mardi 22 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2301054 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE A SLIMANI |
| Avocat requérant | AVELIA AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance n° 2302156 du 14 juin 2023, le tribunal administratif d'Orléans a renvoyé au tribunal administratif de Limoges la requête de Mme D B.
Par cette requête, enregistrée au tribunal le 19 juin 2023, Mme D B, représentée par la Selarl Avelia Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 mai 2023 par lequel le préfet du Cher a suspendu la validité de son permis de conduire ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de la justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué n'a pas été signé par une autorité compétente ;
- cet arrêté est entaché par une insuffisance de motivation ;
- l'avis de rétention du permis rédigé par l'agent verbalisateur est irrégulier ;
- l'arrêté en cause est fondé sur un avis irrégulier.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er mars 2024, le préfet du Cher conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
M. C a présenté son rapport au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ou représentée et à l'issue de laquelle a été prononcée la clôture d'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a commis sur la commune de Montlouis, le 12 mai 2023 à 15h35, un excès de vitesse fixé à 128 km/h sur une route limitée à 80 km/h. Son permis de conduire lui a été retenu à titre conservatoire par les gendarmes du peloton motorisé de Vierzon et un avis de rétention lui a été délivré. Par un arrêté du 15 mai 2023, le préfet du Cher a suspendu son permis de conduire pour une durée de quatre mois et quinze jours. L'intéressée demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, par un arrêté du 23 août 2022, publié au recueil des actes administratifs le même jour, le préfet du Cher a donné à M. F A, directeur de la citoyenneté, délégation pour signer l'arrêté contesté. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté manque en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée () doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". La suspension d'un permis de conduire est une mesure de police qui doit être motivée en application de ces dispositions.
4. En l'espèce, l'arrêté attaqué vise le code de la route, notamment les articles L. 121-5, L. 224-1, L. 224-2, L. 224-6, L. 224-9, R. 221-13, R. 221-14-1, R. 224-4, R. 224-12 à R. 224-17 et R. 224-19-1. Il mentionne les conditions de contrôle de Mme B le 12 mai 2023 à 15h35 sur la commune de Montlouis, le fait que l'intéressée a commis un dépassement de plus de 40 km/h de la vitesse maximale autorisée et qu'elle représente un danger grave et immédiat pour la sécurité des usagers de la route, de ses éventuels passagers et d'elle-même. Ainsi, l'arrêté attaqué satisfait aux exigences de motivation en droit et en fait fixées par les dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration. Le moyen tiré d'un défaut de motivation doit donc être écarté.
5. En troisième lieu, si l'intéressée soutient que l'avis de rétention de son permis de conduire est erroné dès lors que le numéro de ce permis qui y est mentionné ne correspond pas au numéro de son permis de conduire, il ressort en réalité des pièces du dossier que le numéro dont il s'agit correspondait au numéro de formule figurant au dos du titre de conduite de l'intéressée délivré le 29 juillet 1998 par la préfecture de l'Indre. Par suite, le moyen manque en fait et doit être écarté.
6. Enfin, si Mme B fait valoir, d'une part, que l'arrêté attaqué est irrégulier du fait de l'irrégularité de l'avis de rétention de son permis de conduire précité, ce moyen doit être écarté vu ce qui a été dit précédemment. D'autre part, si l'intéressée soutient qu'un doute réel existe quant à l'identité de l'auteur de l'infraction commise le 12 mai 2023, elle ne l'établit pas par les pièces versées au dossier.
7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que Mme B demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de Mme B est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à Mme D B, à la Selarl Avelia Avocats et au ministre de l'intérieur. Une copie en sera adressée pour information au préfet du Cher.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
A. C
La greffière,
M. E
La République mande et ordonne
au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour La Greffière en Chef
La Greffière
M. E
if
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026