mardi 22 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2300108 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL CHAGNAUD CHABAUD & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
I. Sous le n° 2300108, par une requête enregistrée le 20 janvier 2023, la société Auto Contrôle Quercy-Limousin, représentée par Me Lagrange, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 novembre 2022 par lequel la préfète de la Haute-Vienne a suspendu son agrément de contrôle technique au titre de l'établissement qu'elle exploite avenue Emile Labussière à Limoges pour une durée de 6 semaines, entre le 5 décembre 2022 et le 15 janvier 2023 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 octobre 2023, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
II. Sous le n° 2301278, par une requête enregistrée le 21 juillet 2023, la société Auto Contrôle Quercy-Limousin, représentée par Me Lagrange, demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser une somme de 8 767,11 euros hors taxe (HT) en réparation des préjudices qu'elle a subis à raison de l'illégalité fautive de l'arrêté du 28 juin 2022 par lequel son agrément de contrôle technique au titre de l'établissement situé avenue Emile Labussière à Limoges a été suspendu pour une durée de 15 jours du 18 au 31 juillet 2022.
Elle soutient, d'une part, que l'arrêté du 28 juin 2022, dont la légalité a été contestée dans le cadre du recours enregistré sous le n° 2201190 le 17 août 2022 est illégal, d'autre part, qu'en raison de cette illégalité fautive qui a eu pour effet d'interrompre le fonctionnement de son installation pour une durée de 15 jours, elle a subi un préjudice d'exploitation qu'elle évalue à la somme de 8 717,11 euros HT.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 novembre 2023, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non fondée.
III. Sous le n° 2301279, par une requête enregistrée le 21 juillet 2023, la société Auto Contrôle Quercy-Limousin, représentée par Me Lagrange, demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser une somme de 26 301,36 euros hors taxe (HT) en réparation des préjudices qu'elle a subis à raison de l'illégalité fautive de l'arrêté du 21 novembre 2022 par lequel la préfète de la Haute-Vienne a suspendu son agrément de contrôle technique au titre de l'établissement situé avenue Emile Labussière à Limoges pour une durée de 6 semaines, entre le 5 décembre 2022 et le 15 janvier 2023.
Elle soutient, d'une part, que l'arrêté du 21 novembre 2022 dont la légalité a été contestée dans le cadre du recours enregistré sous le n° 2300103 le 20 janvier 2023 est illégal, d'autre part, qu'en raison de cette illégalité fautive qui a eu pour effet d'interrompre le fonctionnement de son installation pour une durée de 6 semaines, elle a subi un préjudice d'exploitation qu'elle évalue à la somme de 26 301,36 euros HT.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 novembre 2023, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- l'arrêté du 18 juin 1991 relatif à la mise en place et à l'organisation du contrôle technique des véhicules dont le poids n'excède pas 3,5 tonnes ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Martha,
- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,
- les observations de M. D pour le préfet de la Haute-Vienne.
Considérant ce qui suit :
1.Par sa requête n° 2300108, la société Auto Contrôle Quercy Limousin demande l'annulation de l'arrêté du 21 novembre 2022 par lequel la préfète de la Haute-Vienne a suspendu son agrément pour le centre de contrôle technique qu'elle exploite 121 avenue Emile Labussière à Limoges, pour une durée de 6 semaines entre le 5 décembre 2022 et le 15 janvier 2023. Par sa requête n° 2301279, cette société demande, sur le fondement de l'illégalité fautive de l'arrêté du 21 novembre 2022, la condamnation de l'Etat à lui verser une somme de 26 301,36 euros en réparation de ses préjudices. Enfin, par sa requête n° 2301278, la société Auto Contrôle Quercy Limousin demande sur le fondement de l'illégalité fautive de l'arrêté du 28 juin 2022 portant suspension, pour une durée de 15 jours, de son agrément pour le même centre de contrôle technique, la condamnation de l'Etat à lui verser une somme de 8 767, 11 euros.
2.Les 3 requêtes susvisées concernent la situation d'un même centre de contrôle technique. Elles ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu d'y statuer par un même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3.Aux termes du IV de l'article R. 323-14 du code de la route : " L'agrément des installations de contrôle peut être suspendu ou retiré pour tout ou partie des catégories de contrôles techniques qu'il concerne si les conditions de bon fonctionnement des installations ou si les prescriptions qui leur sont imposées par la présente section ne sont plus respectées, et après que la personne bénéficiaire de l'agrément et le représentant du réseau de contrôle auquel les installations sont éventuellement rattachées ont pu être entendus et mis à même de présenter des observations écrites ou orales. () ". Aux termes de l'article 14 de l'arrêté du 18 juin 1991 relatif à la mise en place et à l'organisation du contrôle technique des véhicules dont le poids n'excède pas 3,5 tonnes, dans sa version applicable au litige : " Sans préjudice des dispositions réglementaires en vigueur relatives à la protection des travailleurs et de l'environnement, les installations de contrôle visées aux articles R. 323-13 à R. 323-15 du code de la route répondent aux exigences de l'annexe III du présent arrêté et comprennent des moyens techniques et informatiques permettant d'effectuer les contrôles décrits à l'annexe I, de recueillir les données relatives aux visites techniques effectuées et de les transmettre à l'Organisme technique central conformément aux dispositions du titre III du présent arrêté. Les conditions nécessaires à l'application du présent article sont définies aux annexes III et V du présent arrêté ". Aux termes de l'article 17-1 du même arrêté : " L'agrément du centre de contrôle peut être retiré ou suspendu pour tout ou partie des catégories de contrôles techniques couvertes par l'agrément, conformément aux dispositions du IV de l'article R. 323-14 du code de la route, par le préfet du département du centre. Les mesures de retrait ou suspension sont notamment applicables en cas de non-respect des articles R. 323-13 à R. 323-17 du code de la route. () ". Selon le point 2-1 de l'annexe V de l'arrêté du 18 juin 1991 modifié : " L'exploitant des installations d'un centre de contrôle doit s'assurer que les contrôleurs qui y exercent une activité possèdent une connaissance satisfaisante des prescriptions relatives aux contrôles qu'ils effectuent une pratique suffisante de ces contrôles (). En outre, selon le point 2-4 de l'annexe V de l'arrêté de ce même arrêté : " L'exploitant des installations d'un centre de contrôle vérifie que le prestataire visé à l'article 26-6 du présent arrêté possède une connaissance satisfaisante des prescriptions relatives aux contrôles qu'il effectue, maîtrise l'utilisation des équipements de contrôle, des applications informatiques et du système qualité du centre. Cette vérification fait l'objet d'un enregistrement qui est conservé avec les autres documents visés au point 6 de la présente annexe".
4.Il résulte de l'instruction que, pour prendre l'arrêté en litige, la préfète qui s'est notamment fondée sur un rapport de visite de surveillance des services de la Dreal Nouvelle-Aquitaine du 19 août 2022, a fait état de 14 non-conformités relatives à l'installation dont M. C A assure l'exploitation et de 46 non-conformités concernant le contrôleur M. G B. Parmi ces non-conformités, ont été explicitement relevées, au titre des insuffisances concernant les procédures de contrôle, l'absence de compte-rendu de revues de direction prévue au point 1 de l'annexe V de l'arrêté du 18 juin 1991, pour l'année 2021, l'absence de prise de connaissances des statistiques par l'exploitant et les contrôleurs depuis mars 2022 et pour celles éditées avant cette période, l'absence de conclusion ou action corrective ou curative, alors même qu'il est constaté une disparité importante entre le taux de contre-visite de M. B et d'un autre contrôleur exerçant dans le même centre sur l'année 2022, l'absence d'analyse et de traitement des compteurs d'exception de niveau 3 et 2 depuis mars 2022 et, pour ceux traités avant cette période, l'absence d'action corrective ou curative, les compteurs d'exception de niveau 3 résultant d'anomalies liées au contrôle et affectant le résultat du contrôle. D'autre part, a également été retenue la méconnaissance des procédures de contrôle par M. B, contrôleur, auquel il est notamment reproché d'avoir omis de relever une défaillance critique et 6 défaillances majeures en lien direct avec la sécurité routière.
En ce qui concerne les faits justifiant la mesure de suspension d'agrément :
S'agissant des insuffisances concernant l'organisation des procédures de contrôle au sein du centre :
5.En premier lieu, l'annexe V relatif à l'organisation des installations de contrôle précise dans son point 1.1 que : " Chaque centre de contrôle met en place et applique un ensemble d'actions préétablies et systématiques nécessaires pour garantir le niveau des prestations effectuées. Cet ensemble de dispositions figure dans le cahier des charges et est établi par référence à la norme NF EN ISO/CE1 17020 : 2072 ". Le paragraphe I. 5.e du chapitre III de l'annexe VII relatif à un centre de contrôle non rattaché à un réseau agréé précise que " Le cahier des charges visé au 2ème alinéa du I de l'article R. 323-14 du code de la route comprenant notamment : e) Les procédures internes du centre de contrôle permettant de s'assurer du respect des prescriptions du I de l'article R323-14 du code de la route susvisé, ainsi que du paragraphe 1er du chapitre II du titre II du présent arrêté, et notamment :- Agrément et habilitation d'un contrôleur technique/ Organisation de la formation et qualification des contrôleurs techniques/ Maîtrise du logiciel de contrôle technique/ Intégrité, sécurité et maintenance du système informatique/ Gestion, entretien et maintenance du matériel de contrôle/ Transmission des données relatives aux contrôles techniques effectués/ Exploitation des indicateurs fournis par l'organisme technique central/ Audit des installations de contrôle et des contrôleurs Audit des installations de contrôle et des contrôleurs/ Gestion et archivage des procès-verbaux de contrôle technique/ Organisation et déroulement des contrôles techniques/ Méthodes alternatives d'essais en cas d'impossibilité de contrôle/ Traitement des voies de recours amiables offertes au public/ Gestion de la base documentaire des textes réglementaires et de leurs évolutions/ Gestion de l'outillage spécifique gaz, pour les centres concerné/ Gestion et archivage des procès-verbaux de contrôle technique/ Organisation et déroulement des contrôles techniques/ Méthodes alternatives d'essais en cas d'impossibilité de contrôle/ Traitement des voies de recours amiables offertes au public/ Gestion de la base documentaire des textes réglementaires et de leurs évolutions/ Gestion de l'outillage spécifique gaz, pour les centres concernés ".
6.Il n'est pas sérieusement contesté que les dernières statistiques concernant les contrôles réalisés par les différents contrôleurs du centre datent du mois de février 2022, date correspondant à la fin du contrat de M. F, responsable qualité, alors qu'à compter du départ de ce dernier et en l'absence de son remplacement, il appartenait à M. A d'assurer ou de faire assurer une continuité de ce suivi statistique dans le but de satisfaire aux obligations résultant des dispositions citées au point 5.
7.En deuxième lieu, selon la procédure qualité PR07 dont il n'est pas utilement contesté et dont il ressort des pièces du dossier qu'il appartient à l'exploitant de la fournir au moment du dépôt de la demande d'agrément initiale : " Les non-conformités critiques (par exemple les compteurs d'exception de niveau 3) font l'objet d'une action corrective précisant les causes et les actions curatives mises en œuvre pour y remédier. L'enregistrement de toutes les non-conformités et des actions correctives est tenu à jour par le responsable qualité selon la fiche 421 ".
8.Il résulte de l'instruction que l'enregistrement des actions correctives n'a pu être présenté le jour de la visite de contrôle et n'était pas présent dans le classeur " qualité et compteur d'exception " où le dernier traitement des compteurs d'exception concernait les compteurs du mois de février 2022. Si l'exploitant a produit un tableau récapitulatif à l'appui de son courrier à la préfète du 21 novembre 2022 sur le modèle de la fiche 421, il reconnait ne pas avoir été en mesure de présenter ce document lors de la visite de surveillance des agents de la Dreal et il résulte de l'instruction, notamment du rapport de cette visite que le traitement des compteurs d'exception n'a pas été réalisé depuis le mois de mars 2022, " aucune action curative ou corrective " n'ayant été effectivement mise en œuvre de sorte que plusieurs défaillances, faisant notamment l'objet des compteurs n° 701 et 702, concernant des contrôles opérés par M. B, se sont reproduites à plusieurs reprises.
9. En troisième lieu, si le préfet reproche à la SAS requérante l'absence de revues de direction pour l'année 2021, il résulte de l'instruction, notamment des pièces transmises par la SAS à la préfecture le 7 octobre 2022 que ces revues de direction ont été communiquées par l'établissement demandeur postérieurement à la première visite de contrôle réalisée le 15 décembre 2021. Par suite, au vu de ces pièces dont la teneur n'est pas contestée et alors au demeurant que pour l'année 2022 il ressort de ces mêmes pièces que des réunions bilan mensuelles sont organisées avec les contrôleurs, c'est à tort que le préfet a retenu ce grief à l'encontre de la société requérante pour fonder sa décision du 21 novembre 2022.
S'agissant de la mise en œuvre des contrôles par M. B, contrôleur :
10. Les dispositions précitées du IV de l'article R. 323-14 du code de la route habilitent l'administration à retirer ou suspendre l'agrément d'une installation d'un centre de contrôle en cas de méconnaissance des conditions de bon fonctionnement des installations ou des prescriptions qui leur sont imposées. Des manquements graves relevés à l'encontre de contrôleurs révèlent par eux-mêmes des défaillances du réseau à organiser et mettre en œuvre le contrôle technique dans des conditions conformes à la réglementation applicable et sont, dès lors, de nature à affecter le bon fonctionnement de l'installation. Par suite, le préfet peut légalement se fonder sur de tels manquements pour suspendre provisoirement l'agrément d'une installation de contrôle, alors même que, en application du IV de l'article R. 323-18 du code de la route, ces manquements peuvent également justifier la suspension de l'agrément du contrôleur qui en est personnellement responsable.
11. Il résulte de l'instruction que lors de la visite de surveillance du 19 août 2022, la supervision par l'agent de la Dreal du contrôle réalisé par M. B a mis en évidence, d'une part, qu'une défaillance critique et 6 défaillances majeures n'avaient pas été relevées par ce contrôleur lors d'un contrôle réalisé sur un véhicule, d'autre part, que M. B a omis la vérification de plusieurs points de contrôle réglementaire sur un véhicule, concernant notamment le système de freinage, les essuie-glaces avant, les feux de brouillard arrière, l'état des pneumatiques, l'avertisseur sonore, en présence des agents de la Dreal. Il résulte également de l'instruction et n'est d'ailleurs pas sérieusement contesté que M. B a omis de mesurer à 28 reprises le rabattement des feux antibrouillard, " dont 9 sur la période du 1er août au 18 août 2022 ". Dans ces conditions, les manquements commis par M. B en sa qualité de contrôleur technique et qui n'ont pas été détectés par l'exploitant en raison du suivi insuffisant d'un certain nombre de documents obligatoires devant être présentés aux contrôleurs de la Dreal, quand bien même le grief relatif à la tenue des revues de direction ne pouvait être retenu, sont établis et révèlent la défaillance de l'exploitant à mettre en œuvre le contrôle technique dans les conditions conformes à la réglementation en vigueur.
12. Il résulte de ce qui précède, sans que l'entreprise requérante ne puisse utilement se prévaloir de l'existence d'une faute individuelle de M. B ni de la circonstance que ce dernier a été licencié après la visite de surveillance du 19 août 2022, que la préfète de la Haute-Vienne était fondée, en application des dispositions du IV de l'article R. 323-14 du code de la route et de ce qui a été dit au point 10, à suspendre l'agrément de la société Auto Contrôle Quercy Limousin.
En ce qui concerne le quantum de la sanction administrative prononcée :
13. Au vu du nombre et de la nature des non-conformités relevées et alors que par une décision du 28 juin 2022, la préfète, sur la base de 8 non conformités relatives à cette même installation et 27 non conformités concernant directement les contrôles de supervision réalisés à l'encontre d'un contrôleur présent, avait infligé une sanction de suspension d'agrément pour une durée de quinze jours, cette même autorité était fondée à estimer que les nouveaux manquements retenus après la visite de la Dreal du 19 août 2022, lesquels étaient de nature à gravement remettre en cause la qualité des contrôles qui étaient effectués dans l'installation de contrôle technique relevant de la responsabilité de M. A, son gérant, et par conséquent la sécurité des véhicules qui y étaient examinés comme celle des usagers de la route, justifiaient une suspension de l'agrément de l'installation en cause dans le présent litige pour une durée de six semaines, sans entacher cette décision de disproportion.
Sur les conclusions aux fins indemnitaires :
14. D'une part, aucune illégalité fautive n'entachant l'arrêté du 21 novembre 2022, les conclusions indemnitaires présentées dans la requête n° 2101279 ne peuvent qu'être rejetées.
15. D'autre part, par un jugement du 2 juillet 2024 passé en force de chose jugée, le tribunal a rejeté la requête n° 2201190 par laquelle la société Auto Contrôle Quercy-Limousin contestait la légalité de l'arrêté du 28 juin 2022 par lequel la préfète de la Haute-Vienne a suspendu son agrément de contrôle technique au titre de son installation située 121 avenue Emile Labussière à Limoges pour une durée de quinze jours. Par suite, et alors que la société dans sa requête n° 2301278 se borne à se prévaloir de l'illégalité de cette décision et de " son annulation à venir ", il y a lieu, en tout état de cause, de rejeter les conclusions indemnitaires présentées dans cette dernière requête.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes présentées par la société Auto Contrôle Quercy-Limousin doivent être rejetées, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761- 1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er:Les requêtes nos 2300108, 2301278, 2301279 de la société Auto Contrôle Quercy Limousin sont rejetées.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à la société Auto Contrôle Quercy Limousin et au préfet de la Haute-Vienne.
Délibéré après l'audience du 8 octobre 2024 où siégeaient :
- M. Artus, président,
- M. Martha, premier conseiller,
- M. Gillet, conseiller
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 octobre 2024.
Le rapporteur,
F. MARTHA
Le président,
D. ARTUS
La greffière,
M. E
La République mande et ordonne
au ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention de risques en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef,
La greffière,
M. E
2, 2301278, 2301279
jb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026