mardi 26 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2201031 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | MOURA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces complémentaires enregistrés les 21 et 25 juillet 2022, M. B C, représenté par Me Moura, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté de la préfète de la Haute-Vienne en date du 19 juillet 2022 l'assignant à résidence, lui faisant obligation de présentation du lundi au vendredi à 09h00 au commissariat de police de Limoges, interdiction de sortir de la commune de Limoges sans autorisation et obligation de remise de son passeport ou de tout autre document justificatif de son identité ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
- il a été pris par une autorité incompétente ;
- il méconnaît le principe général du droit au respect du contradictoire et du droit à être entendu ;
- il est entaché d'un défaut de motivation.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur de fait.
En ce qui concerne la décision portant obligation de présentation :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant assignation à résidence ;
- elle est entachée d'erreur de droit, d'erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à sa liberté individuelle.
En ce qui concerne la décision portant obligation de remettre son passeport et tout document d'identité et de voyage à l'autorité administrative :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant assignation à résidence.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de sortie du département de la Haute-Vienne :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant assignation à résidence ;
- elle est entachée d'erreur de droit, d'erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 5 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2022, la préfète de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Mme Hélène Siquier, première conseillère, a été désignée par le président du tribunal pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 614-5 et L. 614-7 à 13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu les observations de Me Moreau, substituant Me Moura, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et fait, en outre, valoir que :
- la procédure contradictoire préalable n'a pas été respectée et M. C n'a pu faire valoir ses observations dès lors que la décision litigieuse ne fait pas suite à une demande de titre de séjour ;
- l'obligation de présentation est excessive et emporte des conséquences sur l'activité de son entreprise qui s'étend sur l'ensemble du département de la Haute-Vienne et les départements limitrophes et dont le siège se situe en Creuse.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes du second alinéa de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle () sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
2. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions citées au point précédent, l'admission provisoire de M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 19 juillet 2022 :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
3. En premier lieu, M. D A, directeur de cabinet du préfet de la Haute-Vienne, et signataire de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français, bénéficiait d'une délégation de signature de la préfète de la Haute-Vienne du 17 juin 2022, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs n° 87-2022-095 du même jour, à l'effet de signer " les arrêtés, décisions et actes pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers du droit d'asile " en cas d'absence ou d'empêchement de M. Jean-Philippe Aurignac, secrétaire général. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés attaqués manque en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, le requérant soutient que le principe du respect des droits de la défense a été méconnu. Il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
5. Ce droit d'être entendu suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
6. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du procès-verbal d'audition signé par l'intéressé, qu'il a été entendu par les services de police le 17 juin 2022 suite à son interpellation et qu'il était assisté d'un traducteur et d'un avocat. A cette occasion, M. C a communiqué divers renseignements concernant sa situation personnelle et familiale. Il a également fait état de son entrée en France muni d'un seul extrait d'acte de naissance. Il a indiqué les raisons pour lesquelles il a quitté son pays. La préfète de la Haute-Vienne lui a notifié le même jour un arrêté portant refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour sur le territoire français et fixant le pays de renvoi. Il doit ainsi être regardé comme ayant connaissance de ce qu'étant en situation irrégulière, il s'exposait à ce que soit prise à son encontre une mesure d'assignation à résidence. A supposer même qu'il n'ait pas été pleinement informé à la suite de son interpellation des différentes mesures susceptibles d'être prises par la préfète dans le cas d'un séjour irrégulier ou d'un maintien irrégulier en France, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C aurait été empêché de présenter des observations avant que ne soit prise la décision portant assignation à résidence ainsi que l'ensemble des décisions subséquentes. Le requérant n'allègue pas davantage qu'il aurait tenté en vain de porter à la connaissance de l'administration des éléments pertinents relatifs à sa situation. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que M. C était en mesure de faire valoir des éléments pertinents susceptibles d'influer sur le sens des différentes décisions prises par la préfète. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions auraient été prise en méconnaissance du principe général du droit d'être entendu issu du droit de l'Union européenne et du caractère contradictoire de la procédure, doit être écarté.
7. En troisième lieu, l'arrêté attaqué vise l'ensemble des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fondant les décisions litigieuses, l'ordonnance de la cour d'appel de Toulouse du 19 juillet 2022 déboutant la préfecture de la Haute-Vienne de sa demande de prolongation de sa rétention administrative, l'arrêté préfectoral du 17 juin 2022 faisant obligation au requérant de quitter le territoire français, ainsi que les éléments de la situation familiale et personnelle communiqués par M. C. Par suite, l'arrêté litigieux comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles il est fondé et M. C ne fait état d'aucun élément particulier que la préfète n'aurait pas pris en considération. Par suite, l'arrêté attaqué est suffisamment motivé et le moyen tiré de son défaut de motivation doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
8. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".
9. En premier lieu, M. C fait l'objet, par arrêté de la préfète de la Haute-Vienne du 17 juin 2022 qui lui a été notifié le jour même, d'une l'obligation de quitter le territoire français sans délai, et d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Dans ces conditions, la préfète de la Haute-Vienne en faisant application du 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et en assignant M. C à résidence, n'a entaché sa décision d'aucune erreur de droit ni d'aucune erreur de fait.
10. En second lieu, M. C est célibataire, sans enfant. Il n'établit pas entretenir des liens d'une particulière intensité en France ni y avoir transféré le centre de ses intérêts personnels. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle ne peut être que rejeté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de présentation :
11. Aux termes de l'article L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger assigné à résidence en application du présent titre se présente périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie. (). ". Selon l'article R. 733-1 de ce code : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; () ".
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant assignation à résidence à l'encontre de la décision contestée doit être écarté.
13. En deuxième lieu, bien que distincte, l'obligation de présentation à laquelle un étranger est susceptible d'être astreint sur le fondement de l'article L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est une décision concourant à la mise en œuvre de l'obligation de quitter le territoire français. Par suite, dès lors que M. C s'est vu notifier le 17 juin 2022 une obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'existence d'une erreur de droit et d'une erreur de fait entachant la décision portant obligation de présentation ne peut qu'être écarté.
14. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'obligation qui est faite à M. C de se présenter tous les jours du lundi au vendredi au commissariat de Limoges serait disproportionnée et porterait une atteinte à sa liberté individuelle ou au bon fonctionnement de son entreprise alors même qu'il n'exerce pas cette activité dans des conditions légales. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de remettre son passeport et tout document d'identité et de voyage à l'autorité administrative :
15. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant assignation à résidence à l'encontre de la décision contestée doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de sortie du département de la Haute-Vienne :
16. Aux termes de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; (). ".
17. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant assignation à résidence à l'encontre de la décision contestée doit être écarté.
18. En second lieu, d'une part, il ne ressort pas de la décision litigieuse que la préfète de la Haute-Vienne aurait fait interdiction à M. C de sortir du département de la Haute-Vienne. D'autre part, à supposer que M. C puisse être regardé comme contestant la décision par laquelle la préfète lui a fait interdiction de sortir de la commune de Limoges sans autorisation écrite de sa part, le moyen tiré de l'existence d'une erreur de droit et d'une erreur de fait entachant la décision portant interdiction de sortie du territoire de la Haute-Vienne n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant doit être écarté.
19. En dernier lieu, si une mesure d'assignation à résidence de la nature de celle qui a été prise à l'égard du requérant apporte des restrictions à l'exercice de certaines libertés, en particulier la liberté d'aller et venir, elle ne présente pas, compte tenu de sa durée et de ses modalités d'exécution, le caractère d'une mesure privative de liberté au sens de l'article 5 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, M. C ne peut utilement se prévaloir de cet article pour contester la mesure lui interdisant de sortir de la commune de Limoges sans autorisation expresse prise à son encontre.
20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté de la préfète de la Haute-Vienne en date du 19 juillet 2022 portant assignation à résidence de M. C, lui faisant obligation de présentation du lundi au vendredi à 9 heures au commissariat de police de Limoges, interdiction de sortir de la commune de Limoges sans autorisation et obligation de remise de son passeport ou de tout autre document justificatif de son identité ; ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er: M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2: Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3: Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Moura et à la préfète de la Haute-Vienne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juillet 2022 à 11h00.
Le magistrat désigné,
H. SIQUIERLe greffier en chef,
S. CHATANDEAU
La République mande et ordonne
à la préfète de la Haute-Vienne en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Le greffier en chef,
S. CHATANDEAU
No 2201031
aj
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026