mardi 4 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2201781 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MARTY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces enregistrées les 13 et 28 décembre 2022, Mme A E, représentée par Me Marty, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 août 2022 par laquelle la préfète de la Haute-Vienne, d'une part, a rejeté le recours gracieux qu'elle a formé à l'encontre de l'arrêté du 3 mars 2022 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi, d'autre part, a rejeté sa demande tendant à la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " privée et familiale " en raison de son état de santé ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour et de travail, ou de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision du 19 août 2022 a été prise à la suite d'un avis du collège de médecins de l'Ofii émis dans des conditions irrégulières ; la préfète ne fait pas mention de la composition du collège de médecins de l'Ofii et il est impossible de vérifier la régularité de cette composition, et notamment que le médecin rapporteur ne figurait pas dans le collège ; il " sera vérifié du caractère collégial de l'avis médical de l'Ofii, de l'identification des trois signataires, que l'avis a été rendu par le collège de l'Ofii dans un délai de trois mois à compter de la transmission par l'étranger du certificat médical établi par le médecin qui le suit habituellement ou par un médecin praticien hospitalier et que l'avis du collège de médecins de l'Ofii doit être suffisamment motivé " ;
- la préfète de la Haute-Vienne a méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la préfète de la Haute-Vienne a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 février 2023, la préfète de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non-fondée.
Mme E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Boschet a été entendu au cours de l'audience publique, à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Ressortissante arménienne née le 20 septembre 1951, Mme E est entrée sur le territoire français en 2016. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision du 31 juillet 2017 du directeur général de l'Ofpra, confirmée le 19 décembre 2017 par la CNDA. Le 14 mars 2019, la CNDA a rejeté comme irrecevable la demande de réexamen de la demande d'asile présentée par Mme E. Par une décision du 22 mars 2021, le préfet de la Haute-Vienne a refusé de faire droit à sa demande tendant à la délivrance d'une carte de séjour temporaire. Le 23 novembre 2021, Mme E a sollicité un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en raison de ses liens privés et familiaux. Par un arrêté du 3 mars 2022, la préfète de la Haute-Vienne a rejeté cette demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Par un courrier du 8 avril 2022, reçu le 13 avril 2022, Mme E a formé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté et a par ailleurs demandé la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " en raison de son état de santé. Le tribunal a rejeté le recours formé par l'intéressée à l'encontre de l'arrêté du 3 mars 2022 par un jugement n° 2200629 du 30 juin 2022. Par une décision du 19 août 2022, la préfète de la Haute-Vienne a rejeté tant le recours gracieux formé par Mme E que sa demande de délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé. Mme E demande l'annulation de cette décision du 19 août 2022.
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Selon l'article R. 425-12 de ce code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Le demandeur présente au service médical de l'office les documents justifiant de son identité. A défaut de réponse dans le délai de quinze jours, ou si le demandeur ne se présente pas à la convocation qui lui a été fixée, ou s'il n'a pas présenté les documents justifiant de son identité, le médecin de l'office établit son rapport au vu des éléments dont il dispose et y indique que le demandeur n'a pas répondu à sa convocation ou n'a pas justifié de son identité. Il transmet son rapport médical au collège de médecins. / Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. () ". En application de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical. Lorsque le demandeur n'a pas présenté au médecin de l'office ou au collège les documents justifiant son identité, n'a pas produit les examens complémentaires qui lui ont été demandés ou n'a pas répondu à la convocation du médecin de l'office ou du collège qui lui a été adressée, l'avis le constate. / L'avis est transmis au préfet territorialement compétent, sous couvert du directeur général de l'office. ". Enfin, l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 pris pour l'application des dispositions précitées dispose que : " () Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".
3. Premièrement, il ne résulte d'aucune de ces dispositions ni d'aucun principe que l'avis du collège de médecins de l'Ofii devrait porter mention du nom du médecin qui a établi le rapport médical, prévu par l'article R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et cité au point précédent, qui est transmis au collège de médecins de l'Ofii. Le préfet doit toutefois, lorsque le moyen tiré de l'irrégularité de la composition du collège de médecins est invoqué, apporter tout élément de nature à établir que le médecin ayant émis le rapport médical, prévu par cet article R. 425-12, n'a pas siégé au sein de ce collège. En l'espèce, la préfète de la Haute-Vienne produit, outre l'avis du 9 août 2022 du collège de médecins de l'Ofii, un bordereau de transmission de cet établissement qui permet d'établir que le médecin ayant rédigé le rapport médical relatif à l'état de santé de Mme E n'a pas siégé au sein du collège de médecins de l'Ofii qui a rendu cet avis. Les pièces produites attestent en outre de la présence des trois médecins prévus à l'article R. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'exclusion du médecin rapporteur.
4. Deuxièmement, la mention " après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'OFII émet l'avis suivant ", qui indique le caractère collégial de l'avis, fait foi jusqu'à preuve du contraire. Mme E n'apporte pas, en l'espèce, cette preuve contraire.
5. Troisièmement, contrairement à ce que soutient la requérante, l'avis du collège des médecins de l'Ofii indique, conformément aux exigences de motivation de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016, que si son état de santé nécessitait une prise en charge, son défaut n'était toutefois pas susceptible d'entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et qu'elle pouvait voyager sans risque vers son pays d'origine. Cet avis, qui n'avait pas à dresser la liste des documents ou informations sur lesquels le collège de médecins de l'Ofii s'est fondé, n'est donc entaché d'aucune insuffisance de motivation au regard des dispositions législatives et réglementaires applicables.
6. Quatrièmement, le dépassement du délai de trois mois fixé par l'article R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile entre la transmission du certificat médical et l'avis du collège médical n'est pas prescrit à peine de nullité et ne peut en tout état de cause être utilement invoqué par la requérante.
7. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'irrégularité de l'avis du 9 août 2022 du collège de médecins de l'Ofii, pris dans toutes ses branches, doit être écarté.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat ".
9. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Ofii venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
10. Pour refuser de délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " à Mme E en raison de son état de santé, la préfète de la Haute-Vienne s'est notamment fondée sur un avis du 9 août 2022 par lequel le collège de médecins de l'Ofii a estimé qu'un défaut de prise en charge médicale n'était pas susceptible d'entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité. S'il ressort des pièces du dossier que Mme E a déjà subi une opération de la hanche, qu'elle bénéficiait d'un suivi en raison d'une hypertension artérielle sévère, d'une ostéopénie, de la pose d'une prothèse à la hanche droite et un canal lombaire étroit et que, le 22 mars 2022, elle s'est vu prescrire un traitement consistant, pendant un mois, en la prise de Fénofibrate, Lévothyrox, Propranolol Teva, Hydrochlorothiazide, Valsartan, Dafalgan Codeine et Amlodipine, ni ces éléments, ni le certificat médical établi le 22 mars 2022 par le docteur D, médecin du sport, ne sont suffisants pour remettre sérieusement en cause l'avis émis le 9 août 2022 par le collège de médecins de l'Ofii, que la préfète de la Haute-Vienne s'est approprié. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
11. En troisième lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". L'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Pour l'application des dispositions et stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
12. Si Mme E est entrée en France en 2016, il ressort des pièces du dossier que sa demande d'asile a été définitivement rejetée par la CNDA, qu'elle a fait l'objet d'une décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour le 22 mars 2021 et qu'elle n'a jamais été titulaire d'une carte de séjour. Si son époux, dont elle était séparée, est décédé le 28 décembre 2021 en Arménie, la requérante n'établit pas, qu'à la date de la décision litigieuse, elle aurait été dépourvue d'attaches en Arménie, où elle a vécu la majeure partie de sa vie. En outre, le fait que ses enfants majeurs B et C résidaient régulièrement sur le territoire français et que deux de ses petits-enfants disposaient de la nationalité française n'était pas de nature à lui octroyer un droit au séjour. Par ailleurs, et ainsi qu'il a été dit au point 10, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un défaut de prise en charge médicale était susceptible d'entraîner, pour l'intéressée, des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Également, et en dépit de la durée de sa présence en France à la date de la décision litigieuse, Mme E ne justifiait pas d'une intégration notable dans ce pays. Dans ces conditions, et alors au demeurant qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que seuls ses enfants seraient à même de lui apporter l'aide dont elle indique avoir besoin, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, la préfète de la Haute-Vienne n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de Mme E au respect de sa vie privée et familiale. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent donc être écartés. Pour les mêmes motifs, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la préfète de la Haute-Vienne a commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 19 août 2022 de la préfète de la Haute-Vienne et, par voie de conséquence, les autres conclusions présentées par Mme E et son conseil doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A E, au préfet de la Haute-Vienne et à Me Marty.
Délibéré après l'audience du 21 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Revel, président,
M. Boschet, premier conseiller,
M. Christophe, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 février 2025.
Le rapporteur,
J.B. BOSCHET
Le président,
FJ. REVELLa greffière,
M. F
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la Greffière en Chef,
La Greffière
M. F
if
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026