Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2301022

mercredi 14 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2301022
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPION

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du 23 novembre 2022 le radiant des cadres et l’admettant d’office à la retraite anticipée pour invalidité non imputable au service. En cours d’instance, un nouvel arrêté du 10 juillet 2024 a annulé le précédent et prononcé la radiation pour invalidité imputable au service, rendant les conclusions principales sans objet. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance du 14 mai 2025, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en outre condamné l’État à verser 800 euros à M. C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 juin 2023, M. A C, représenté par Me Pion, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n° U10930200526280 du 23 novembre 2022 portant radiation des cadres et admission à la retraite anticipée d'office pour invalidité non imputable au service à compter du 6 septembre 2022 de M. C, ensemble la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable du 6 février 2023 ;

2°) d'enjoindre au préfet délégué à la défense et la sécurité du sud-ouest d'admettre M. C à la retraite pour invalidité imputable au service à compter du 6 septembre 2022 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mai 2024, le préfet délégué à la défense et la sécurité du sud-ouest conclut, à titre principal à l'irrecevabilité de la requête et à titre subsidiaire à son rejet.

Par un mémoire, enregistré le 12 février 2025, M. C, représenté par Me Pion, conclut au non-lieu à statuer sur sa requête et maintient ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 avril 2025, le préfet délégué à la défense et la sécurité du sud-ouest maintient ses conclusions précédentes.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : ()/ 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête. () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (). ".

2. Il ressort des pièces du dossier qu'un arrêté portant n° U12727770883013 en date du 10 juillet 2024 a annulé l'arrêté n° U10930200526280 du 23 novembre 2022 et a prononcé la radiation des cadres et l'admission en retraite anticipée d'office pour invalidité imputable au service à compter du 6 septembre 2022 de M. C. Ainsi les conclusions de la requête de M. C tendant à l'annulation de l'arrêté n° U10930200526280 du 23 novembre 2022, ensemble la décision implicite de rejet de son recours administratif préalable du 6 février 2023 sont devenues sans objet.

3. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 800 euros à verser à M. C au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. C.

Article 2 : L'Etat versera à M. C la somme de 800 (huit cents) euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et au préfet délégué à la défense et la sécurité du sud-ouest.

Fait à Limoges, le 14 Mai 2025.

Le président,

Didier Artus

La République mande et ordonne

au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef,

La Greffière

M. B