vendredi 27 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2201587 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 5 novembre 2022, le 8 août 2023 et le 14 août 2023, M. C A demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 10 août 2022 par laquelle Pôle emploi a prononcé sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée d'un mois ;
2°) de condamner l'Etat aux entier dépens.
Il soutient que :
- les écritures en défense ne sont pas recevables ;
- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation et est disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 août 2023, Pôle emploi Nouvelle Aquitaine conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Le président a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Chambellant, rapporteure,
- et les observations de M. A.
Une note en délibéré présentée par M. A a été enregistrée le 17 décembre 2024 et n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi depuis 2007. Le 7 juin 2022, il a été convoqué à une réunion d'information avec son conseiller le 15 juin 2022 par l'agence Pôle emploi devenue France Travail au 1er janvier 2024. L'intéressé ne s'est pas présenté au rendez-vous. Un nouveau rendez-vous lui a été fixé au 20 juillet 2022 auquel M. A ne s'est à nouveau pas présenté. Le 25 juillet 2022, Pôle emploi a adressé un avertissement à M. A l'informant de son intention de prononcer sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi. Par une décision du 10 août 2022, Pôle emploi a prononcé sa radiation pour un délai d'un mois. L'intéressé a contesté cette décision par un recours rejeté par l'administration le 1er septembre 2022. Par la présente requête, M. A sollicite l'annulation de la décision du 10 août 2022.
Sur la recevabilité du mémoire en défense :
2. En vertu de l'article 11 de la décision NAq n° 2023-17 DS PTF du 26 avril 2023, publiée au bulletin officiel de Pôle emploi n°2023-24 du 2 mai 2023, la juriste au sein du service gestion des droits de la direction métier, Mme D B, avait délégation pour signer " les actes nécessaires pour agir en justice au nom de Pôle emploi (), devant toute juridiction en demande et en défense, se rapportant à des décisions de Pôle emploi Nouvelle Aquitaine ou à des faits ou actes intéressant la direction régionale ", en matière de placement et gestion des droits des demandeurs d'emploi. Par suite, l'exception d'irrecevabilité de ce mémoire en défense ne peut être accueillie.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 5412-1 du code du travail applicable au litige : " Est radiée de la liste des demandeurs d'emploi, dans des conditions déterminées par un décret en Conseil d'Etat, la personne qui : () sans motif légitime : c) Est absente à un rendez-vous avec les services et organismes mentionnés à l'article L. 5311-2 ou mandatés par ces services et organismes () ".
4. Pour prononcer la radiation de M. A de la liste des demandeurs d'emploi, Pôle emploi s'est fondée sur la circonstance qu'il ne s'est pas présenté à deux rendez-vous fixés par ses services le 15 juin 2022 et le 20 juillet et pour lesquels il a été prévenu respectivement le 7 juin 2022 et le 1er juillet 2022. Pour justifier de son absence, l'intéressé indique qu'" au regard de ma situation administrative actuelle qui rend toute démarche classique vouée à l'échec, il serait contreproductif de me présenter à cet entretien ". M. A qui se limite à soutenir que la décision de radiation est motivée par des raisons étrangères tendant à faire baisser les chiffres du chômage, ne conteste pas utilement le motif de radiation. Par conséquent, et dès lors qu'il ne produit aucun élément permettant de justifier de ses absences, il n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 10 août 2022.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais du litige et aux dépens
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à France travail Nouvelle Aquitaine.
Délibéré après l'audience du 17 décembre 2024 où siégeaient :
- M. Revel, président,
- M. Christophe, premier conseiller,
- Mme Chambellant, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 décembre 2024.
La rapporteure,
J. CHAMBELLANT
Le président,
F-J. REVEL
La greffière,
M. E
La République mande et ordonne
à la ministre du travail et de l'emploi en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la Greffière en Chef,
La Greffière,
M. E
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026