mardi 16 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2201045 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2022, M. A B, représenté par Me De Froment, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 30 juin 2022 par laquelle la directrice adjointe du service des ressources humaines du centre hospitalier La Valette l'a placé en disponibilité d'office à compter du 22 juin 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie car la décision attaquée, qui mentionne que, durant sa disponibilité, il ne percevra aucune rémunération, engendre un préjudice financier grave à son encontre ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
- la décision attaquée est entachée d'une incompétence de l'auteur de l'acte ;
- il n'a pas anticipé que le député auprès duquel il était assistant perdrait l'élection et n'a donc pas déposé de demande de réintégration dans les délais légaux ; il se prévaut de la théorie des formalités impossibles ;
- le poste que lui propose le centre hospitalier à temps plein et au sein de l'hôpital est en inadéquation avec l'exercice de ses mandats.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 août 2022, le centre hospitalier La Valette conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- l'urgence n'est pas établie car il n'a pas demandé sa réintégration dans les délais impartis et car la décision attaquée lui propose un poste ;
- aucun des moyens soulevés n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Vu :
- la requête n° 2201045 enregistrée le 22 juillet 2022 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret 88-976 du 13 octobre 1988 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires hospitaliers ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Benzaïd, conseiller, pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Benzaïd, juge des référés,
- les observations de Me De Fremont, représentant M. B, qui déclare retirer des moyens soulevés celui tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, soulever un nouveau moyen tiré du détournement de pouvoir car la décision litigieuse dissimule en réalité un mobile politique et ajouter comme conclusion à sa requête " demande au tribunal d'enjoindre au centre hospitalier de lui faire une proposition de réintégration sur un poste à 90% du temps de travail dans un service compatible avec l'exercice de ses mandats électoraux " ; il insiste particulièrement sur le fait que la décision du 30 juin 2022 place M. B en disponibilité d'office au 22 juin 2022 et ne lui propose qu'un seul poste alors qu'il a bénéficié d'un entretien avec le centre hospitalier le 24 juin 2022 et que, par courrier du 27 juin 2022 auquel le centre hospitalier ne lui a pas donné le temps de répondre et de formuler une demande de poste adaptée à ses contraintes d'élus, il avait été invité à émettre un choix entre la prolongation de son détachement, la mise en disponibilité ou la réintégration ; sa mise en disponibilité d'office ne pouvait pas être prononcée sans qu'il n'ait au préalable refusé d'être réintégrer dans les postes vacants qui selon son enquête personnelle étaient au nombre de trois à la date de la décision attaquée ;
- et les observations de Me Dauriac, substituant Me Pauliat-Defaye représentant le centre hospitalier La Valette qui précise que le poste proposé à M. B tient compte des contraintes du service particulièrement durant les vacances d'été et que le centre hospitalier va proposer à M. B en septembre 2022 un ou plusieurs autres postes à réintégration en fonction de ce que seront les besoins du service ; il précise que M. B n'est pas recevable à formuler de nouvelles conclusions à l'audience et que le nouveau moyen tiré du détournement de pouvoir n'est pas établi.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin de suspension :
1. Il résulte de l'instruction que M. B, infirmier hospitalier titulaire auprès du centre hospitalier La Valette, a été placé en situation de détachement par décision du 4 juin 2019 afin d'exercer ses fonctions d'assistant auprès d'un député à l'Assemblée nationale. Ce détachement a été renouvelé pour la dernière fois le 17 juin 2021. A la suite des élections législatives de 2022, le parlementaire auprès duquel M. B exerçait ses fonctions d'assistant n'a pas été réélu. Le 24 juin 2022, M. B a été reçu en entretien par la directrice adjointe des services et la directrice des soins infirmiers du centre hospitalier La Valette. Par courrier du 27 juin 2022, le centre hospitalier La Valette a demandé à M. B de formuler un vœu entre une demande de renouvellement de son détachement, sa réintégration ou son placement en disponibilité. Par décision du 30 juin 2022, le centre hospitalier La Valette a placé M. B en disponibilité d'office à compter du 22 juin 2022 et lui a proposé une réintégration sur un poste d'infirmier en soins généraux à temps plein au sein de l'unité de soins Henry Ey. M. B demande au juge des référés de prononcer la suspension de l'exécution de cette dernière décision.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. Pour justifier de l'urgence de la suspension de la décision du 30 juin 2022, M. B, infirmier, se borne à invoquer l'existence d'un préjudice financier, au motif que la mise en disponibilité d'office prononcée à compter du 22 juin 2022 le prive de toute rémunération. Toutefois, par cette même décision du 30 juin 2022, le centre hospitalier la Valette propose à M. B sa réintégration sur un poste d'infirmier en soins généraux à temps plein au sein de l'unité de soins Henry Ey. Par suite, contrairement à ce que soutient M. B la décision du 30 juin 2022 ne lui cause pas le préjudice financier allégué.
4. Il résulte de ce qui précède que la condition d'urgence fixée à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, et sans qu'il soit besoin de statuer sur l'existence d'un moyen de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, les conclusions de M. B tendant à la suspension de l'exécution de cette décision ne peuvent qu'être rejetées ainsi que les conclusions accessoires présentées par le requérant.
Sur les conclusions présentées par le centre Hospitalier la Valette au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce de rejeter les conclusions présentées par le centre hospitalier La Valette au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2: Les conclusions présentées par le centre hospitalier La Valette au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3: La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au centre hospitalier La Valette.
(nom)GHELLAMGGGG
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 août 202Le juge des référés,
K. BENZAID
Le greffier en chef,
S. CHATANDEAU
La République mande et ordonne
au préfet de l'Indre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Le Greffier en Chef
S. CHATANDEAU
aj
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026