mardi 4 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2201224 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 août 2022, M. A B, représenté par Me Akakpovie, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 juin 2022 par laquelle la préfète de la Corrèze a refusé de lui délivrer une carte de résident portant la mention " résident de longue durée - UE " d'une durée de validité de dix ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Corrèze de lui délivrer le titre de séjour sollicité ou de réexaminer sa situation, dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de la décision du 22 juin 2022 ;
- il remplissait toutes les conditions prévues à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier, contrairement à ce que la préfète de la Corrèze lui a opposé, celle tenant à la justification d'une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans en France au titre d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle.
La procédure a été communiquée au préfet de la Corrèze, qui n'a pas produit de mémoire en défense dans la présente instance.
Par une ordonnance du 25 août 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Boschet a été entendu au cours de l'audience publique, à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Ressortissant guinéen né le 15 juin 1967, M. B est entré en France le 25 avril 2011. Titulaire de plusieurs titres de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dont le dernier était valable du 5 février 2018 au 4 février 2020, il s'est vu délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " valable du 19 mai 2021 au 18 mai 2022. Il demande l'annulation de la décision du 22 juin 2022 par laquelle la préfète de la Corrèze a refusé de lui délivrer une carte de résident portant la mention " résident de longue durée - UE " d'une durée de dix ans.
2. En premier lieu, M. Jean-Luc Tarrega, secrétaire général de la préfecture de la Corrèze et signataire de la décision du 22 juin 2022, bénéficiait d'une délégation de signature de la préfète de la Corrèze en date du 4 avril 2022, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs spécial n° 19-2022-022 du même jour, à l'effet de signer " tous les actes administratifs relatifs au séjour et à la police des étrangers ". Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision en litige doit être écarté.
3. En second lieu, aux termes de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui justifie d'une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans en France au titre d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident, de ressources stables, régulières et suffisantes pour subvenir à ses besoins et d'une assurance maladie se voit délivrer, sous réserve des exceptions prévues à l'article L. 426-18, une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " d'une durée de dix ans ".
4. Si M. B a résidé régulièrement en France sous couvert de titres de séjour portant la mention " vie privée et familiale " du 15 janvier 2014 au 4 février 2020 et d'un titre de séjour portant la mention " salarié " du 19 mai 2021 au 18 mai 2022, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait été titulaire d'un titre de séjour pendant la période du 5 février 2020 au 18 mai 2021. S'il ressort d'un courrier du 18 février 2021 de la préfecture de la Corrèze que l'intéressé peut être regardé comme ayant sollicité le renouvellement de son dernier titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " par un courrier reçu le 16 mars 2020, cette demande, dont il n'est au demeurant ni établi ni même soutenu qu'elle aurait été suivie de la remise d'un récépissé autorisant à séjourner régulièrement en France, a en tout état de cause été présentée plus d'un mois après la date d'expiration de son titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " valable du 5 février 2018 au 4 février 2020. Si M. B indique dans sa requête que cette demande aurait en réalité été faite avant le 4 février 2020, il n'apporte aucun élément de nature à l'établir. Ainsi, bien que de courte durée, l'interruption de la régularité du séjour de M. B pendant à tout le moins la période du 5 février au 16 mars 2020 faisait obstacle à ce qu'il puisse être regardé comme justifiant, à la date de la décision du 22 juin 2022, d'une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans en France au titre d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident en vertu de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, la préfète de la Corrèze n'a pas fait une inexacte application de cet article.
5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 22 juin 2022 de la préfète de la Corrèze et, par voie de conséquence, les autres conclusions de M. B doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Corrèze.
Délibéré après l'audience du 21 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Revel, président,
M. Boschet, premier conseiller,
M. Christophe, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 février 2025.
Le rapporteur,
J.B. BOSCHET
Le président,
FJ. REVELLa greffière,
M. C
La République mande et ordonne
au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la Greffière en Chef,
La Greffière
M. C
if
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026