jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2200930 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS CHARTIER PREVOST -PLAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 juillet 2022, Mme D B et M. E C demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 9 mars 2022 par lequel la maire de la commune de Maillet a autorisé ce dernier à utiliser son véhicule personnel pour les besoins du service prévus dans son ordre de mission permanent du même jour.
Ils soutiennent que :
- M. C n'a pas été informé de la totalité de ses droits par rapport à l'arrêté du 9 mars 2022, notamment par un entretien préalable avec la maire de la commune de Maillet ;
- le véhicule dont M. C se sert pour se rendre à son travail, et qu'on l'oblige à utiliser pour effectuer certaines de ses missions comme agent de la commune de Maillet, n'est pas le sien mais un véhicule qui lui a été gracieusement prêté par Mme B ;
- le véhicule en cause n'est pas un utilitaire mais une voiture de tourisme non sécurisée pour le transport de produits dangereux comme du carburant ou du gaz.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 avril 2023, la commune de Maillet, représentée par Me Plas, conclut au rejet de la requête et demande qu'il soit mis à la charge des requérants une somme de 1 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les conclusions aux fins d'annulation de M. C ayant été présentées plus de deux mois après la date de notification de l'arrêté en litige, celles-ci sont tardives, ce qui rend la requête formée par l'intéressé et Mme B irrecevable ;
- la requête de M. C et de Mme B, qui ne comporte pas de moyen, est aussi irrecevable en application de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- les requérants ne soulèvent pas de moyen susceptible d'entraîner l'annulation de l'arrêté du 9 mars 2022 de la maire de la commune de Maillet.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions aux fins d'annulation dès lors que l'arrêté du 9 mars 2022 de la maire de la commune de Maillet, qui n'a ni pour objet ni pour effet d'obliger M. C à utiliser le véhicule que Mme B aurait gratuitement mis à sa disposition pour effectuer certaines des tâches qui lui incombent en sa qualité d'agent de la commune de Maillet mais se borne uniquement, en sa faveur, à l'autoriser à utiliser son véhicule personnel pour les déplacements mentionnés dans l'ordre de mission du 9 mars 2022, ne fait pas grief aux requérants.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Boschet,
- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,
- et les observations de Me Terrien, substituant Me Plas, pour la commune de Maillet.
Considérant ce qui suit :
1. Par un ordre de mission du 9 mars 2022, la maire de la commune de Maillet a autorisé M. C adjoint technique de cette commune, à se déplacer à titre permanent avec son véhicule personnel pour les déplacements suivants : " formations, réunions professionnelles, déplacement à la station d'épuration, visite médicale, achats pour la commune, distribution diverse à destination des administrés, déplacement concours ou examens professionnels, toute demande de déplacement formulée par l'autorité territoriale ". Par un arrêté du même jour, la maire de cette commune l'a " autorisé à utiliser son véhicule personnel (puissance 6 CV) pour les besoins du service prévus dans son ordre de mission ". M. C, et Mme B qui indique prêter à ce dernier son véhicule personnel à titre gratuit pour qu'il puisse se rendre sur son lieu de travail, demandent au tribunal d'annuler cet arrêté du 9 mars 2022 de la maire de la commune de Maillet.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Contrairement à ce que font valoir les requérants, l'arrêté du 9 mars 2022 n'a ni pour objet ni pour effet d'obliger M. C à utiliser le véhicule personnel que Mme B aurait gratuitement mis à sa disposition pour effectuer certaines des tâches qui lui incombent en sa qualité d'agent de la commune de Maillet mais se borne uniquement, en sa faveur, à l'autoriser à utiliser son véhicule personnel pour les déplacements mentionnés dans l'ordre de mission du même jour. En outre, l'arrêté du 9 mars 2022 ne précise pas que le véhicule personnel de M. C serait celui dont Mme B est propriétaire, ce véhicule disposant d'ailleurs, selon son certificat d'immatriculation, d'une puissance fiscale de 5 CV tandis que l'arrêté contesté fait mention d'une puissance fiscale différente de 6 CV. L'arrêté du 9 mars 2022 ne faisant grief ni à M. C ni à Mme B, ces derniers ne sont pas recevables à en demander l'annulation.
3. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions de M. C et de Mme B tendant à l'annulation de l'arrêté du 9 mars 2022 de la maire de la commune de Maillet doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Maillet tendant à ce qu'une somme soit mise à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C et de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Maillet sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E C, à Mme D B et à la commune de Maillet.
Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Artus, président,
M. Crosnier, premier conseiller,
M. Boschet, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
Le rapporteur,
J.B. BOSCHET
Le président,
D. ARTUSLa greffière,
M. A
La République mande et ordonne
au préfet de l'Indre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour Le Greffier en Chef
La greffière,
M. A
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026