mardi 22 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2301401 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE A SLIMANI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 7 et 18 août 2023, Mme A C demande au tribunal d'annuler la décision du 28 juillet 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Creuse n'a accordé qu'une remise de 598,50 euros au titre d'un trop-perçu d'aide personnalisée au logement d'un montant de 1 197 euros.
Elle soutient qu'elle est dans une situation financière difficile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2023, la caisse d'allocations familiales de la Creuse conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
M. B a présenté son rapport au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ou représentée et à l'issue de laquelle a été prononcée la clôture d'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C demande l'annulation de la décision du 28 juillet 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Creuse n'a accordé qu'une remise de 598,50 euros au titre d'un trop-perçu d'aide personnalisée au logement d'un montant de 1 197 euros pour la période d'août 2022 à février 2023.
2. Aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " Les aides personnelles au logement ainsi que les primes accordées aux bénéficiaires de ces aides afin qu'ils déménagent pour s'assurer des conditions de logement plus adaptées sont régies par le présent livre. Les aides personnelles au logement comprennent : / 1° L'aide personnalisée au logement () ". Aux termes de l'article L. 823-9 du même code : " Les articles L. 161-1-5 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale sont applicables au recouvrement des montants d'aide personnelle au logement indûment versés. ". Aux termes de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale : " Tout paiement indu de prestations familiales peut, sous réserve que l'allocataire n'en conteste pas le caractère indu, être récupéré par retenues sur les prestations à venir ou par remboursement intégral de la dette en un seul versement si l'allocataire opte pour cette solution. / () / La créance de l'organisme peut être réduite ou remise en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations ".
3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité, d'aide personnelle au logement et de prime exceptionnelle de fin d'année, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre partie à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.
4. En l'espèce, Mme C, dont la bonne foi n'est pas en débat, soutient que sa situation financière ne lui permet pas de s'acquitter de sa dette et qu'elle fait face à une procédure de surendettement. Il résulte de l'instruction que le quotient familial de l'intéressée est, à la date de la demande de remise gracieuse, de 560 euros et qu'elle fait l'objet d'un remboursement mensuel de 124,46 euros imposé par la commission de surendettement des particuliers de la Creuse. En outre, il ne résulte pas de l'instruction que la situation financière de l'intéressée ait évolué favorablement depuis la décision attaquée. Dans ces conditions, Mme C doit être regardée comme se trouvant dans une situation de précarité justifiant que lui soit accordée une remise totale de sa dette.
5. Il résulte de ce qui précède que Mme C est fondée à demander l'annulation de la décision du 28 juillet 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Creuse ne lui a accordée qu'une remise de 598,50 euros au titre d'un trop-perçu d'aide personnalisée au logement. Une remise totale de dette au titre de cette aide personnalisée d'un montant de 1 197 euros doit lui être accordée.
D E C I D E :
Article 1er: La décision du 28 juillet 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Creuse n'a accordé, à Mme C, qu'une remise de 598,50 euros (cinq cent quatre-vingt-dix-huit euros et cinquante centimes) au titre d'un trop-perçu d'aide personnalisée au logement est annulée.
Article 2 : Mme C est déchargée de la somme de 1 197 (mille cent quatre-vingt-dix-sept) euros résultant de l'indu de l'aide personnalisée au logement pour la période d'août 2022 à février 2023.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et à la caisse d'allocations familiales de la Creuse.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
A. B
La greffière,
M. D
La République mande et ordonne
à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour La Greffière en Chef
La Greffière
M. D
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026