée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; ".

2. Aux termes de l'article 9 décret du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique : " L'introduction d'un recours afférent aux décisions relatives à la prime de transition énergétique est subordonnée à l'exercice préalable d'un recours administratif par le bénéficiaire auprès du directeur général de l'Agence nationale de l'habitat. / Ce recours administratif est régi par les dispositions des chapitres Ier et II du titre Ier du livre IV du code des relations entre le public et l'administration. ".

3. Aux termes de l'article L. 412-3 du code des relations entre le public et l'administration : " La décision soumise à recours administratif préalable obligatoire est notifiée avec l'indication de cette obligation ainsi que des voies et délais selon lesquels ce recours peut être exercé. () ". Aux termes de l'article L. 411-2 du même code, applicable aux recours administratifs préalables obligatoires en application de l'article L. 412-2 du même code : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai. () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que la décision de retrait partiel de prime énergétique de l'ANAH du 17 décembre 2021 a été notifiée par voie postale à M. B le 23 décembre 2021 et qu'elle comportait la mention des voies et délais de recours applicables, notamment l'exigence d'un recours administratif préalable obligatoire à exercer dans un délai de deux mois. Or, ainsi que l'a relevé l'ANAH en défense, M. B n'a présenté un recours administratif préalable obligatoire contre cette décision que le 1er mars 2022, soit après l'expiration du délai de deux mois fixé par l'article 9 du décret du 14 janvier 2020 susvisé. Ce recours n'ayant pas pu proroger le délai de recours contentieux, M. B n'est par conséquent pas recevable à contester la décision de l'ANAH rejetant son recours administratif préalable obligatoire contre la décision rejetant sa demande de prime de transition énergétique.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat.

Fait à Limoges, le 21 octobre 2024.

Le vice-président,

FJ. REVEL

La République mande et ordonne

au ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour la Greffière en Chef,

La Greffière,

M. GUICHON

jb

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