jeudi 29 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2301081 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | OUANGARI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête sommaire, enregistrée le 21 juin 2023, M. A, sous son premier alias, D I, représenté par Me Ouangari, avocate, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 16 juin 2023 par lequel le préfet de la Corrèze l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.
Il soutient que l'arrêté en litige en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation.
Par un mémoire, enregistré le 23 juin 2023, le préfet de la Corrèze demande l'application de l'article L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au regard de la date de libération de M. I alias G, fixée au 2 juillet 2023.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2023, le préfet de la Corrèze conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Vu l'arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 10 mai 2022 par lequel M. Daniel Josserand-Jaillet, président honoraire du corps des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, a été inscrit sur la liste des magistrats honoraires prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.
M. Daniel Josserand-Jaillet, président de tribunal administratif honoraire, a été désigné par le président du tribunal pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles
L. 776-1, R. 776-1 et R. 776-13-1 à R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. J a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D I, ressortissant géorgien né le 5 septembre 1980 à Tskhinvali (ex-URSS), est entré, dans des conditions et dates indéterminées, sous le nom de D I, une première fois en France où il a demandé l'asile le 29 avril 2005. Cette demande a été rejetée le 6 juin 2005 par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 6 juin 2006. Une nouvelle demande d'asile, présentée le 12 août 2010 sous le nom de D I, a également été rejetée par l'Ofpra le 12 décembre 2011. Par un arrêté du 3 février 2014, le préfet de la Corrèze a obligé M. I alias G à quitter le territoire, mesure qui a été exécutée le 5 avril 2014. Puis, par deux arrêtés successifs des 19 mars 2019, celui-ci est devenu définitif après le rejet du recours de l'intéressé par un jugement du tribunal administratif de Pau du 25 mars 2019, et le 25 février 2020, le préfet de la Haute-Vienne a repris les mêmes mesures à l'encontre de M. I alias G. Une demande de réexamen de la demande d'asile de l'intéressé, sous l'alias de D I, a été clôturée par l'Ofpra le 8 juillet 2022. Enfin, par un arrêté du 16 juin 2023, l'intéressé, préalablement invité le 12 juin 2023 à présenter ses observations tandis qu'il purgeait une peine en détention jusqu'au 2 juillet 2023, le préfet de la Corrèze l'a obligé, sous l'ensemble des alias qu'il a utilisés en France et connus de l'administration, à quitter le territoire français sans délai à compter de sa libération, a fixé le pays de destination, et lui a interdit le retour en France pendant trois ans. M. I alias G demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, et d'une part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () Lorsque, dans le cas prévu à l'article L. 431-2, un refus de séjour a été opposé à l'étranger, la décision portant obligation de quitter le territoire français peut être prise sur le fondement du seul 4°. ". Il résulte de ce qui précède que, dans le cas prévu au 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision portant obligation de quitter le territoire français peut être prise si l'étranger ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, et il n'est au demeurant pas contesté par M. I alias G, que la dernière en date des décisions rejetant ses demandes d'asile est intervenue le 8 juillet 2022. M. I alias G ne disposait dès lors plus, à compter de cette première date, du droit de se maintenir sur le territoire français.
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 614-15 du même code : " Les dispositions des articles L. 614-4 à L. 614-6 sont applicables à l'étranger détenu. Toutefois, lorsqu'il apparaît, en cours d'instance, que l'étranger détenu est susceptible d'être libéré avant que le juge statue, l'autorité administrative en informe le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné. Il est alors statué sur le recours dirigé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français selon la procédure prévue aux articles L. 614-9 à L. 614-11 et dans un délai de huit jours à compter de l'information du tribunal par l'autorité administrative. ".
4. Il ressort des pièces du dossier que M. I alias G, détenu à la maison d'arrêt d'Uzerche, est susceptible d'être libéré avant que le tribunal administratif statue dans le délai prévu par les dispositions des articles L. 614-4 et L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, il résulte de la combinaison des dispositions précitées, et notamment de l'article L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'il appartient au magistrat désigné par le président du tribunal administratif de statuer, en l'espèce, sur les conclusions de la requête de M. I alias G dirigées contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
5. En deuxième lieu, il ressort des termes du dispositif de l'arrêté du 16 juin 2023, éclairé par sa motivation, dont M. I alias G demande l'annulation dans la présente instance que, s'il a pour objet d'obliger l'intéressé à quitter le territoire français sans délai, fixer le pays de renvoi et prononcer à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, il n'étend pas cet objet, ni n'a pour effet de rejeter une demande de titre de séjour qu'aurait présentée M. I alias G ou de lui refuser le séjour autrement qu'au motif du rejet de sa demande d'asile et pour des considérations tirées de l'ordre public. Il suit de là que le préfet de la Corrèze a entendu, pour prendre la décision en litige, se placer exclusivement dans les cas prévus par les 4° et 5° de l'article L. 611-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, expressément visés dans l'arrêté en litige.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
7. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
8. Il ressort des termes mêmes des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
9. L'arrêté en litige, qui vise expressément les textes sur lesquels il se fonde et notamment le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précise que l'examen d'ensemble de la situation de l'intéressé a été effectué s'agissant des éléments de fait dont l'administration avait connaissance à la date de sa signature. Les termes mêmes de l'acte, s'ils expriment que le motif principal de ce dernier réside dans les considérations d'ordre public, révèlent également la prise en compte des entrées successives et des conditions du séjour de l'intéressé sur le territoire français, de son âge, de sa situation familiale, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de ses liens avec son pays d'origine, ainsi que du rejet de sa demande d'asile, traduisant ainsi l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la situation personnelle globale de M. I alias G. L'ensemble de ces mentions est suffisamment développé pour mettre le destinataire en mesure de comprendre et de discuter les motifs de la décision en litige, principalement tirés de l'ordre public, et le juge de l'excès de pouvoir d'exercer son contrôle en pleine connaissance de cause.
10. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Ces stipulations ne sauraient, en tout état de cause, s'interpréter comme comportant pour un Etat l'obligation générale de respecter le choix, par un demandeur de titre de séjour, d'y établir sa résidence privée et de permettre son installation ou le regroupement de sa famille sur son territoire. En outre, il appartient à l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France, tel qu'il ressort de ces mêmes stipulations, de celles de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne, laquelle prévoit également que : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications " ou tel qu'il découle de la Constitution du 4 octobre 1958, d'apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a, le cas échéant, conservés dans son pays d'origine. Par ailleurs, l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
11. M. I alias G, ressortissant géorgien, est entré à plusieurs reprises depuis 2005 et constamment irrégulièrement en France où ses demandes d'asile, présentées sous divers alias, ont successivement été rejetées, et s'est maintenu en situation irrégulière en méconnaissance des obligations de quitter le territoire français des 19 mars 2019 et 25 février 2020. S'il fait valoir, notamment à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'interdiction de retour sur le territoire français en litige, dont au demeurant il pourrait solliciter l'abrogation une fois la mesure d'éloignement effectivement exécutée, être père de deux enfants, dont un mineur, et être marié, il ne justifie, nonobstant les circonstances de ses incarcérations, d'aucune relation familiale avec eux ou avec son épouse, qui se déclare en être séparée. S'il invoque une présence en France depuis 2003, la multiplicité de ses demandes d'asile et des mesures d'éloignement prises à son encontre, dont deux ont été exécutées, établissent la discontinuité de cette présence, qui n'est, au regard de ces mesures, justifiée que depuis 2019. Il ne justifie pas par ailleurs être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu de manière continue au moins jusqu'en 2003, alors âgé de 23 ans, discontinue ensuite, puis entre 2014 et 2019, et où il a ainsi nécessairement tissé des liens. Enfin, il ressort des pièces du dossier que le requérant purge actuellement une peine d'emprisonnement pour des faits de vol aggravé au titre desquels il a été condamné par le tribunal correctionnel de Limoges le 26 mars 2021, cette condamnation étant la douzième, pour un quantum total de six ans et sept mois, depuis la première, le 6 octobre 2003, peu après la première arrivée en France déclarée par l'intéressé, pour des faits de vol avec violence, et qui se sont étalées de manière quasi-permanente sur toutes les périodes de présence de M. I alias G sur le territoire, hors celles où il était incarcéré. Eu égard à la nature et la gravité de ces faits et à leur caractère permanent, le préfet de la Corrèze a pu à bon droit et sans erreur d'appréciation estimer que la présence de l'intéressé en France constituait une menace à l'ordre public. Dans ces conditions, M. I alias G n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Corrèze, qui a procédé à un examen suffisamment approfondi de la situation de l'intéressé sur ce point au regard des informations portées à sa connaissance, aurait porté, au regard des nécessités de l'ordre public, une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale tel qu'il est garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle en prenant à son encontre les mesures en litige, dont l'interdiction de retour sur le territoire français de trois ans.
12. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de M. I alias G doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. I alias G est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. D I alias D I alias D I alias B G, à Me Ouangari, et au préfet de la Corrèze.
Limoges, le 29 juin 2023 à 14h00.
Le magistrat désigné,
D. J
Le greffier,
M. C
La République mande et ordonne
au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour Le Greffier en chef,
Le Greffier
M. C
No 2301081
if
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026