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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2300177

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2300177

jeudi 30 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2300177
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre
Avocat requérantMARTY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces enregistrées les 3 et 17 février 2023, M. C D B, représenté par Me Marty, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 novembre 2022 par lequel la préfète de la Haute-Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre à la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour et de travail, subsidiairement de prendre une nouvelle décision, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :

- cette décision est entachée d'un vice de procédure ; la préfète ne fait pas mention de la composition du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) qui a examiné sa demande de titre de séjour en raison de son état de santé et il est impossible de vérifier la régularité de cette composition, notamment en ce que le médecin rapporteur ne figure pas dans ce collège ; il sera vérifié du caractère collégial de l'avis médical de l'Ofii, de l'identification des trois signataires, que l'avis a été rendu par le collège de l'Ofii dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical établi par le médecin qui le suit habituellement ou par un médecin praticien hospitalier et que l'avis est suffisamment motivé ;

- cette décision méconnaît le 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- cette décision méconnaît le 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle.

En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi :

- ces décisions sont entachées d'un défaut de base légale en raison de l'illégalité du refus de séjour sur lequel elles se fondent ;

- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 mars 2023, la préfète de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non-fondée.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 janvier 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ou représentée.

Considérant ce qui suit :

1. Ressortissant algérien né en 1963, M. B déclare être entré en France en 2007. Il a fait l'objet de deux arrêtés des 9 juin 2010 et 23 février 2021 du préfet des Bouches-du-Rhône lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le 29 avril 2022, il a déposé à la préfecture de la Haute-Vienne une demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", d'une part, en raison de sa résidence en France depuis plus de dix ans, d'autre part, en raison de son état de santé. Par un arrêté en date du 16 novembre 2022, la préfète de la Haute-Vienne a refusé de faire droit à cette demande, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. M. B demande l'annulation de cet arrêté.

Sur la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Selon l'article R. 425-12 de ce code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Le demandeur présente au service médical de l'office les documents justifiant de son identité. A défaut de réponse dans le délai de quinze jours, ou si le demandeur ne se présente pas à la convocation qui lui a été fixée, ou s'il n'a pas présenté les documents justifiant de son identité, le médecin de l'office établit son rapport au vu des éléments dont il dispose et y indique que le demandeur n'a pas répondu à sa convocation ou n'a pas justifié de son identité. Il transmet son rapport médical au collège de médecins. / Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. () ". En application de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical. Lorsque le demandeur n'a pas présenté au médecin de l'office ou au collège les documents justifiant son identité, n'a pas produit les examens complémentaires qui lui ont été demandés ou n'a pas répondu à la convocation du médecin de l'office ou du collège qui lui a été adressée, l'avis le constate. / L'avis est transmis au préfet territorialement compétent, sous couvert du directeur général de l'office. ". Enfin, l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 pris pour l'application des dispositions précitées dispose que : " () Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".

3. Premièrement, il ne résulte d'aucune de ces dispositions ni d'aucun principe, que l'avis du collège de médecins de l'Ofii devrait porter mention du nom du médecin qui a établi le rapport médical, prévu par l'article R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et cité au point précédent, qui est transmis au collège de médecins de l'Ofii. Le préfet doit toutefois, lorsque le moyen tiré de l'irrégularité de la composition du collège de médecins est invoqué, apporter tout élément de nature à établir que le médecin ayant émis le rapport médical, prévu par cet article R. 425-12, n'a pas siégé au sein de ce collège. En l'espèce, la préfète de la Haute-Vienne produit, outre l'avis du 11 juillet 2022 du collège de médecins de l'Ofii, un bordereau de transmission de cet établissement qui permet d'établir que le médecin ayant rédigé le rapport médical relatif à l'état de santé de M. B n'a pas siégé au sein du collège de médecins de l'Ofii qui a rendu l'avis susmentionné. Les pièces produites attestent en outre de la présence des trois médecins prévus à l'article R. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'exclusion du médecin rapporteur, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision de refus de titre de séjour est entachée de ce premier vice de procédure.

4. Deuxièmement, la mention " après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'Ofii émet l'avis suivant ", qui indique le caractère collégial de l'avis, fait foi jusqu'à preuve du contraire. M. B n'apporte pas, en l'espèce, cette preuve contraire.

5. Troisièmement, contrairement à ce que soutient le requérant, l'avis du collège des médecins de l'Ofii a indiqué, conformément aux exigences de motivation de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016, que si l'état de santé de M. B nécessitait une prise en charge dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il pouvait bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine et y voyager sans risque, et n'avait pas à dresser la liste des documents ou des informations sur lesquels il était fondé. Cet avis n'est donc entaché d'aucune insuffisance de motivation au regard des dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

6. Quatrièmement, le dépassement du délai de trois mois fixé par l'article R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile entre la transmission du certificat médical et l'avis du collège médical n'est pas prescrit à peine de nullité et ne peut en tout état de cause être utilement invoqué par le requérant.

7. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'irrégularité de l'avis du collège de médecins de l'Ofii, pris dans toutes ses branches, doit être écarté.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays ".

9. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Ofii venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

10. Pour refuser de délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " à M. B en raison de son état de santé, la préfète de la Haute-Vienne s'est notamment fondée sur un avis du 11 juillet 2022 du collège de médecins de l'Ofii qui a estimé qu'un défaut de prise en charge médicale était susceptible d'entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'il pouvait effectivement bénéficier d'un traitement approprié en Algérie. Les seuls éléments apportés par M. B, qui a levé le secret médical, ne sont pas suffisants pour établir que, pour ce qui concerne ses graves troubles psychiatriques justifiant actuellement un traitement par Lyrica, Mirtazapine et Deroxat, il ne pourrait effectivement bénéficier de ces médicaments ou de molécules aux effets équivalents dans son pays d'origine. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que la préfète de la Haute-Vienne aurait fait une inexacte application des stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 doit être écarté.

11. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant ".

12. En ce qui concerne l'année 2013, M. B se borne à produire une attestation d'hébergement établie le 21 janvier 2020 par le directeur de l'association " L'ETAPE " pour la période du 4 août 2013 au 27 février 2014, ainsi qu'une attestation établie le 19 mars 2018 par l'association " Médecins du Monde " mentionnant sans aucune précision trois " rencontres " avec le requérant les 26 février, 27 août et 16 octobre 2013. En ce qui concerne l'année 2014, M. B produit uniquement un courrier du 25 février 2014 d'un médecin de l'AP-HM faisant état d'une consultation à raison d'une raideur du genou gauche et d'une proposition d'intervention le " 27 mars prochain ". En ce qui concerne l'année 2016, l'intéressé produit un courrier strictement identique de ce médecin de l'AP-HM, daté cette fois du 25 février 2016, ainsi qu'une ordonnance établie le 15 décembre 2016 par un médecin généraliste, pour notamment de l'Ibuprofen et du Doliprane, qui ne mentionne pas l'identité du patient au bénéfice duquel elle a été prescrite. En ce qui concerne l'année 2017, le requérant se contente de verser une attestation d'hébergement non datée établie par un tiers pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2017 et une ordonnance établie le 29 janvier 2017 par un médecin généraliste. Dès lors que ces seuls éléments produits ne sont pas suffisants pour établir que M. B avait sa résidence habituelle en France au titre des années 2013, 2014, 2016 et 2017, le moyen tiré de ce qu'à la date de l'arrêté en litige, l'intéressé aurait justifié résider en France depuis plus de dix ans et qu'il entrait ainsi dans le champ du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 doit, sans qu'il y ait lieu de se prononcer sur le caractère probant des pièces versées au dossier pour les autres années, être écarté.

13. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".

14. Si M. B se prévaut de ce qu'il est entré en France en 2007, il résulte de ce qui a été indiqué au point 12 qu'il ne peut être regardé comme justifiant de sa résidence continue sur le territoire français depuis cette année. Il ressort en outre des pièces du dossier qu'il s'est maintenu en situation irrégulière malgré deux mesures d'éloignement prononcées à son encontre les 9 juin 2010 et 23 février 2021 par le préfet des Bouches-du-Rhône. En outre, s'il fait état de la présence d'un frère en situation régulière vivant à Marseille, il ne démontre pas, par les seules pièces qu'il produit, l'ancienneté et l'intensité des liens entretenus avec lui. En dépit de l'ancienneté alléguée de sa présence en France, le requérant ne fait état d'aucune intégration notable dans ce pays. Par ailleurs, il ressort des termes non-contestés de l'arrêté en litige que M. B n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où vivent notamment son épouse, ses deux enfants, ainsi que la majorité de ses frères et sœurs. Dans ces conditions, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, la préfète de la Haute-Vienne n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision qui lui refuse la délivrance d'un titre de séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

15. Il résulte de ce qui a été indiqué précédemment que les moyens tirés, d'une part, par voie d'exception, de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut de base légale en raison de l'illégalité du refus de séjour sur lequel elle se fonde, d'autre part, de ce que cette mesure d'éloignement méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur la situation de M. B doivent être écartés.

16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation et, par voie de conséquence, les autres conclusions présentées par M. B, doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er: La requête de M. B est rejetée.

Article 2:Ce jugement sera notifié à M. C D B, à Me Marty et à la préfète de la Haute-Vienne.

Délibéré après l'audience du 16 mars 2023 où siégeaient :

- M. Artus, président,

- M. Martha, premier conseiller,

- M. Boschet, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mars 2023.

Le rapporteur,

J.B. A

Le président,

D. ARTUS

Le greffier,

G. JOURDAN-VIALLARD

La République mande et ordonne

à la préfète de la Haute-Vienne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef

Le Greffier

G. JOURDAN-VIALLARD

mf

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