mardi 28 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2300475 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE A SLIMANI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 mars et 14 avril 2023, l'Union départementale des associations familiales (Udaf) du Loir-et-Cher, agissant en qualité de tutrice de Mme B A, demande au tribunal d'annuler la décision du 25 janvier 2023 par laquelle le président du conseil départemental de l'Indre a refusé la prise en charge des frais d'hébergement de Mme B A.
Elle soutient que :
- le juge des tutelles de Châteauroux lui a confié, le 4 août 2022, la tutelle de Mme A ;
- Mme A a été admise en unité de soins de longue durée (USLD) à Blois le 20 avril 2022 ;
- le médecin chef de service du conseil départemental de l'Indre a délivré à Mme A un certificat médical accordant une dérogation d'âge pour l'entrée en établissement pour personnes âgées dépendantes ;
- la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l'Indre ne pouvait pas, sans méconnaître sa compétence, prononcer l'orientation de Mme A vers une maison d'accueil spécialisée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 juin 2023, le département de l'Indre conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par l'UDAF du Loir-et-Cher ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. D en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
M. D a présenté son rapport au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ou représentée et à l'issue de laquelle a été prononcée la clôture d'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. L'Union départementale des associations familiales (Udaf) du Loir-et-Cher, agissant en qualité de tutrice de Mme B A, demande l'annulation de la décision du 25 janvier 2023 par laquelle le président du conseil départemental de l'Indre a refusé la prise en charge des frais d'hébergement de Mme B A en unité de soins de longue durée à Blois.
2. D'une part, en vertu du premier alinéa de l'article L. 113-1 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne âgée de soixante-cinq ans, privée de ressources suffisantes peut bénéficier, soit d'une aide à domicile, soit d'un accueil chez des particuliers ou dans un établissement ". Le premier alinéa de l'article L. 231-4 de ce code dispose que : " Toute personne âgée qui ne peut être utilement aidée à domicile peut être accueillie, si elle y consent, dans des conditions précisées par décret, () dans un établissement de santé ou une maison de retraite publics () ". Aux termes de l'article L. 344-1 dudit code : " Dans les établissements ou services destinés à recevoir les personnes handicapées adultes n'ayant pu acquérir un minimum d'autonomie et dont l'état nécessite une surveillance médicale et des soins constants, les frais d'accueil et de soins sont pris en charge au titre de l'assurance maladie ".
3. D'autre part, lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne en matière d'aide ou d'action sociale, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision, en fixant alors lui-même tout ou partie des droits de l'intéressé et en le renvoyant, au besoin, devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation pour le surplus, sur la base des motifs de son jugement.
4. En premier lieu, le moyen soulevé par la requérante tiré de ce que la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Indre ne pouvait, sans méconnaître sa compétence, prononcer l'orientation de Mme A vers une maison d'accueil spécialisée, porte sur un vice propre affectant la décision attaquée, sur lequel il n'appartient pas au juge de l'aide sociale, juge de plein contentieux, de se prononcer. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté comme inopérant.
5. En second lieu, en se bornant à indiquer que le médecin chef de service du conseil départemental de l'Indre a délivré à Mme A, âgée de 55 ans au jour de sa demande de prise en charge, un certificat médical accordant une dérogation d'âge pour l'entrée en établissement pour personnes âgées dépendantes, l'Udaf ne conteste pas utilement le motif qui lui est opposé tiré de ce que Mme A nécessite une prise en charge au titre de l'assurance maladie en application des dispositions de l'article L. 344-1 du code de l'action sociale et des familles alors qu'au demeurant il n'est pas contesté que cette dernière est hébergée en unité de soins de longue durée à Blois pour convenances personnelles.
6. Il résulte de ce qui précède que la requête de l'Udaf du Loir-et-Cher, agissant en qualité de tutrice de Mme B A, doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de l'Udaf du Loir-et-Cher, agissant en qualité de tutrice de Mme B A, est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à l'Union départementale des associations familiales (UDAF) du Loir-et-Cher et au département de l'Indre.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 janvier 2025.
Le magistrat désigné,
A. D
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne
au préfet de l'Indre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour La Greffière en Chef
La Greffière
M. C
if
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026