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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2300570

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2300570

jeudi 15 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2300570
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationJUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET
Avocat requérantMARTY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 avril 2023, Mme B A épouse C, représentée par Me Marty, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 16 mars 2023 par lequel la préfète de la Haute-Vienne lui a retiré son attestation de demande d'asile, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de départ volontaire d'un mois, a fixé le pays de renvoi de cette mesure d'éloignement et lui a interdit le retour en France pendant un an ;

3°) d'enjoindre à la préfète de la Haute-Vienne de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer un récépissé jusqu'à ce qu'elle ait à nouveau statué sur sa situation ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, à défaut d'admission à l'aide juridictionnelle totale, sur le seul fondement dudit article L. 761-1.

Elle soutient que :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination :

- l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination ne pouvaient intervenir sans examen de la demande de titre de séjour qu'elle avait présentée le 26 août 2022 ; à défaut de cet examen, sa situation n'a pas été examinée de manière complète et les décisions en litige sont intervenues à l'issue d'une instruction irrégulière ;

- ces décisions sont entachées d'erreurs de fait ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation et dans la détermination du pays de destination et d'une violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en portant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, eu égard à l'état de santé de sa mère hospitalisée en France ;

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

- l'interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur de fait ;

- elle constitue une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;

- elle procède d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 mai 2023, la préfète de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.

Elle soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la Constitution du 4 octobre 1958 ;

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 10 mai 2022 par lequel M. Daniel Josserand-Jaillet, président honoraire du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, a été inscrit sur la liste des magistrats honoraires prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.

M. Daniel Josserand-Jaillet, président de tribunal administratif honoraire, a été désigné par le président du tribunal pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1 et R. 776-13-1 à R. 776-13-3 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. D ;

- et les observations de Me Marty, représentant Mme A épouse C.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, épouse C, ressortissante moldave née le 25 février 1965 à Cosnisa (Ex-URSS), qui résidait au Maroc avec son époux est, selon ses déclarations, entrée irrégulièrement avec sa mère, venant de Moldavie, le 12 mars 2022 en France où elle a demandé l'asile le 23 mai 2022. Elle a également sollicité au titre de ses liens personnels et familiaux avec la France, le 26 août 2022 après invitation à régulariser son dossier, une admission au séjour que la préfète de la Haute-Vienne lui a refusée le 25 novembre 2022. Sa demande d'asile, enregistrée le 14 juin 2022 et examinée selon la procédure prévue par l'article L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été rejetée le 3 janvier 2023 par une décision, notifiée le 6 février 2023, de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Mme A épouse C a formé une demande d'aide juridictionnelle le 10 février 2023 en vue de contester cette décision devant la Cour nationale du droit d'asile. Par un arrêté du 16 mars 2023, la préfète de la Haute-Vienne lui a retiré son attestation de demande d'asile, l'a obligée à quitter le territoire français en lui fixant un délai de départ volontaire de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour pendant un an. Mme A épouse C demande l'annulation de l'obligation de quitter le territoire, de la décision fixant le pays de destination, et de l'interdiction de retour sur le territoire français.

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes du second alinéa de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".

3. En l'absence de preuve de dépôt d'une demande d'aide juridictionnelle, il n'y a pas lieu d'admettre Mme A épouse C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination en litige :

4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° () Lorsque, dans le cas prévu à l'article L. 431-2, un refus de séjour a été opposé à l'étranger, la décision portant obligation de quitter le territoire français peut être prise sur le fondement du seul 4°. ".

5. Par une décision du 25 novembre 2022, produite à l'instance par l'administration, dont Mme A épouse C, qui ne fait par ailleurs pas état d'un recours gracieux, n'allègue pas même qu'elle n'aurait pas acquis, ainsi que l'indique la préfète dans ses écritures contentieuses, un caractère définitif, la préfète de la Haute-Vienne, écartant les considérations humanitaires ou les motifs exceptionnels, a rejeté la demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " que la requérante avait formée le 26 août 2022 en faisant valoir, d'une part, la présence de sa fille et ses petits-enfants et, d'autre part, l'hospitalisation de longue durée de sa mère en France.

6. Dans ces conditions, alors qu'il ressort des termes du dispositif de l'arrêté du 16 mars 2023, éclairé par sa motivation, dont Mme A épouse C demande l'annulation dans la présente instance que, s'il a pour objet de retirer à l'intéressée son attestation de demande d'asile, l'obliger à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixer le pays de renvoi et prononcer à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, il n'étend pas cet objet ni n'a pour effet de rejeter la demande de titre de séjour qu'avait présentée Mme A épouse C le 26 août 2022 ou de lui refuser le séjour autrement que par le rejet de sa demande d'asile. Il suit de là que la préfète de la Haute-Vienne a entendu, pour prendre la décision en litige, se placer exclusivement dans le cas prévu par le 4° de l'article L. 611-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par ailleurs expressément visé dans cet arrêté. Dès lors, Mme A épouse C n'est pas fondée à soutenir que, d'une part, la préfète n'a pas procédé à un examen complet de sa situation personnelle, d'autre part, que l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination sont intervenues à l'issue d'une procédure viciée par le défaut de prise en compte de sa demande du 26 août 2022.

7. En deuxième lieu, si la préfète a inexactement retenu, ainsi qu'il ressort de la motivation de l'arrêté en litige, que Mme A épouse C n'avait pas d'enfant et d'attache en France alors qu'y résident régulièrement sa fille, majeure, et ses petits-enfants, il apparaît également qu'elle a fondé principalement sa décision sur la circonstance que l'intéressée est mariée pour caractériser sa situation familiale. Or, si elle a retenu à tort que le mari de Mme A épouse C résidait en Moldavie, il n'est pas contesté que M. C réside à l'étranger, au Maroc, où il bénéficie, à l'instar de Mme A épouse C jusqu'en décembre 2023, d'un titre de séjour valide jusqu'en juin 2024. Dès lors, ces deux erreurs de fait, pour regrettables qu'elles soient, ont été sans incidence sur l'appréciation que la préfète a portée sur sa situation. Enfin, le seul fait que la requérante ne partage pas l'appréciation portée sur sa situation par la préfète de la Haute-Vienne ne caractérise pas une prise en compte erronée des éléments propres à sa situation. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.

8. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Ces stipulations ne sauraient, en tout état de cause, s'interpréter comme comportant pour un Etat l'obligation générale de respecter le choix, par un demandeur de titre de séjour, d'y établir sa résidence privée et de permettre son installation ou le regroupement de sa famille sur son territoire. En outre, il appartient à l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France, tel qu'il ressort de ces mêmes stipulations, de celles de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne, laquelle prévoit également que : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications " ou tel qu'il découle de la Constitution du 4 octobre 1958, d'apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a, le cas échéant, conservés dans son pays d'origine. Par ailleurs, l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".

9. Mme A épouse C, ressortissante moldave, est entrée, selon ses déclarations, irrégulièrement sur le territoire français très récemment en mars 2022, à l'âge de cinquante-sept ans. En se bornant à faire valoir la présence régulière de sa fille et de ses petits-enfants, à qui elle rendait précédemment régulièrement visite, mais près de qui elle ne réside pas, Mme A épouse C, qui par ailleurs est allophone, n'apporte pas d'éléments suffisants permettant de démontrer l'existence d'une insertion particulière dans la société française. Il ressort des pièces du dossier que Mme A épouse C est dépourvue de toute ressource personnelle et en situation précaire en France alors qu'elle justifie d'un titre de séjour et d'une activité professionnelle au Maroc, où elle est régulièrement établie depuis de longues années avec son époux, qui y réside à la date des décisions en litige. Il ne ressort pas par ailleurs des pièces du dossier l'existence d'un obstacle à ce que sa vie familiale se poursuive dans ce pays d'établissement, non plus qu'à son voyage vers celui-ci, où elle est légalement admissible, comme le prévoit la décision fixant le pays de destination alternativement à son pays d'origine, où la circonstance qu'elle serait dépourvue d'attaches est dans ces conditions inopérante. Enfin, s'il ressort des pièces du dossier que l'état de santé de sa mère, nonobstant la circonstance que celle-ci soit également l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, a rendu incontournable son placement, à perspective définitive, dans une institution spécialisée, il n'en ressort pas, et notamment au regard de la présence régulière de sa fille en France, que cette situation réclamerait sa présence constante à ses côtés. Par suite, les moyens tirés, d'une part, de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de son droit à une vie privée et familiale normale, d'autre part, d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences des décisions en litige sur sa situation personnelle doivent être écartés, en tant qu'ils sont articulés à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination, lesquelles ne font notamment pas obstacle à ce qu'elle rende à sa mère, pendant que celle-ci sera maintenue dans cette situation, des visites régulières sous couvert des documents de voyages requis.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

10. En quatrième lieu, par les mêmes motifs que ceux développés au point 7 du présent jugement, le moyen tiré d'une erreur de fait, en tant qu'il est articulé contre l'interdiction de retour sur le territoire français, doit être écarté.

11. En dernier lieu, ainsi qu'il vient d'être dit au point 9, la mesure d'éloignement prise par la préfète de la Haute-Vienne à l'encontre de Mme A épouse C n'a pas pour portée de faire obstacle à ce que l'intéressée puisse, sous couvert d'un visa, rendre visite à sa mère, dont il est établi que l'état de santé exige son maintien en institution spécialisée, le temps que celle-ci y séjournera en France. Il en va toutefois différemment de l'interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée d'un an, en litige, qui lui interdira notamment, nonobstant la circonstance que la requérante puisse en demander l'abrogation une fois qu'elle aura quitté le territoire français, d'organiser l'éloignement de sa mère, dont il est établi qu'elle est définitivement dans l'incapacité d'assurer toute démarche pour son compte, dans son pays d'origine ou tout pays dans lequel elle serait légalement admissible. Dans cette mesure, en assortissant la mesure d'éloignement d'une interdiction de retour sur le territoire français, la préfète de la Haute-Vienne a entaché cette dernière décision d'une erreur manifeste dans son appréciation de la situation personnelle et familiale de Mme A épouse C. Dès lors, et sans qu'il soit besoin d'examiner le surplus des moyens de la requête, Mme A épouse C est fondée à demander l'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français en litige.

12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A épouse C est seulement fondée à demander l'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français du 16 mars 2023.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

13. L'annulation, partielle, qui vient d'être prononcée n'entraîne de la part de l'administration aucune mesure d'exécution. Par voie de conséquence, les conclusions de la requête à fin d'injonction doivent être rejetées.

Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font, en tout état de cause, obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie principalement perdante dans la présente instance, verse une somme au conseil de Mme A épouse C, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, au titre des frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1er: La demande de Mme A épouse C tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire est rejetée.

Article 2:L'interdiction de retour sur le territoire français, contenue dans l'arrêté du 16 mars 2023 pris à l'encontre de Mme A épouse C, est annulée.

Article 3 :Le surplus de la requête de Mme A épouse C est rejeté.

Article 4:Le présent jugement sera notifié à Mme B A épouse C, à Me Marty, et à la préfète de la Haute-Vienne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juin 2023.

Le magistrat désigné,

D. D

Le greffier,

G. JOURDAN-VIALLARD

La République mande et ordonne

à la préfète de la Haute-Vienne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour Le Greffier en Chef

Le Greffier

G. JOURDAN-VIALLARD

mf

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