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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2201371

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2201371

vendredi 12 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2201371
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre
Avocat requérantMONPION

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I) Par une requête enregistrée le 16 mai 2022 auprès du tribunal administratif de Lille, ayant fait l'objet d'une ordonnance de renvoi le 24 mai 2022 et enregistrée par le tribunal sous le n° 2200705, M. A C, représenté par Me Moutoussamy, demande au tribunal d'annuler les titres n° 3405629 émis par le directeur du centre hospitalier universitaire de Limoges le 16 octobre 2020 pour un montant de 90,78 euros, n° 3464523 émis le 19 novembre 2020 pour un montant de 4 412 euros, n° 3473889 émis le 20 novembre 2020 pour un montant de 95,41 euros, n°3475536 du 20 novembre 2020 pour un montant de 49,55 euros, ainsi que la décision rejetant le recours administratif préalable obligatoire qu'il a formé le 17 janvier 2022.

Il soutient que :

- ces titres de recette ne lui ont jamais été adressés et il n'en a eu connaissance qu'à la faveur de - la réception d'une saisie administrative à tiers détenteur du 25 octobre 2021 ;

- ces titres sont entachés d'incompétence au regard des dispositions de L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;

- ils sont insuffisamment motivés et n'indiquent pas les bases de la liquidation des créances ;

- le montant de la somme mise à sa charge n'est pas justifié.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 juillet 2022, la direction départementale des finances publiques de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête. Elle fait valoir que la juridiction administrative n'est pas compétente pour connaitre de cette requête, subsidiairement que cette dernière n'est pas fondée.

Par un mémoire en défense enregistré le 15 mai 2023, le CHU de Limoges, représenté par Me Monpion, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. C d'une somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la requête a été portée devant un ordre juridictionnel incompétent pour en connaître, subsidiairement que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

II) Par une requête enregistrée sous le n° 2201360 le 20 septembre 2022 et un mémoire enregistré le 2 juin 2023, M. A C, représenté par Me Dutat, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre exécutoire émis le 16 octobre 2020 d'un montant de 90,78 euros émis par le directeur du centre hospitalier universitaire de Limoges (CHU) consécutif à une consultation externe en date du 20 juillet 2020 ;

2°) de mettre à la charge du CHU de Limoges la somme de 1 500 euros en vertu des dispositions des articles 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de ce titre ;

- le titre n'indique pas les bases de liquidation de la créance et est ainsi insuffisamment motivé ;

- cette créance n'est pas exigible dès lors qu'il était éligible au dispositif " DSUV ", lequel devait permettre une prise en charge par les services de la sécurité sociale.

Par un mémoire en défense enregistré le 7 mars 2023, le CHU de Limoges, représenté par Me Monpion, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. C d'une somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive, subsidiairement qu'elle n'est pas fondée.

III) Par une requête enregistrée sous le n° 23001370 le 22 septembre 2022, M. C, représenté par Me Dutat, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre exécutoire émis le 19 novembre 2020 d'un montant de 4 412 euros émis par le directeur du CHU de Limoges consécutif à une hospitalisation intervenue entre le 24 et le 27 juillet 2020 ;

2°) de mettre à la charge du CHU de Limoges la somme de 1 500 euros en vertu des dispositions des articles 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de ce titre ;

- le titre n'indique pas les bases de liquidation de la créance et est ainsi insuffisamment motivé ;

- ce titre n'est pas fondé dès lors qu'il n'est pas justifié de la nature des actes qui ont été réalisés entre le 24 et le 27 juillet 2020.

Par un mémoire en défense enregistré le 15 mai 2023, le CHU de Limoges, représenté par Me Monpion, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. C d'une somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive, subsidiairement qu'elle n'est pas fondée.

IV) Par une requête enregistrée sous le n° 23001371 le 22 septembre 2022, M. C, représenté par Me Dutat, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre exécutoire émis le 20 novembre 2020 par le directeur du CHU de Limoges pour un montant de 95,41 euros, consécutivement à une hospitalisation intervenue le 6 août 2020 ;

2°) de mettre à la charge du CHU de Limoges la somme de 1 500 euros en vertu des dispositions des articles 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de ce titre ;

- le titre n'indique pas les bases de liquidation de la créance et est ainsi insuffisamment motivé ;

- ce titre n'est pas fondé dès lors qu'il n'est pas justifié de la nature des actes qui ont été réalisés le 6 août 2020.

Par un mémoire en défense enregistré le 15 mai 2023, le CHU de Limoges, représenté par Me Monpion, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. C d'une somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive, subsidiairement qu'elle n'est pas fondée.

V) Par une requête enregistrée sous le n° 23001372 le 22 septembre 2022, M. C, représenté par Me Dutat, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre exécutoire n° 3475536 émis le 20 novembre 2020 par le directeur du CHU de Limoges pour un montant de 49,55 euros, consécutivement à une hospitalisation intervenue le 13 août 2020 ;

2°) de mettre à la charge du CHU de Limoges la somme de 1 500 euros en vertu des dispositions des articles 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de ce titre ;

- le titre n'indique pas les bases de liquidation de la créance et est ainsi insuffisamment motivé ;

- ce titre n'est pas fondé dès lors qu'il n'est pas justifié de la nature des actes qui ont été réalisés le 13 août 2020.

Par un mémoire en défense enregistré le 15 mai 2023, le CHU de Limoges, représenté par Me Monpion, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. C d'une somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive, subsidiairement qu'elle n'est pas fondée.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par des décisions des 13 octobre et 7 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code civil ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de la santé publique ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Martha,

- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,

- et les observations de Me Monpion pour le CHU de Limoges.

Considérant ce qui suit :

1. M. C a été hospitalisé au centre hospitalier universitaire (CHU) de Limoges le 20 juillet 2020, du 24 au 27 juillet 2020, le 6 août 2020 et le 13 août 2020. Le 16 octobre 2020, le CHU de Limoges a émis un titre exécutoire n°3405629 d'un montant de 90,78 euros correspondant au règlement d'une consultation du 20 juillet 2020, le 19 novembre 2020, un titre exécutoire n°3464523 d'un montant de 4 412 euros correspondant au règlement des frais de l'hospitalisation intervenue du 24 au 27 juillet 2020, le 20 novembre 2020, un titre exécutoire n°3473889 d'un montant de 95,41 euros correspondant au règlement des frais de l'hospitalisation du 6 août 2020 et un titre exécutoire n°3475536 d'un montant de 49,55 euros correspondant au règlement des frais de l'hospitalisation du 13 août 2020. Une saisie à tiers détenteur a été, en outre, émise le 25 octobre 2021 pour le recouvrement de la somme totale de 4 647,74 euros correspondant à la somme cumulée résultant des quatre titres mentionnés plus haut. Par les cinq requêtes susvisées, M. C demande l'annulation de ces quatre titres exécutoires. Il doit également être regardé comme demandant à être déchargé des sommes inscrites dans chacun de ces titres.

2. Les cinq requêtes mentionnées dans les visas portent sur des titres de recettes adressés par le centre hospitalier universitaire de Limoges à un même usager et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

Sur l'exception d'incompétence de la juridiction administrative soulevée dans l'instance 2200705 :

3. Les conclusions présentées par M. C ne tendent pas à la contestation de la saisie administrative à tiers détenteur (SATD) du 25 octobre 2021 mais à la contestation du bien-fondé des 4 titres des 16 octobre, 19 novembre et 20 novembre 2020 portés à la connaissance de l'intéressé par cette SATD, de sorte que le tribunal est bien compétent pour connaître de ce recours, contrairement à ce qui est soutenu en défense.

Sur la recevabilité des requêtes n°s 2201360, 2201370, 2201371, 2201372 :

4. Aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ". Aux termes du 1° de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, applicable aux établissements de santé, dans sa rédaction applicable au litige : " () L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois suivant la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. ". Le non-respect de l'obligation d'informer le débiteur sur les voies et les délais de recours, prévue par l'article R. 421-5 du code de justice administrative, ou l'absence de preuve qu'une telle information a été fournie, est de nature à faire obstacle à ce que le délai de forclusion, prévu par l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, lui soit opposable.

5. Alors que l'intéressé indique n'avoir jamais reçu les titres exécutoires en question, il résulte de l'instruction qu'il a reçu au plus tard le 17 janvier 2022, la saisie administrative à tiers détenteur susmentionnée. Cette saisie, qui constitue un acte de poursuite et qui vaut connaissance acquise des titres exécutoires dont elle est destinée à assurer le recouvrement, en se bornant à informer l'intéressé que, s'agissant des voies de recours : " vous pouvez : - si votre contestation porte sur le bien-fondé de la créance, saisir les juridictions administratives ou judiciaires dans les conditions fixées à l'article L. 1617-5 1° du code général des collectivités territoriales () ", sans désigner précisément la juridiction compétente, ne saurait être regardée comme comportant une mention des délais et voies de recours de nature à faire courir le délai de recours contentieux de deux mois. Par ailleurs, si le CHU fait état d'un mail du 22 avril 2022 émanant de la direction départementale des finances publiques de la Haute-Vienne et qui comporterait en pièce jointe les différents avis de sommes à payer, il n'est pas justifié de la date de réception de ce mail, alors qu'en tout état de cause les avis de sommes à payer ne comportent pas la mention des voies et délais de recours exigée par les dispositions citées au point 4, de sorte que le délai de recours de deux mois à l'encontre de ces titres n'a pas été déclenché. Par suite, les requêtes ns° 2201360, 2201370, 2201371, 2201372 présentées par M. C les 20 et 22 septembre 2022 ne sont pas tardives, si bien que les fins de non-recevoir opposées en défense doivent être écartées.

Sur la régularité des titres exécutoires contestés :

6. Aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. / Toutefois, les décisions fondées sur des motifs en lien avec la prévention d'actes de terrorisme sont prises dans des conditions qui préservent l'anonymat de leur signataire. Seule une ampliation de cette décision peut être notifiée à la personne concernée ou communiquée à des tiers, l'original signé, qui seul fait apparaître les nom, prénom et qualité du signataire, étant conservé par l'administration. ". Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " 4° Quelle que soit sa forme, une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable. L'envoi sous pli simple ou par voie électronique au redevable de cette ampliation à l'adresse qu'il a lui-même fait connaître à la collectivité territoriale, à l'établissement public local ou au comptable public vaut notification de ladite ampliation. / En application des articles L. 111-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délais de recours. / Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation. ".

7. Il résulte des dispositions de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales citées au point précédent que le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif doivent mentionner les nom, prénoms et qualité de l'auteur de cette décision, au sens des dispositions citées au point précédent de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, de même, par voie de conséquence, que l'ampliation adressée au redevable et, d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier en cas de contestation que le bordereau de titre de recettes comporte la signature de cet auteur. Lorsque le bordereau est signé non par l'ordonnateur lui-même mais par une personne ayant reçu de lui une délégation de compétence ou de signature, ce sont, dès lors, les nom, prénoms et qualité de cette personne qui doivent être mentionnés sur le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif, de même que sur l'ampliation adressée au redevable.

8. Il résulte de l'instruction que les avis de sommes à payer contestés ne mentionnent pas les nom, prénom et qualité de l'auteur de ces décisions. Par ailleurs, il ne résulte pas de l'instruction que les bordereaux correspondant à ces avis, lesquels ne sont pas produits par le défendeur, comporteraient une signature. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que les titres qu'il conteste méconnaissent les dispositions citées au point 5. Il est ainsi fondé à en demander l'annulation, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens tenant à la contestation de la régularité de ces titres.

Sur le bien-fondé des avis de sommes à payer contestés :

9. L'annulation d'un titre exécutoire pour un motif de régularité en la forme n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé du titre. Il en résulte que, lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions tendant à l'annulation d'un titre exécutoire, des conclusions aux fins de décharge de la somme correspondant à la créance de l'administration, il incombe au juge administratif d'examiner prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé du titre qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de la décharge. Dans le cas où il ne juge fondé aucun des moyens qui seraient de nature à justifier le prononcé de la décharge mais retient un moyen mettant en cause la régularité formelle du titre exécutoire, le juge n'est tenu de se prononcer explicitement que sur le moyen qu'il retient pour annuler le titre : statuant ainsi, son jugement écarte nécessairement les moyens qui assortissaient la demande de décharge de la somme litigieuse.

10. Eu égard au motif d'annulation retenu au point 7, et alors que les moyens soulevés à l'encontre du bien-fondé des avis de sommes à payer contestés ne sont pas susceptibles d'être accueillis, et qu'il est loisible, dans les limites de la prescription, au centre hospitalier défendeur d'émettre de nouveaux titres, les conclusions aux fins de décharge présentées par M. C doivent être rejetées.

Sur les frais de justice :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. C les sommes réclamées par le CHU de Limoges au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. C en application des dispositions des articles 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.

DECIDE :

Article 1er :Les titres n° 3405629, n° 3464523, n° 3473889 et n°3475536 sont annulés.

Article 2 :Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. A C, au centre hospitalier universitaire de Limoges et à au directeur départemental des finances publiques de la Haute-Vienne.

Délibéré après l'audience du 2 juillet 2024, à laquelle siégeaient

- M. Artus, président,

- M. Crosnier, premier conseiller,

- M. Martha, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2024.

Le rapporteur

F. MARTHA

Le président

D. ARTUS

La greffière,

M. B

La République mande et ordonne

au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef,

La Greffière

M. B

N°s 2200705, 2201360, 2201370, 2201371, 220137bb

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