LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2201599

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2201599

vendredi 12 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2201599
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 novembre 2022, Mme A C, représentée par Me Douniès, demande au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du jury du 9 septembre 2022 par laquelle elle n'a pas été admise au diplôme d'Etat d'aide-soignant au titre de la session 2022, ensemble la liste des admis à ce diplôme au titre de cette session ;

2°) d'enjoindre à la directrice régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités Nouvelle-Aquitaine de réexaminer sa situation, d'annuler son premier stage obligatoire et de prendre une nouvelle délibération prononçant son admission, le tout dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les notes et appréciations portées sur l'évaluation de son stage au sein du service gynécologie du CHU de Limoges reflètent le harcèlement moral dont elle y a fait l'objet et ont faussé l'appréciation du jury sur ses compétences;

- elle est victime d'une rupture d'égalité avec les autres candidats.

Par un mémoire en défense, enregistrés le 8 août 2023, le préfet de la région Nouvelle Aquitaine conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'arrêté du 22 octobre 2005 relatif à la formation conduisant au diplôme d'aide-soignant ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Crosnier,

- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,

- et les observations de Me Faré, représentant Mme C.

Considérant ce qui suit :

1. Le 26 juin 2020, Mme A C a été admise à suivre la formation d'aide-soignante à l'institut de formation d'aide-soignant (IFAS) du centre hospitalier universitaire (CHU) de Limoges. A l'issue de son année de formation, elle n'a pas obtenu son diplôme mais a été admise à redoubler pour valider ses compétences manquantes en stage C1 " accompagnement d'une personne dans les activités de la vie quotidienne " et C8 " organisation du travail ". Après avoir effectué deux stages de rattrapage, le jury, par sa délibération du 9 septembre 2022, n'a pas prononcé son admission. Mme C demande au tribunal d'annuler cette délibération.

2. D'une part, aux termes de l'annexe 1 à l'arrêté du 22 octobre 2005 relatif à la formation conduisant au diplôme d'Etat d'aide-soignant alors applicable, l'évaluation des stages cliniques est ainsi définie " à chaque stage, les responsables de l'accueil et de l'encadrement de l'élève évaluent son niveau d'acquisition pour chacune des unités de compétences, sur la base du support d'évaluation prévu en annexe II du présent arrêté ; / pour chaque unité de compétences, le niveau de l'élève est évalué à partir de l'échelle de valeur définie dans la grille d'évaluation ; / au terme des six stages, l'équipe pédagogique réalise le bilan des acquisitions de l'élève en établissant le total obtenu à chaque unité de compétences ; / chaque compétence est validée si l'élève aide-soignant obtient une note au moins égale à la moyenne pour chacune d'elles. "

3. D'autre part, aux termes de l'article 22 du même arrêté : " Sont déclarés reçus au diplôme d'Etat d'aide-soignant les candidats qui ont validé l'ensemble des compétences liées à l'exercice du métier. / La liste des candidats reçus au diplôme d'Etat d'aide-soignant est établie par le jury. Celui-ci ne peut ajourner un candidat sans avoir consulté son dossier d'évaluation continue. / Le diplôme d'Etat d'aide-soignant est délivré par le directeur régional de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale aux candidats déclarés admis par le jury. () ".

4. Il résulte de ces dispositions que la liste des candidats reçus au diplôme d'Etat d'aide-soignant est établie par un jury souverain qui détermine cette liste après avoir procédé à l'examen des résultats obtenus par les candidats. S'il n'appartient pas au juge de l'excès de pouvoir de contrôler l'appréciation faite par un jury de la valeur des candidats, il lui appartient en revanche de vérifier que le jury a formé cette appréciation sans méconnaître les normes qui s'imposent à lui.

5. En l'espèce, Mme C qui a commencé sa formation d'aide-soignante en septembre 2020, a validé une partie importante des modules de formation à l'exception du module 3 " les soins " où elle a obtenu une note de 14/30, et les stages relatifs au module 1 " accompagnement d'une personne dans les activités de la vie quotidienne " et 8 " organisation du travail " pour lesquels elle a obtenu respectivement les notes de 9,56/20 et de 9,57/20. Elle a été admise à redoubler en septembre 2021 pour parfaire ses compétences et a ainsi pu valider le module 3 après avoir obtenu la note de 15/30. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'à l'issue des deux stages de rattrapage effectués respectivement au sein du service gynécologie du CHU de Limoges du 11 au 22 avril 2022 puis du 2 au 20 mai 2022 et dans l'unité de soins de longue durée de l'hôpital Chastaing à Limoges du 6 juin au 7 juillet 2022, la note de 6,67/20 lui a été attribuée au titre de chacun des modules 1 et 8. L'évaluation de sa maîtresse de stage et de sa tutrice du service gynécologie sur ces modules de compétences relèvent que " A est très lente dans ses soins. Elle manque d'assurance et de dextérité dans la réalisation des soins. Les règles d'hygiène ne sont pas acquises. Elle ne sait pas prioriser ses soins ni s'organiser. Elle n'a pas su identifier le rôle de chacun et ne transmet pas les informations au bon professionnel. "

6. En se bornant à soutenir, sans toutefois l'étayer, qu'elle a subi du harcèlement moral dans le cadre de son stage au sein du service gynécologie du CHU, alors même qu'un entretien s'est déroulé le 1er juin 2022 en présence des responsables de son stage dans ce service et sa formatrice référente à l'IFAS au cours duquel Mme C n'a pas évoqué cet élément et a reconnu les difficultés relevées à son encontre, il ne ressort pas des pièces du dossier que d'autres considérations que celles concernant la valeur des prestations de la requérante aient été prises en compte par le jury. Dès lors, Mme C qui n'est pas victime d'une rupture d'égalité avec les autres candidats n'est pas fondée à contester la décision par laquelle elle n'a pas été déclarée admise au diplôme d'Etat d'aide-soignant par la décision du jury du 9 juillet 2022 ni à demander l'annulation de la liste des candidats admis ce même jour à ce diplôme.

7. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er :La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 :Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au préfet de la région Nouvelle-Aquitaine.

Délibéré après l'audience du 2 juillet 2022, à laquelle siégeaient :

M. Artus, président,

M. Crosnier, premier conseiller,

M. Martha, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.

Le rapporteur,

Y. CROSNIER

Le président,

D. ARTUS La greffière,

M. B

La République mande et ordonne

au préfet de la région Nouvelle-Aquitaine en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour La Greffière en Chef

La Greffière

M. B

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions