mardi 2 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2201349 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SOLTNER RAPHAEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 septembre 2022, Mme D B demande au tribunal d'annuler l'avis de sommes à payer émis à son encontre le 12 août 2022 par le président de la communauté urbaine Limoges Métropole pour un montant de 150 euros correspondant à des réparations sur le vélo à assistance électrique qu'elle avait loué auprès de cet établissement dans le cadre du dispositif dit " A " et de la décharger de cette somme de 150 euros.
Elle soutient que :
- elle n'est pas " directement responsable " du problème de " rayons concernant la roue arrière " de vélo à assistance électrique qu'elle louait qui a été constaté lors de la restitution de ce vélo par l'agent de la maison du A ;
- si, lors de la restitution du vélo, l'agent lui a indiqué que le dommage constaté au niveau des rayons de la roue arrière était lié à la circonstance qu'elle n'aurait pas " décalé " le vélo avant " de déverrouiller l'anti-vol ", elle n'a jamais été informée de " cette règle " ;
- elle a toujours pris soin de son vélo.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 mai 2023, la communauté urbaine Limoges Métropole, représentée par Me Soltner, conclut au rejet de la requête de Mme B.
Elle fait valoir que :
- la requête de Mme B, qui constitue un recours indemnitaire, est irrecevable faute d'avoir été présentée par un avocat conformément aux dispositions de l'article R. 431-2 du code de justice administrative ;
- cette requête indemnitaire est également irrecevable en application de la théorie dite de l'exception de recours parallèle, dès lors qu'il appartenait à Mme B de contester la créance de 150 euros par la voie du recours prévu à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;
- les arguments opposés par Mme B ne sont pas de nature à remettre en cause le bien-fondé de la créance de 150 euros correspondant aux frais de réparation du vélo à assistance électrique qu'elle avait loué à la communauté urbaine dans le cadre du dispositif " A ".
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Boschet,
- et les conclusions de M. Houssais, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mis en place en 2013, le service de location de vélos dit " A ", initialement destiné aux seuls étudiants, a été ouvert en 2015 à l'ensemble des habitants du territoire de la communauté urbaine Limoges Métropole. Après avoir restitué le vélo à assistance électrique qu'elle indique avoir loué pendant plusieurs années, Mme B s'est vu notifier un avis de sommes à payer, émis le 12 août 2022, par lequel le président de la communauté urbaine Limoges Métropole lui a demandé le paiement d'une somme de 150 euros correspondant à des frais de réparations du vélo qu'elle a loué. Par cette requête, Mme B demande l'annulation de cet avis de sommes à payer et la décharge de la somme de 150 euros dont le paiement lui est réclamé.
2. Il résulte de l'instruction, notamment des propres écritures de Mme B, que l'avis de sommes à payer du 12 août 2022 a été émis après que, lors de la restitution du vélo à assistance électrique qu'elle louait, l'agent de la maison du A a constaté des dommages sur les rayons de la roue arrière nécessitant des réparations. En se bornant uniquement à faire valoir qu'elle ne serait pas " directement responsable " de ces dommages et qu'elle n'aurait pas été préalablement informée des bonnes pratiques à mettre en œuvre lors du déverrouillage de l'anti-vol pour éviter la survenue éventuelle de cette détérioration, l'intéressée, qui ne conteste au demeurant pas comme l'affirme la communauté urbaine en défense qu'elle " est venue faire la maintenance régulière de son A avec pas moins de 44 jours de retard et qu'elle a signé la fiche de révision avec les informations relatives aux dommages constatés ", ne conteste pas sérieusement qu'elle est bien à l'origine des dégâts sur les rayons de la roue arrière du vélo qu'elle louait et qu'elle est redevable des frais de réparation de ce vélo. Dans ces circonstances, la créance de 150 euros dont l'avis de sommes à payer du 12 août 2022 tend à assurer le paiement, et dont le montant n'est par ailleurs pas contesté par la requérante, est fondée.
3. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées par la communauté urbaine Limoges Métropole, que les conclusions aux fins d'annulation de l'avis de sommes à payer émis le 12 août 2022 et les conclusions aux fins de décharge de la somme de 150 euros présentées par Mme B doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B et à la communauté urbaine Limoges Métropole.
Délibéré après l'audience du 18 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Normand, président,
M. Martha, premier conseiller,
M. Boschet, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2024.
Le rapporteur,
J.B. BOSCHET
Le président,
N. NORMANDLa greffière,
M. C
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière,
M. C
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026