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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2301445

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2301445

jeudi 23 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2301445
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantAVOC'ARENES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 août 2023, Mme A C représentée par Me Toulouse, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 4 juillet 2023 par lequel la préfète de la Creuse lui a refusé le séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre à la préfète de la Creuse, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour " étranger malade " d'une durée d'un an dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai, en tout état de cause, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente d'une nouvelle décision relative à son droit au séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 2 000 euros, à verser à son conseil, au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat.

Elle soutient que :

La décision portant refus de séjour :

- est entachée d'une erreur de droit résultant de la violation de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle ne s'est jamais vu notifier l'ordonnance du 28 avril 2023 par laquelle la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) a rejeté son recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) ;

- est entachée d'un vice de procédure faute pour la préfète de produire l'avis médical du collège de médecins de l'Ofii, de démontrer que cet avis a été rendu par un collège de trois médecins ayant délibéré et qu'ils ont statué au regard du rapport médical établi par un quatrième médecin de l'Ofii ;

- est illégale en ce que sa situation médicale n'a pas fait l'objet d'un examen sérieux ;

- a été prise en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle demeure en grand besoin de prise en charge médicale et qu'il n'existe pas de suivi ni de traitements équivalents en Géorgie ;

- porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ainsi que des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

- a été prise en violation du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

La décision fixant le pays de renvoi :

- est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 septembre 2023, la préfète de la Creuse conclut au rejet de la requête comme non fondée.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er août 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Christophe a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ou représentée.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, ressortissante géorgienne née en 1977, est entrée en France le 30 septembre 2022 afin d'y solliciter l'asile. Par une décision du 9 janvier 2023, l'Ofpra a rejeté sa demande, confirmée par la CNDA le 28 avril 2023. Le 7 novembre 2022, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour mention " étranger malade ". Par un arrêté du 4 juillet 2023 dont elle demande l'annulation, la préfète de la Creuse lui a refusé le séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

Sur la décision portant refus de séjour :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci. " Aux termes de l'article L. 542-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : / () / d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article

L. 531-24 () ". Aux termes de L. 531-24 de ce code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée dans les cas suivants : / 1° Le demandeur provient d'un pays considéré comme un pays d'origine sûr au sens de l'article L. 531-25 / () ". Aux termes de l'article R. 531-19 du même code : " La date de notification de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides qui figure dans le système d'information de l'office, et qui est communiquée au préfet compétent et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration au moyen de traitements informatiques, fait foi jusqu'à preuve du contraire. ".

3. Il résulte de ces dispositions que l'étranger, provenant d'un pays considéré comme sûr, qui demande l'asile a le droit de séjourner sur le territoire français jusqu'à ce que la décision rejetant sa demande lui ait été notifiée régulièrement par l'Ofpra. Il ressort de la fiche TelemOfpra produite par la préfète de la Creuse que la décision prise par l'Ofpra le 9 janvier 2023 rejetant la demande d'asile de Mme C lui a été notifiée le 16 janvier suivant. A compter de cette date, la requérante ne disposait plus du droit de se maintenir sur le territoire français malgré le recours formé devant la CNDA dès lors que la Géorgie est considérée comme un pays sûr. Au surplus, la décision de la CNDA du 15 mars 2023 lui a également été notifiée le 28 avril 2023. Il suit de là que le moyen tiré de l'erreur de droit résultant de la méconnaissance de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.

4. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ".

5. Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical () est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (). Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. () ". L'article R. 425-13 de ce code dispose que : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. () ".

6. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment du bordereau de transmission du directeur territorial de l'Ofii de Limoges du 15 mars 2023, qu'un rapport médical établi le 16 février 2023 par un médecin de l'Office dans le cadre de l'instruction de la demande de titre de séjour de Mme C a été transmis au collège de médecins le 17 février 2023. Ce dernier a rendu son avis le 15 mars 2023, dans une formation composée de trois médecins, dont les signatures figurent sur l'avis et qui ont été régulièrement désignés à cette fin par une décision du directeur général de l'Ofii du 3 octobre 2022 modifiant celle du 17 janvier 2017 portant désignation au collège de médecins à compétence nationale de l'Ofii. Dès lors, le moyen tiré de ce que la procédure médicale et administrative devant le collège des médecins de l'Ofii, aurait été viciée doit être écarté.

7. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment de la décision attaquée, que la préfète n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation notamment médicale de Mme C. Le moyen doit être écarté.

8. En quatrième lieu, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Ofii venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

9. Pour refuser de délivrer le titre de séjour demandé par Mme C, la préfète de la Creuse s'est référée en se l'appropriant à l'avis du collège de médecins du service médical de l'Ofii du 15 mars 2023 qui précise, dans le respect du secret médical, que l'état de santé de l'intéressée nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire, elle peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié.

10. Pour contredire cet avis et la décision qui s'y réfère, Mme C qui a levé le secret médical révèle qu'elle est atteinte d'une grave maladie des os qui se traduit par une gonarthrose bilatérale évoluée et une déformation importante des mains et des pieds du fait d'une polyarthrite rhumatoïde source d'une perte d'autonomie et de douleurs inflammatoires quotidiennes. Elle fait valoir qu'elle demeure en grand besoin d'une prise en charge médicale et qu'il n'existe pas de traitement équivalent en Géorgie. Elle produit à l'appui de ses affirmations un certificat médical du 23 février 2023 préconisant une opération de ses deux genoux et un compte rendu d'hospitalisation du 26 juin 2023 à la suite d'une intervention pour deux prothèses de genou selon lequel l'extension de ses genoux est complète des deux côtés et l'élévation jambe tendue est possible de manière bilatérale, l'évolution est très favorable et la cicatrisation est obtenue. Toutefois, ces deux documents ne comportent aucune indication quant à l'indisponibilité du traitement suivi par la requérante en Géorgie. De même, en se bornant à produire des rapports émanant de l'organisation suisse d'aide aux réfugiés (Osar) du 30 juin 2020 sur l'accès à divers soins et traitements médicaux en Géorgie et de la clinique de l'école de droit de SciencesPo de 2022 sur le droit au séjour et problématiques de santé des ressortissants géorgiens au contenu très général sur la disponibilité, le coût des médicaments et la couverture par l'assurance-maladie universelle, sans faire état d'éléments circonstanciés propres à sa situation médicale et financière en Géorgie, Mme C n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause l'avis précité du collège de médecins de l'Ofii du 15 mars 2023. Enfin, il ressort des pièces du dossier et notamment de la décision de rejet de l'Ofpra du 9 janvier 2023 qu'avant son arrivée en France, Mme C suivait un traitement en Géorgie depuis de nombreuses années et selon un compte rendu médical du 23 février 2023 du centre hospitalier de Guéret, elle a également bénéficié d'une prothèse totale de la hanche gauche en Géorgie. Dès lors, le moyen tiré de la violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

11. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1./ Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine./ L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".

12. Il ressort des pièces du dossier que Mme C, divorcée et sans charge de famille, est entrée en France selon ses déclarations le 30 septembre 2022, à l'âge de 45 ans. Elle ne justifie d'aucun lien personnel et familial en France et ne démontre pas davantage une insertion sociale et professionnelle particulière. Enfin, elle n'établit pas être dépourvue d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine où elle a vécu la majeure partie de sa vie. Dans ces conditions, en refusant à Mme C la délivrance d'un titre de séjour, la préfète de la Creuse n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de la méconnaissance des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :

13. En premier lieu, eu égard à ce qui a été indiqué précédemment, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait dépourvue de base légale en raison de l'illégalité du refus de séjour sur lequel elle se fonde doit être écarté.

14. En second lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".

15. Il résulte de ce qui précède que la requérante n'établit pas que les pathologies dont elle se prévaut ne pourraient recevoir en Géorgie un traitement médical approprié. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

16. Eu égard à ce qui a été indiqué précédemment, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi serait dépourvue de base légale en raison de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français sur lesquelles elle se fonde doit être écarté.

17. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme C doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

D E C I D E :

Article 1er: La requête de Mme C est rejetée.

Article 2:Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à Me Toulouse et à la préfète de la Creuse.

Délibéré après l'audience du 9 novembre 2023 où siégeaient :

- M. Normand, président,

- Mme Siquier, première conseillère,

- M. Christophe, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 novembre 2023.

Le rapporteur,

F. CHRISTOPHE

Le président,

N. NORMAND

La greffière,

M. B

La République mande et ordonne

à la préfète de la Creuse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef,

La Greffière

M. B

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