jeudi 8 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2302041 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | PION |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 novembre 2023, Mme A C épouse D, représentée par Me Pion, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er septembre 2023 par lequel le préfet de la Haute-Vienne lui a refusé le séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai, et dans l'attente, de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dès notification du jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
L'arrêté pris dans son ensemble est signé par une autorité qui ne justifie pas de sa compétence.
La décision portant refus de séjour :
- est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet s'est cru à tort en situation de compétence liée par l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) ;
- est entachée d'un vice de procédure en l'absence de production par le préfet de l'avis médical du collège des médecins de l'Office qui doit préciser le nom du médecin rapporteur lequel ne peut siéger au sein du collège qui rend l'avis et en l'absence de communication de l'entier dossier du rapport médical sur lequel s'est fondé le collège des médecins de l'Ofii ;
- est entachée d'une erreur d'appréciation de sa situation médicale en violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur d'appréciation de sa situation en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 10 de l'accord franco-tunisien et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- est incompatible avec son état de santé dès lors qu'elle est dans l'incapacité de se déplacer seule.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 décembre 2023, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non fondée.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord du 17 décembre 1988 entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Christophe,
- et les observations de Me Pion, représentant Mme D.
Considérant ce qui suit
1. Mme D, ressortissante tunisienne née en 1957, est entrée en France le 13 novembre 2022 munie d'un visa de court séjour. Le 25 avril 2023, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé et de sa situation familiale. Par un arrêté du 1er septembre 2023 dont elle demande l'annulation, le préfet de la Haute-Vienne lui a refusé le séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
Sur l'arrêté pris dans son ensemble :
2. M. Jean-Philippe Aurignac, secrétaire général de la préfecture de la Haute-Vienne et signataire de l'arrêté en litige, bénéficie d'une délégation de signature du préfet de la Haute-Vienne du 21 août 2023, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs spécial
n° 87-2023-130 du même jour, à l'effet notamment de signer " les arrêtés, décisions et actes pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige manque en fait et doit être écarté.
Sur la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté attaqué que le préfet de la Haute-Vienne se serait estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'Ofii. Si la requérante fait valoir que son dossier en préfecture ne comprend aucun document relatif à son état de santé et qu'elle n'a pas été invitée à en produire pour infirmer l'avis de l'Ofii cette circonstance n'est pas de nature à révéler que le préfet se serait cru lié par l'avis du collège de l'Ofii, alors d'ailleurs qu'il lui appartenait si elle s'y estimait fondée et dès lors que son dossier était complet, de communiquer de sa propre initiative tout document à même d'éclairer le préfet dans l'instruction de sa demande de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet de la Haute-Vienne se serait cru en situation de compétence liée doit être écarté.
4. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes de l'article R. 425-13 dudit code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. () ".
5. En deuxième lieu et d'une part, il ressort des pièces du dossier que le rapport médical, prévu par les dispositions citées au point précédent, a été rédigé par un médecin rapporteur, le 28 juin 2023. Le bordereau par lequel le directeur territorial de l'Ofii a transmis l'avis du 13 juillet 2023 au préfet indique que ce rapport a été rédigé par un médecin qui ne siégeait pas au sein du collège de l'office et transmis, le 29 juin 2023, aux trois médecins formant ce même collège qui a examiné l'état de santé de Mme D. D'autre part, aucune disposition législative ou réglementaire ni aucun principe n'impose au préfet de communiquer l'avis du collège de médecins de l'Ofii tout comme le rapport médical sur lequel s'est fondé ce collège. Dès lors, le moyen tiré de ce que le refus de titre de séjour en litige serait intervenu à l'issue d'une procédure irrégulière entachant l'avis du collège des médecins de l'Ofii doit être écarté.
6. En troisième lieu, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Ofii venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
7. Pour refuser à Mme D la délivrance d'un titre étranger malade, le préfet de la Haute-Vienne s'est fondé sur un avis rendu le 13 juillet 2023, par lequel le collège des médecins de l'Ofii a estimé que si l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, l'intéressée pouvait, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire, y bénéficier effectivement d'un traitement approprié à son état de santé.
8. Pour contester cette appréciation, Mme D qui a levé le secret médical soutient qu'elle est atteinte de la maladie d'Alzheimer et souffre d'un diabète, maladies pour lesquelles les traitements prescrits ne pourront être suivis en Tunisie en l'absence d'une aide quotidienne. Elle produit à l'appui de ses écrits un compte rendu d'hospitalisation du 21 juin 2023 d'un médecin du service " endocrinologie-diabétologie " du centre hospitalier universitaire de Limoges pour un déséquilibre d'un diabète de type 2 dont elle souffre depuis trente-cinq ans et insulino-requérant depuis vingt ans et deux certificats médicaux des 18 et 26 septembre 2023 selon lesquels elle souffre d'une maladie d'Alzheimer à un stade sévère nécessitant un accompagnement quotidien dans la prise de ses traitements et ne lui permettant pas de se déplacer seule. Toutefois, ces certificats médicaux qui ne se prononcent pas sur la disponibilité des soins nécessaires à ses pathologies en Tunisie ne sont pas à même de contredire l'avis du collège des médecins de l'Ofii selon lequel elle peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par suite, en l'absence d'éléments médicaux venant valablement infirmer l'analyse du collège de médecins de l'Office, le préfet de la Haute-Vienne n'a pas commis d'erreur d'appréciation de l'état de santé de Mme D ni méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 susvisé en refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité d'étranger malade.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. I1 ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1./ Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine./ L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
10. Mme D, entrée en France le 13 novembre 2022, se prévaut du soutien matériel et moral de sa fille dès lors que son mari, présent en Tunisie, n'est plus en capacité, en raison de sa perte d'autonomie, de s'occuper d'elle. Si elle établit la présence en France de sa fille sous couvert d'une carte de résident de dix ans, la requérante, qui est restée vivre en Tunisie après son départ, n'apporte aucun élément de nature à établir la stabilité et l'intensité des liens qu'elle aurait entretenus avec elle depuis 2015 date de son établissement en France, ni qu'elle serait dépourvue de toute attache dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de 65 ans et où résident son époux ainsi que ses frères et soeurs. Si elle allègue que son état de santé nécessiterait qu'elle soit accompagnée au quotidien, elle n'établit pas qu'elle ne pourrait pas bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié à la prise en charge de ses pathologies, incluant un accompagnement social. Dans ces conditions, et eu égard encore au caractère très récent de son séjour en France, Mme D n'est pas fondée à soutenir qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour le préfet de la Haute-Vienne aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Par suite, cette décision ne méconnaît ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article 10 de l'accord franco-tunisien : " 1. Un titre de séjour d'une durée de dix ans, ouvrant droit à l'exercice d'une activité professionnelle, est délivré de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour sur le territoire français : () b) A l'enfant tunisien d'un ressortissant français si cet enfant à moins de vingt et un ans ou s'il est à la charge de ses parents, ainsi qu'aux ascendants d'un tel ressortissant et de son conjoint qui sont à sa charge () ". Aux termes de l'article 11 de ce même accord : " Les dispositions du présent Accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord. (). ". Aux termes de l'article
L. 411-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France ou du livre II, tout étranger âgé de plus de dix-huit ans qui souhaite séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois doit être titulaire de l'un des documents de séjour suivants : 1° Un visa de long séjour ; (). "
12. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
13. D'une part, Mme D n'apporte aucun élément pouvant être regardé comme constituant des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels de nature à justifier la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
14. D'autre part, il ressort des dispositions combinées précitées dont la requérante reconnait ne pas remplir les conditions que la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des stipulations du b de l'article 10 de l'accord franco-tunisien est soumise à la présentation d'un visa de long séjour. Il ressort des pièces du dossier que Mme D qui est entrée en France sous couvert d'un visa de court séjour ne dispose pas d'un visa de long séjour pour l'obtention d'un tel titre. Par suite, le moyen tiré de la violation de ces dispositions doit être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
15. En premier lieu, eu égard à ce qui a été indiqué précédemment, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait dépourvue de base légale en raison de l'illégalité du refus de séjour sur lequel elle se fonde doit être écarté.
16. En second lieu, Mme D soutient que la mesure d'éloignement n'est pas exécutable au regard de son état de santé corroboré par un certificat médical du 26 septembre 2023 selon lequel elle est dans l'incapacité de se déplacer seule. Toutefois, il ressort de l'avis du collège des médecins de l'Ofii que son état de santé peut lui permettre de voyager sans risque vers son pays d'origine d'où elle est récemment partie pour se rendre en France le 13 novembre 2022 et à destination duquel elle ne démontre pas ne pas pouvoir se faire accompagner notamment par sa fille, à l'occasion de son retour. Le moyen sera par conséquent écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de Mme D ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de Mme C est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à Mme A C épouse D, à Me Pion et au préfet de la Haute-Vienne.
Délibéré après l'audience du 18 janvier 2024 où siégeaient :
- M. Normand, président,
- Mme Siquier, première conseillère,
- M. Christophe, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 février 2024.
Le rapporteur,
F. CHRISTOPHE
Le président,
N. NORMAND
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière
M. B
if
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026