jeudi 15 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2300736 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET |
| Avocat requérant | OUANGARI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 avril 2023, et un mémoire complémentaire, enregistré le 30 mai 2023, Mme B A, représentée par Me Ouangari, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 31 mars 2023 par lequel le préfet de la Corrèze a abrogé son attestation de demande d'asile, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays dont elle a la nationalité pour pays de renvoi et lui a interdit le retour pendant un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Corrèze de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Corrèze de réexaminer sa situation ;
5°) d'enjoindre au préfet de la Corrèze de mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen à compter de la notification du jugement à intervenir ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté est signé d'une autorité qui ne justifie pas de sa compétence ;
- il est insuffisamment motivé en fait ;
- il ne pouvait légalement intervenir sans une procédure contradictoire préalable, à peine de méconnaître l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- cette mesure ne pouvait intervenir dès lors que son épouse et lui-même ont présenté une demande de réexamen de la demande d'asile présentée au nom de leur fille mineure ; elle méconnaît les articles L. 541-1 et L. 521-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
L'obligation de quitter le territoire :
- porte à son droit à une vie privée et familiale normale tel que garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales une atteinte disproportionnée ;
L'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination :
- sont entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation ;
- portent une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale normale qu'il tient de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- sont intervenues en violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'union européenne, et des articles L. 611-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- révèlent que le préfet s'est à tort cru lié par le rejet de la demande d'asile.
Le préfet de la Corrèze, à qui la requête a été régulièrement communiquée, n'a pas produit d'observations à l'instance.
Mme A a déposé une demande d'aide juridictionnelle en date du 21 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Constitution du 4 octobre 1958 ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 10 mai 2022 par lequel M. Daniel Josserand-Jaillet, président honoraire du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, a été inscrit sur la liste des magistrats honoraires prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.
M. Daniel Josserand-Jaillet, président de tribunal administratif honoraire, a été désigné par le président du tribunal pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1 et R. 776-13-1 à R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les observations de Me Ouangari.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante malienne née le 9 novembre 1992 à Bamako, est, selon ses déclarations, entrée irrégulièrement, accompagnée de sa fille mineure, le 2 octobre 2021 à l'âge de vingt-huit ans en France où elle a demandé l'asile pour elle-même et au nom de sa fille, concomitamment avec son époux qui l'avait précédée, le 12 novembre 2021. Sa demande a été rejetée le 10 janvier 2022 par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), notifiée le 14 février 2022 et confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 14 avril 2022. Par un arrêté du 31 mars 2023, le préfet de la Corrèze a abrogé son attestation de demande d'asile, l'a obligée à quitter le territoire français en lui fixant un délai de départ volontaire de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour pendant un an. Mme A, qui sollicite son admission à l'aide juridictionnelle provisoire, demande l'annulation de ces décisions.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes du second alinéa de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. Mme A a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 21 avril 2023 sur laquelle il n'a pas été statué à la date du présent jugement. Il y a lieu, en application des dispositions mentionnées au point 1, de prononcer l'admission provisoire de l'intéressée au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ". Aux termes de l'article L. 542-1 du même code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci ". L'article L. 542-3 de ce code dispose : " Lorsque le droit au maintien sur le territoire français a pris fin dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 ou L. 542-2, l'attestation de demande d'asile peut être refusée, retirée ou son renouvellement refusé () ".
5. En deuxième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 741-1 du même code : " Tout étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile se présente en personne à l'autorité administrative compétente, qui enregistre sa demande et procède à la détermination de l'Etat responsable en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, ou en application d'engagements identiques à ceux prévus par le même règlement, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. () / Lorsque la demande d'asile est présentée par un étranger qui se trouve en France accompagné de ses enfants mineurs, la demande est regardée comme présentée en son nom et en celui de ses enfants. Lorsqu'il est statué sur la demande de chacun des parents, la décision accordant la protection la plus étendue est réputée prise également au bénéfice des enfants. Cette décision n'est pas opposable aux enfants qui établissent que la personne qui a présenté la demande n'était pas en droit de le faire () / L'étranger est tenu de coopérer avec l'autorité administrative compétente en vue d'établir son identité, sa ou ses nationalités, sa situation familiale, son parcours depuis son pays d'origine ainsi que, le cas échéant, ses demandes d'asile antérieures. Il présente tous documents d'identité ou de voyage dont il dispose () ".
6. Enfin, aux termes de l'article L. 723-15 du même code : " Constitue une demande de réexamen une demande d'asile présentée après qu'une décision définitive a été prise sur une demande antérieure, y compris lorsque le demandeur avait explicitement retiré sa demande antérieure, lorsque l'office a pris une décision définitive de clôture en application de l'article L. 723-13 ou lorsque le demandeur a quitté le territoire, même pour rejoindre son pays d'origine. () / Si des éléments nouveaux sont présentés par le demandeur d'asile alors que la procédure concernant sa demande est en cours, ils sont examinés, dans le cadre de cette procédure, par l'office si celui-ci n'a pas encore statué ou par la Cour nationale du droit d'asile si celle-ci est saisie ".
7. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile de présenter une demande en son nom et, le cas échéant, en celui de ses enfants mineurs qui l'accompagnent. En cas de naissance ou d'entrée en France d'un enfant mineur postérieurement à l'enregistrement de sa demande, l'étranger est tenu, tant que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) ou, en cas de recours, la Cour nationale du droit d'asile, ne s'est pas prononcée, d'en informer cette autorité administrative ou cette juridiction. La décision rendue par l'office ou, en cas de recours, par la Cour nationale du droit d'asile, est réputée l'être à l'égard du demandeur et de ses enfants mineurs, sauf dans le cas où le mineur établit que la personne qui a présenté la demande n'était pas en droit de le faire.
8. Ces dispositions ne font pas obstacle à ce que les parents d'un enfant né après l'enregistrement de leur demande d'asile présentent, postérieurement au rejet définitif de leur propre demande, une demande au nom de leur enfant. Il résulte toutefois de ce qui a été dit au point précédent que la demande ainsi présentée au nom du mineur doit alors être regardée, dans tous les cas, comme une demande de réexamen au sens de l'article L. 723-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
9. La demande ainsi présentée au nom du mineur présentant le caractère d'une demande de réexamen, le droit au maintien sur le territoire tel qu'il est défini par les dispositions précitées de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au point 4, sous réserve d'un examen au cas par cas, notamment en ce qu'il tient nécessairement compte de la présence au sein de la famille du mineur concerné, s'étend aux parents de celui-ci qui avaient initialement présenté une demande d'asile en leur nom propre et ont présenté postérieurement la demande au nom de l'enfant.
10. Il ressort des pièces du dossier qu'après le rejet de sa demande d'asile le 14 avril 2022 par la CNDA, Mme A a présenté le 16 décembre 2022 lors d'une convocation en préfecture, antérieurement à la date de l'intervention de l'arrêté en litige à laquelle s'apprécie la légalité de ce dernier, une demande d'asile au nom de sa fille pour des craintes propres à celle-ci, circonstance qui n'a au demeurant pas été mentionnée dans la motivation de cette décision. Cette demande de réexamen n'a toutefois été enregistrée que le 9 mai 2023, postérieurement à l'arrêté du 31 mars 2023. Dans ces conditions particulières à l'espèce, Mme A est fondée à soutenir qu'à la date de cet arrêté elle justifiait remplir les conditions du droit au maintien sur le territoire tel qu'il vient d'être défini au titre de sa demande de réexamen de son dossier de demande d'asile.
11. Dès lors, en obligeant Mme A à quitter le territoire par la décision en litige, le préfet de la Corrèze a méconnu les dispositions des articles L. 542-1 et L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, Mme A est fondée à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire du 31 mars 2023.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
12. Il résulte de ce qui vient d'être dit que Mme A est fondée à exciper de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision, prise sur son fondement, fixant le pays de destination et par suite à demander l'annulation de cette dernière.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
13. Il résulte de ce qui précède que, par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire du 31 mars 2023, l'interdiction de retour sur le territoire français pour un an prise à l'encontre de Mme A le même jour se trouve dépourvue de base légale. Par suite, Mme A est fondée à en demander l'annulation.
14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, l'obligation de quitter le territoire français, dans un délai de trente jours, la décision fixant le pays de destination, et l'interdiction de retour sur le territoire français pendant un an prises le 31 mars 2023 par le préfet de la Corrèze à l'encontre de Mme A doivent être annulées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
15. Eu égard au motif d'annulation des décisions litigieuses, le présent jugement implique nécessairement que le préfet de la Corrèze réexamine la situation de Mme A. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre au préfet de la Corrèze de procéder, d'une part, à ce réexamen, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, en munissant Mme A, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour et, d'autre part, à l'effacement du signalement de l'intéressée dans le fichier d'information Schengen.
Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
16. Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Ouangari, avocate de Mme A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Ouangari de la somme de 1 000 euros.
D E C I D E :
Article 1er: Mme A est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2:L'arrêté du 31 mars 2023 du préfet de la Corrèze est annulé en tant qu'il porte obligation à Mme A de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, qu'il fixe le pays de destination, et qu'il lui interdit le retour pendant un an.
Article 3 :Il est enjoint au préfet de la Corrèze de procéder, d'une part, au réexamen de la situation de Mme A, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, en munissant celle-ci, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour et, d'autre part, à l'effacement du signalement de l'intéressée dans le système d'information Schengen.
Article 4:L'Etat versera à Me Ouangari une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Ouangari renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 5:Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Ouangari et au préfet de la Corrèze.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juin 2023.
Le magistrat désigné,
D. C
Le greffier,
G. JOURDAN-VIALLARD
La République mande et ordonne
au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour Le Greffier en Chef
Le Greffier
G. JOURDAN-VIALLARD
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026