jeudi 20 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2300764 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | AKAKPOVIE EKOUE DIDIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 mai 2023, M. C B D, représenté par Me Akakpovie, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 2 mars 2023 par lequel le préfet de la Corrèze lui a refusé le séjour, a abrogé son récépissé de demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de départ de trente jours et a fixé le pays de destination, avec obligation de se présenter chaque semaine aux services de police ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Corrèze de lui délivrer un titre de séjour, subsidiairement de réexaminer sa situation dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, en tout état de cause de régulariser sa situation sous sept jours à compter de cette notification ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de la renonciation par celui-ci, le cas échéant, à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
S'agissant du refus de séjour :
- dès lors qu'il était déjà présent sur le territoire, le préfet devait instruire sa demande d'autorisation de travail, régulièrement présentée ; en lui opposant le défaut de visa du directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi, le préfet a entaché sa décision d'une erreur de droit et d'un vice de procédure ;
- il justifiait, à la date du dépôt de sa demande de régularisation, d'un visa de 90 jours en cours de validité et a été muni d'une autorisation provisoire de séjour le temps de l'instruction de son dossier, circonstance qui faisait obstacle à ce que le préfet lui oppose le défaut de visa de long séjour ;
- l'exigence de présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes constitue une dénaturation des articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire et de la décision fixant le pays de destination :
- l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination sont illégales en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
S'agissant de la décision imposant sa présentation hebdomadaire aux services de police :
- la décision l'astreignant à une présentation hebdomadaire aux services de police est insuffisamment motivée ; elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2023, le préfet de la Corrèze conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
M. B D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 avril 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code du travail ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 10 mai 2022 par lequel M. Daniel Josserand-Jaillet, président honoraire du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, a été inscrit sur la liste des magistrats honoraires prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.
Par une décision du 29 juin 2023, le président du tribunal a désigné Mme Hélène Siquier en qualité de rapporteure publique sur le fondement des dispositions de l'article R. 222-24 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Josserand-Jaillet a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B D, ressortissant brésilien né le 17 mai 2000 à Sao Paulo, est entré régulièrement le 19 novembre 2021 en France, muni d'une dispense de visa pour un séjour touristique ou familial de quatre-vingt-dix jours. Ayant échoué aux tests d'entrée dans la Légion étrangère, il a demandé, le 27 décembre 2022, la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié. Par un arrêté du 2 mars 2023, le préfet de la Corrèze a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français en lui fixant un délai de départ volontaire de trente jours, avec obligation de justifier de ses diligences auprès des services de police et a fixé le pays de destination. M. B D demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le refus de séjour :
2. Aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail () ". Aux termes de l'article L. 5221-2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : / 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; / 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail. ". Selon l'article L. 5221-5 du même code : " Un étranger autorisé à séjourner en France ne peut exercer une activité professionnelle salariée en France sans avoir obtenu au préalable l'autorisation de travail mentionnée au 2° de l'article L. 5221-2. (). ". En vertu de l'article R. 5221-11 du même code : " La demande d'autorisation de travail () est faite par l'employeur () ". L'article R. 5221-12 de ce code précise que la liste des documents à présenter à l'appui d'une demande d'autorisation de travail est fixée par un arrêté conjoint des ministres chargés de l'immigration et du travail. L'arrêté interministériel du 28 octobre 2016 précise la liste des pièces que l'employeur qui sollicite une autorisation de travail préalable à la délivrance, au bénéfice du ressortissant étranger concerné, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " doit joindre au formulaire de demande qu'il a renseigné. Aux termes de l'article R. 5221-17 du code du travail : " La décision relative à la demande d'autorisation de travail mentionnée à l'article R. 5221-11 est prise par le préfet. Elle est notifiée à l'employeur ou au mandataire qui a présenté la demande, ainsi qu'à l'étranger ".
3. En premier lieu, il résulte de l'ensemble de ces dispositions que la demande d'autorisation de travail présentée par un étranger déjà présent sur le territoire national doit être adressée au préfet par l'employeur. Saisi régulièrement d'une telle demande, le préfet est tenu de l'instruire et ne peut pendant cette instruction refuser l'admission au séjour de l'intéressé au motif que ce dernier ne produit pas d'autorisation de travail ou de contrat de travail visé par l'autorité compétente. Toutefois, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose au préfet, saisi par un étranger déjà présent sur le territoire national et qui ne dispose pas d'un visa de long séjour, d'examiner la demande d'autorisation de travail ou de la faire instruire, préalablement à ce qu'il soit statué sur la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. B D a sollicité le 27 décembre 2022 la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié ". Il produit une attestation, en date du 8 novembre 2022, du président de la délégation territoriale de la Corrèze de la Croix-Rouge française indiquant une possibilité de lui confier, sous des conditions non précisées, une mission de service civique de huit mois, une lettre d'embauche, en date du 18 mars 2023, postérieure à la décision en litige, de l'auberge " le Roc du Berger " pour un emploi de grillardin en contrat à durée déterminée de six mois, et une attestation d'embauche en apprentissage de la SAS Pereira en qualité de plaquiste, en date du 22 mars 2023, également postérieure à l'arrêté en litige. M. B D fait également valoir que sa demande était accompagnée d'un formulaire Cerfa signé d'un employeur, lequel n'était pas visé par les autorités compétentes. Le préfet de la Corrèze a également fondé sa décision sur l'absence de visa de long séjour. Il résulte de l'instruction, et notamment du quatrième " Considérant " de l'arrêté du 2 mars 2023, que le préfet, qui n'a en tout état de cause pas opposé à l'intéressé le caractère incomplet de sa demande pour s'abstenir d'instruire celle-ci, aurait pris la même décision s'il s'était fondé seulement sur ce dernier motif.
5. En second lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des écritures contentieuses de M. B D, que celui-ci n'a justifié que d'une dispense de visa l'autorisant à séjourner en France, pendant un maximum de quatre-vingt-dix jours, pour des motifs touristiques ou familiaux et non d'un visa de long séjour, dont ne saurait tenir lieu l'autorisation provisoire de séjour dont il a été muni le temps de l'examen de sa demande, alors que les dispositions précitées subordonnent la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié à cette obligation. Ce motif, sur lequel s'est appuyé le préfet de la Corrèze pour lui refuser la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié ", justifiait légalement et à lui seul le refus opposé à l'intéressé, alors même qu'il avait présenté une demande d'autorisation de travail, et sans que le préfet ait été tenu d'instruire au préalable cette demande d'autorisation de travail. Par suite, les moyens tirés d'un vice de procédure et d'une méconnaissance des articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail doivent être écartés.
6. Au surplus, et en tout état de cause, pour refuser de délivrer à M. B D un titre de séjour en qualité de salarié, le préfet de la Corrèze a relevé que celui-ci n'avait pas produit d'autorisation de travail visée par les autorités compétentes. Il n'est pas contesté que, si le requérant a produit une demande d'autorisation de travail à l'appui de son dossier déposé en préfecture, il n'avait pas produit d'autorisation de travail. En relevant qu'il n'avait pas produit une telle autorisation, le préfet de la Corrèze n'a ainsi pas entendu lui opposer l'incomplétude de son dossier de demande de titre de séjour, mais a seulement constaté qu'il ne détenait pas, à la date de l'arrêté en litige à laquelle s'apprécie la légalité de ce dernier, l'autorisation de travail visée par les autorités compétentes, qui constitue une des conditions pour obtenir un titre de séjour en qualité de salarié. Ainsi, M. B D n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait méconnu, ou " dénaturé ", sur ce second point les dispositions des articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail.
7. Il résulte de ce qui précède que M. B D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 2 mars 2023, contenue dans l'arrêté en litige, par laquelle le préfet de la Corrèze lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination :
8. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. B D n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision de refus de séjour à l'appui de sa demande tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de destination.
En ce qui concerne l'obligation de justifier de diligences auprès des services de police :
9. Aux termes de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel un délai de départ volontaire a été accordé peut, dès la notification de la décision portant obligation de quitter le territoire français, être astreint à se présenter à l'autorité administrative ou aux services de police ou aux unités de gendarmerie pour y indiquer ses diligences dans la préparation de son départ. Cette décision est prise pour une durée qui ne peut se poursuivre au-delà de l'expiration du délai de départ volontaire. ". Bien que distincte, l'obligation de présentation à laquelle un étranger est susceptible d'être astreint sur le fondement de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est une décision concourant à la mise en œuvre de l'obligation de quitter le territoire français.
10. Il s'ensuit, en premier lieu, que cette décision, eu égard à ses objectifs qui consistent à vérifier si l'étranger met en œuvre les diligences nécessaires à l'effectivité de son départ dans le délai de départ volontaire qui lui a été accordé par une décision distincte, porte nécessairement effet durant ce délai. Par suite, la circonstance que ce délai, en tout état de cause précisé en l'espèce et par ailleurs dans l'arrêté en litige, ne soit pas formellement rappelé expressément et spécifiquement pour l'obligation de présentation est sans incidence sur la légalité de cette dernière.
11. En second lieu, la motivation, au titre des mesures de police, de cette décision peut, outre la référence à l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, se confondre avec celle de l'obligation de quitter le territoire français assortie d'un délai de départ volontaire lequel, ainsi, s'étend à la décision en litige. Dès lors, M. B D n'est pas fondé à soutenir que le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. Enfin, en l'espèce, la décision en litige cite les dispositions pertinentes du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 721-6 et L. 721-7, et indique dans son dispositif que M. B D est astreint à se présenter une fois par semaine au commissariat de police de Tulle pour y indiquer ses diligences en vue de la préparation de son départ. Elle énonce ainsi clairement les considérations de droit et de fait relatives à la situation personnelle de M. B D sur lesquelles elle se fonde, dans une mesure suffisante pour permettre à son destinataire, contrairement à ce que soutient le requérant, d'en connaître et discuter utilement les motifs, et pour mettre le juge de l'excès de pouvoir en mesure d'exercer son office en pleine connaissance de cause. Cette décision, dont aucune disposition législative ou réglementaire n'impose à l'administration qu'elle devrait reprendre exhaustivement tous les éléments de la situation de fait de l'intéressé, est, dès lors, suffisamment motivée. Le moyen tiré d'une insuffisance de motivation manque dès lors en fait et doit être écarté.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. B D n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions en litige. Par voie de conséquence, les conclusions de la requête à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, verse une somme au conseil de M. B D, par ailleurs bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. B D est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. C B D, à Me Akakpovie et au préfet de la Corrèze.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2023 où siégeaient :
- M. Normand, président,
- M. Josserand-Jaillet, président honoraire de tribunal administratif,
- Mme Gaullier-Chatagner, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juillet 2023.
Le rapporteur,
D. JOSSERAND-JAILLET
Le président,
N. NORMAND
Le greffier,
M. A
La République mande et ordonne
au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
M. A
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026