jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2201312 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | MARTIN |
Vu la procédure suivante :
E une requête, enregistrée le 13 septembre 2022, M. A C, représenté E Me Martin, demande au tribunal :
1°) de prononcer son admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler, d'une part, l'arrêté du 5 septembre 2022 E lequel la préfète du Loiret a prononcé son transfert auprès des autorités italiennes en vue de l'examen de sa demande d'asile et, d'autre part, l'arrêté du 6 septembre 2022 E lequel la préfète du Loiret l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours et l'a obligé à se présenter quotidiennement à l'hôtel de police de Châteauroux ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Loiret de l'admettre au séjour au titre de l'asile dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de la somme de 75 euros E jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté portant transfert auprès des autorités italiennes :
- il a été signé E une autorité incompétente ;
- la préfète a méconnu les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 dès lors qu'il ne démontre pas l'avoir informé sur ses droits, ni lui avoir communiqué une brochure sur la procédure de reprise en charge ou de prise en charge de la demande d'asile ;
- la préfète qui n'était pas en situation de compétence liée n'établit pas avoir procédé à un examen de sa situation particulière en méconnaissance des dispositions de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- il a été pris en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
- elle a été signée E une autorité incompétente ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, quant à l'existence d'une perspective raisonnable d'exécution, dès lors que le préfet se fonde uniquement sur l'accord des autorités italiennes sans être en mesure d'indiquer la date de son transfert ;
- elle est entachée de disproportion, d'erreur manifeste d'appréciation et il n'est pas justifié de sa nécessité ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation dès lors qu'elle est la conséquence systématique de la décision de transfert aux autorités italiennes.
En ce qui concerne la décision portant obligation de présentation quotidienne :
- elle est nulle à raison de l'illégalité de la mesure d'assignation à résidence qui la fonde ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation, de disproportion, de violation de la loi, de nécessité et d'erreur manifeste d'appréciation.
E un mémoire en défense et une pièces complémentaire, enregistrés le 20 septembre 2022, la préfète du Loiret conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés E M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (UE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Pierre-Marie Houssais, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés E les articles L. 776-1, R. 776-1, R. 776-15 et
R. 777-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique, à laquelle la préfète du Loiret n'était ni présente ni représentée :
- le rapport de M. D,
- et les observations de Me Martin, représentant M. C, qui reprend les mêmes moyens que ceux soulevés dans ses écritures et en précise la portée. Il fait également valoir que les brochures A et B ont été délivrées à des dates distinctes, créant ainsi une rupture du droit à l'information en méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n° 64/2013 du 26 juin 2013 et que, E ailleurs, il ne ressort pas des pièces versées au dossier, en l'absence notamment de l'accusé de réception électronique " DubliNet ", que l'Etat a effectivement saisi les autorités italiennes d'une reprise en charge ni que celles-ci ont effectivement accepté d'y faire droit.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant afghan né le 25 août 1997, est entré irrégulièrement en France et a sollicité le 18 février 2022 son admission au séjour au titre de l'asile. La consultation des données de l'unité centrale Eurodac lors de l'instruction de cette demande a révélé que l'intéressé avait sollicité l'asile auprès des autorités italiennes préalablement au dépôt de sa demande d'asile en France. E un arrêté du 5 septembre 2022, le préfet du Loiret a prononcé le transfert de M. C auprès des autorités italiennes en vue de l'examen de sa demande d'asile. E un arrêté du 6 septembre 2022, le préfet du Loiret a assigné l'intéressé à résidence dans le département de l'Indre. E la présente requête, M. C demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () E la juridiction compétente ou son président ". Aux termes du second alinéa de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est accordée E le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme E l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur sa requête, d'admettre à titre provisoire M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions dirigées contre l'arrêté du 5 septembre 2022 portant remise aux autorités italiennes :
4. D'une part, aux termes, de l'article 23 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Lorsqu'un État membre auprès duquel une personne visée à l'article 18, paragraphe 1, point b), c) ou d), a introduit une nouvelle demande de protection internationale estime qu'un autre État membre est responsable conformément à l'article 20, paragraphe 5, et à l'article 18, paragraphe 1, point b), c) ou d), il peut requérir cet autre État membre aux fins de reprise en charge de cette personne. / 2. Une requête aux fins de reprise en charge est formulée aussi rapidement que possible et, en tout état de cause, dans un délai de deux mois à compter de la réception du résultat positif Eurodac (" hit "), en vertu de l'article 9, paragraphe 5, du règlement (UE) n° 603/2013. / Si la requête aux fins de reprise en charge est fondée sur des éléments de preuve autres que des données obtenues E le système Eurodac, elle est envoyée à l'État membre requis dans un délai de trois mois à compter de la date d'introduction de la demande de protection internationale au sens de l'article 20, paragraphe 2. () ". Aux termes de l'article 25 du même règlement : " 1. L'État membre requis procède aux vérifications nécessaires et statue sur la requête aux fins de reprise en charge de la personne concernée aussi rapidement que possible et en tout état de cause dans un délai n'excédant pas un mois à compter de la date de réception de la requête. Lorsque la requête est fondée sur des données obtenues E le système Eurodac, ce délai est réduit à deux semaines. / 2. L'absence de réponse à l'expiration du délai d'un mois ou du délai de deux semaines mentionnés au paragraphe 1 équivaut à l'acceptation de la requête, et entraîne l'obligation de reprendre en charge la personne concernée, y compris l'obligation d'assurer une bonne organisation de son arrivée ".
5. D'autre part, le règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 a notamment créé un réseau de transmissions électroniques entre les Etats membres de l'Union européenne ainsi que l'Islande et la Norvège, dénommé " DubliNet ", afin de faciliter les échanges d'information entre les Etats, en particulier pour le traitement des requêtes de prise en charge ou de reprise en charge des demandeurs d'asile. Selon l'article 19 de ce règlement, chaque Etat dispose d'un unique " point d'accès national ", responsable pour ce pays du traitement des données entrantes et de la transmission des données sortantes et qui délivre un accusé de réception à l'émetteur pour toute transmission entrante. Aux termes de l'article 15 de ce règlement : " Les requêtes et les réponses, ainsi que toutes les correspondances écrites entre Etats membres visant à l'application du règlement (UE) n° 604/2013, sont, autant que possible, transmises via le réseau de communication électronique " DubliNet " établi au titre II du présent règlement (). / 2. Toute requête, réponse ou correspondance émanant d'un point d'accès national visé à l'article 19 est réputée authentique. / 3. L'accusé de réception émis E le système fait foi de la transmission et de la date et de l'heure de réception de la requête ou de la réponse ". Le 2 de l'article 10 du même règlement précise que : " Lorsqu'il en est prié E l'État membre requérant, l'État membre responsable est tenu de confirmer, sans tarder et E écrit, qu'il reconnaît sa responsabilité résultant du dépassement du délai de réponse ".
6. Il résulte des dispositions citées au point précédent que la production de l'accusé de réception émis, dans le cadre du réseau DubliNet, E le point d'accès national de l'Etat requis lorsqu'il reçoit une demande présentée E les autorités françaises, établit l'existence et la date de cette demande et permet, en conséquence, de déterminer le point de départ du délai de deux semaines au terme duquel la demande de reprise est tenue pour implicitement acceptée. Pour autant, la production de cet accusé de réception ne constitue pas le seul moyen d'établir que les conditions mises à la reprise en charge du demandeur étaient effectivement remplies. Il appartient au juge administratif, lorsque l'accusé de réception n'est pas produit, de se prononcer au vu de l'ensemble des éléments qui ont été versés au débat contradictoire devant lui, E exemple du rapprochement des dates de consultation du fichier Eurodac et de saisine du point d'accès national français ou des éléments figurant dans une confirmation explicite E l'Etat requis de son acceptation implicite de reprise en charge.
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, le 11 avril 2022, la préfète du Loiret a renseigné une requête aux fins de reprise en charge de M. C E l'Italie en vue de l'examen de sa demande d'asile après que la consultation du fichier Eurodac eut révélé que ses empreintes décadactylaires avaient été enregistrées dans ce fichier en Italie le 26 août 2021 sous le n° IT1RM2M3AS et en Suisse le 18 octobre 2021 sous le n° CH19240371611. Toutefois, la préfète du Loiret, qui ne verse au dossier ni l'accusé de réception du réseau de communication électronique " DubliNet " de l'envoi au point d'accès national italien de la demande de reprise en charge ni aucune autre pièce relative aux échanges entre le point d'accès national français et le point d'accès national italien susceptible de donner date certaine à la saisine de l'Etat requis ne justifie pas, E la seule production du formulaire type de demande de reprise en charge, avoir effectivement saisi les autorités italiennes. En outre, si la préfète du Loiret produit, à l'appui de ses écritures, un constat d'accord implicite en date du 29 avril 2022, ce seul élément qui n'est assorti d'aucune preuve de réception E les autorités italiennes ne permet pas d'établir, en l'absence notamment d'une confirmation explicite E l'Etat requis de son acceptation implicite de reprise en charge, que les autorités italiennes ont été effectivement saisies d'une demande de reprise en charge du requérant. Dans ces conditions, il ne peut être tenu pour établi que les autorités françaises ont saisi les autorités italiennes d'une demande de reprise en charge de M. C dans le délai de deux mois qui leur était imparti ni, E suite, que les autorités italiennes ont implicitement accepté sa reprise en charge avant que ne soit prescrit son transfert en Italie.
8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. C est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 5 septembre 2022 portant décision de transfert aux autorités italiennes et, E voie de conséquence, de l'arrêté du 6 septembre 2022 l'assignant à résidence.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
9. Eu égard au motif d'annulation de l'arrêté litigieux, l'exécution du présent jugement implique nécessairement, en l'absence de changement de circonstances de droit ou de fait y faisant obstacle et ressortant des pièces du dossier, que la demande d'asile de M. C soit examinée en France. E suite, il y a lieu d'enjoindre à la préfète du Loiret d'autoriser M. C à enregistrer sa demande d'asile en France dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement et de le munir, dans un délai de quarante-huit heures, de l'attestation de demande d'asile mentionnée à l'article L. 741-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur les frais liés à l'instance :
10. Dans les circonstances de l'espèce, et sous la double réserve que Me Martin renonce à percevoir l'indemnité d'aide juridictionnelle et de l'admission définitive de son client au bénéfice de l'aide juridictionnelle, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à cet avocat en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas attribuée à M. C, la somme de 1 200 euros lui sera directement versée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'arrêté du 5 septembre 2022 de la préfète du Loiret portant transfert de M. C aux autorités italiennes et l'arrêté du 6 septembre 2022 E lequel la préfète du Loiret a assigné M. C à résidence sont annulés.
Article 3:Il est enjoint à la préfète du Loiret d'autoriser M. C à enregistrer sa demande d'asile en France dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement et de le munir, dans un délai de quarante-huit heures, de l'attestation de demande d'asile mentionnée à l'article L. 741 1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Article 4:Sous réserve de l'admission définitive de M. C à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Martin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, ce dernier versera à Me Martin, avocat de M. C, une somme de 1 200 (mille deux cents) euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. C E le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 200 (mille deux cents) euros sera versée à M. C.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Martin et à la préfète du Loiret.
Rendu public E mise à disposition au greffe le 22 septembre 2022 à 17h00
Le magistrat désigné,
P.-M. DLe greffier,
M. B
La République mande et ordonne
à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef,
Le greffier
M. B
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026