jeudi 27 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2201500 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GRANGER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête sommaire et des mémoires complémentaires enregistrés les 20, 22 et 24 octobre 2022, M. A B, représenté par Me Granger, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir, l'arrêté du 17 octobre 2022 par lequel le préfet de la Corrèze l'a obligé à quitter le territoire français sans délai à compter de sa date de libération, a fixé le pays de renvoi et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Corrèze de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cent euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen sérieux et particulier de sa situation ;
- elle est irrégulière à défaut de saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il doit rester sur le territoire français afin de faire soigner son épaule.
Sur la décision de refus de départ volontaire :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée des mêmes illégalités que celles invoquées à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Sur la fixation du pays de renvoi :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée des mêmes illégalités que celles invoquées à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité entachant la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- elle est entachée des mêmes illégalités que celles invoquées à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ; elle est en particulier entachée d'insuffisance de motivation ;
- elle méconnait l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 octobre 2022, le préfet de Corrèze conclut au rejet de la requête comme non fondée.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de l'entrée et du séjour et des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal administratif de Limoges a désigné Mme Gaullier-Chatagner, conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1, R. 776-15 et R. 777-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D ;
- les observations de Me Granger, représentant M. B.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien, est né le 29 avril 1993 à Mostaganem. Il a été placé en détention le 9 septembre 2021 à la maison d'arrêt de Limoges, puis au centre de détention d'Uzerche. Sa date de sortie est fixée au 29 octobre 2022. Par un arrêté du 17 octobre 2022, le préfet de la Corrèze l'a obligé à quitter le territoire français sans délai à compter de sa date de libération, a fixé le pays de renvoi et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de trois ans. Il demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique prévoit que : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Selon le second alinéa de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. M. B sollicite son admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur sa requête, d'admettre à titre provisoire M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, M. Tarrega, secrétaire général de la préfecture de la Corrèze, bénéficie d'une délégation de signature du préfet de la Corrèze en date du 8 septembre 2022, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs n° 19-2022-084 du 8 septembre 2022, à l'effet de signer " tous les actes administratifs relatifs au séjour et à la police des étrangers () ". Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté du 17 octobre 2022 manque en fait et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée () ".
6. La décision litigieuse portant obligation de quitter le territoire comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet de la Corrèze s'est fondé. Elle vise les textes dont l'administration a entendu faire l'application, et notamment l'article L. 611-1 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La décision mentionne les condamnations dont le requérant a fait l'objet ainsi que plusieurs éléments de sa situation personnelle et familiale. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision manque en fait et doit être écarté.
7. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué, qui mentionne les circonstances propres à la situation personnelle du requérant, ni des autres pièces du dossier, que le préfet de la Corrèze n'aurait pas procédé à un examen particulier et complet de la situation de l'intéressé. Ce moyen doit dès lors également être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
9. M. B, ressortissant algérien, est né le 29 avril 1993 à Mostaganem. Il est entré en France au mois d'octobre 2009 selon ses déclarations, et a fait l'objet de précédentes mesures portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour sur le territoire français le 25 novembre 2017, le 20 février 2020 et le 14 août 2021. M. B fait valoir qu'à la date de la décision attaquée, il résidait depuis plus de dix ans sur le territoire français, où il a développé des attaches familiales et amicales. Toutefois, la date de son entrée sur le territoire et la durée de son séjour en France, qui sont contestées par le préfet de la Corrèze, ne sont établies par aucune pièce du dossier. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que M. B est célibataire et sans enfant. Enfin, il a été condamné à plusieurs reprises à des peines d'emprisonnement en décembre 2017, en octobre 2018, en novembre 2018, en décembre 2018, en novembre 2019, en août 2020 et en septembre 2021. Dans ces conditions, la décision contestée n'a pas porté au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen tiré de ce que le préfet de la Corrèze aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".
11. M. B fait valoir qu'il a eu l'épaule cassée et qu'il doit se faire soigner. Toutefois, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'il ne pourrait recevoir les soins appropriés à son état de santé en Algérie. Le moyen doit, par suite, être écarté.
12. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 3° Lorsqu'elle envisage de retirer le titre de séjour dans le cas prévu à l'article L. 423-19 ; 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ".
13. Le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour est inopérant à l'encontre d'une décision obligeant un étranger à quitter le territoire français dès lors que, en application de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ladite commission n'est compétente que lorsque l'autorité administrative envisage de refuser, dans certains cas, le séjour à un étranger. Or, en l'espèce, il est constant que la décision en litige n'a pas pour objet de refuser le séjour à l'intéressé qui n'a pas demandé de titre de séjour. Au demeurant, il ressort des motifs précédemment énoncés que M. B n'établit par aucune pièce du dossier qu'il serait entré en France en 2009, ni même en 2011, et qu'il se serait maintenu sur le territoire depuis cette date. Le moyen tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour doit être écarté.
Sur la légalité de la décision portant refus d'accorder un délai de départ volontaire :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision portant refus d'accorder un délai de départ volontaire serait illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire sur laquelle elle est fondée, ne peut qu'être écarté.
15. En deuxième lieu, l'arrêté vise les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise les faits retenus par le préfet de la Corrèze pour caractériser le risque de soustraction à l'éloignement. Ce faisant, l'autorité préfectorale a suffisamment motivé le refus de délai de départ volontaire.
16. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux retenus aux points 4 à 13 du présent jugement, il convient d'écarter, pour la décision refusant un délai de départ volontaire, les moyens tirés d'une incompétence de l'auteur de l'acte, d'un défaut d'examen sérieux et particulier de la situation du requérant, d'un défaut de saisine de la commission du titre de séjour et d'une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
17. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination serait illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire sur laquelle elle est fondée, ne peut qu'être écarté.
18. En deuxième lieu, l'arrêté mentionne que M. B est de nationalité algérienne et qu'il n'établit ni n'allègue qu'il serait susceptible de courir un risque d'être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Ce faisant, l'autorité préfectorale a suffisamment motivé la décision fixant le pays de destination.
19. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux retenus aux points 4 à 13 du présent jugement, il convient d'écarter, pour la décision fixant le pays de destination, les moyens tirés d'une incompétence de l'auteur de l'acte, d'un défaut d'examen sérieux et particulier de la situation du requérant, d'un défaut de saisine de la commission du titre de séjour et d'une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
20. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
21. En premier lieu, l'arrêté mentionne les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les considérations de fait sur lesquels le préfet de la Corrèze s'est fondé pour édicter une interdiction de retour d'une durée de trois ans, notamment la situation personnelle du requérant, les précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet de la gravité et la répétitivité des faits commis. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
22. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français serait illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire sur laquelle elle est fondée, ne peut qu'être écarté.
23. En troisième lieu, M. B soutient que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français serait entachée d'une méconnaissance de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, le moyen n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé et, doit, par suite, être écarté.
24. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux retenus aux points 4 à 12 du présent jugement, il convient d'écarter, pour la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, les moyens tirés d'une incompétence de l'auteur de l'acte, d'un défaut d'examen sérieux et particulier de la situation du requérant, d'un défaut de saisine de la commission du titre de séjour et d'une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
25. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B contre l'arrêté du 17 octobre 2022 par lequel le préfet de la Corrèze l'a obligé à quitter le territoire français sans délai à compter de sa date de libération, a fixé le pays de renvoi et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de trois ans doivent être rejetées, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que ses conclusions présentées au titre des frais liés au litige.
D E C I D E
Article 1er: M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2: Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3: Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Granger et au préfet de la Corrèze.
Limoges, le 27 octobre 2022 à 14h00
Le magistrat désigné,
N. D
Le greffier,
M. C
La République mande et ordonne au
Préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour Le Greffier en chef,
Le Greffier
M. C
No 2201500
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026