lundi 16 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2300632 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE A SLIMANI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 avril et 1er septembre 2023, Mme A E demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 17 janvier 2023 par laquelle le directeur de l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE) a refusé de lui communiquer la carte professionnelle, le procès-verbal de la prestation de serment et l'acte de nomination pour assermentation de M. D ;
2°) d'enjoindre au directeur de l'IFCE de lui communiquer ces documents dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Elle soutient que :
- le refus opposé par l'IFCE à sa demande de communication est illégal dès lors qu'il s'agit de documents administratifs communicables ;
- les dispositions de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration ont été méconnues.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2023, le directeur général de l'Institut français du cheval et de l'équitation conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par l'intéressée ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'avis n° 20230448 du 9 mars 2023 de la commission d'accès aux documents administratifs (Cada) ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les conclusions de Mme Siquier, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courriel du 15 janvier 2023, Mme E a demandé à l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE) de lui communiquer la carte professionnelle et le procès-verbal d'assermentation ainsi que l'acte de nomination pour assermentation de M. D, agent de l'IFCE. Le directeur général de l'Institut du cheval et de l'équitation a rejeté cette demande le 17 janvier 2023. L'intéressée a saisi, le 18 janvier 2023, la commission d'accès aux documents administratifs (Cada), qui a émis le 9 mars 2023 un avis favorable sous réserve à la communication sollicitée. Mme E demande d'annuler la décision du 17 janvier 2023 par laquelle le directeur général de l'Institut du cheval et de l'équitation a refusé de lui communiquer les documents sollicités.
Sur les textes applicables :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration : " La commission d'accès aux documents administratifs () émet des avis lorsqu'elle est saisie par une personne à qui est opposé un refus de communication d'un document administratif en application du chapitre Ier (). / La saisine pour avis de la commission est un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux ". Il résulte de ces dispositions que le juge de l'excès de pouvoir ne peut être saisi de conclusions tendant à l'annulation d'une décision de refus de communication de documents administratifs que pour les seuls documents pour lesquels la Cada a émis un avis.
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre ". L'administration ne peut cependant être tenue de communiquer un document inexistant.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la communication du procès-verbal d'assermentation et de l'acte de nomination pour assermentation :
4. Il ressort de l'avis de la Cada cité au point 1 que, d'une part, le procès-verbal d'assermentation de M. D constitue un document administratif communicable en application de l'article L. 311-1 du code précité sans que l'identité de cet agent ainsi assermenté doive être occultée et, d'autre part, que l'acte concernant sa nomination transmis au tribunal pour assermentation est également communicable sous réserve de l'occultation préalable, le cas échéant, des mentions relevant du secret de sa vie privée. Dès lors, aucun obstacle ne s'oppose à la communication de ces deux documents.
En ce qui concerne la communication de la carte professionnelle :
5. Il n'est pas sérieusement contesté que M. D n'exerce aucune fonction de contrôleur. Aussi, ce dernier n'a jamais eu de carte professionnelle. Par suite, la demande de communication doit être regardée comme portant sur un document inexistant. Dans ces conditions, c'est sans méconnaître les dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration que le directeur de l'IFCE a pu opposer un refus à la communication de ce document.
6. Il résulte de tout ce qui précède que Mme E est seulement fondée à demander l'annulation de la décision du 17 janvier 2023 par laquelle le directeur de l'IFCE a seulement refusé de lui communiquer le procès-verbal de la prestation de serment et l'acte de nomination pour assermentation de M. D.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
7. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre au directeur de l'IFCE de communiquer à Mme E le procès-verbal de la prestation de serment ainsi que l'acte de nomination de M. D pour assermentation, sous la réserve indiquée au point 4, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée à ce titre par l'IFCE soit mise à la charge de Mme E, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'IFCE la somme que réclame l'intéressée sur ce même fondement.
D E C I D E :
Article 1er: La décision du 17 janvier 2023 par laquelle le directeur de l'IFCE a seulement rejeté la demande de communication du procès-verbal de la prestation de serment ainsi que de l'acte de nomination de M. D pour assermentation, est annulée.
Article 2:Il est enjoint au directeur de l'IFCE de communiquer à Mme E les documents cités à l'article 1er, sous réserve de l'occultation préalable, le cas échéant, des mentions relevant du secret de la vie privée concernant l'acte de nomination de l'agent, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3:Les conclusions présentées par l'IFCE au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4:Le surplus des conclusions de la requête de Mme E est rejeté.
Article 5:Le présent jugement sera notifié à Mme A E et à l'Institut français du cheval et de l'équitation.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
A. C
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne
au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour La Greffière en Chef
La Greffière
M. B
if
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026