mardi 18 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2302067 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Juge unique 2 |
| Avocat requérant | MS LECA AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 1901314 du 5 mai 2022, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Limoges a, de première part, annulé la décision par laquelle la commune d'Aubusson avait implicitement refusé de communiquer à l'association Karaté club Aubusson les documents relatifs au dossier de l'association Shotokan karaté club Aubusson (SKCA), de deuxième part, a enjoint à la commune d'Aubusson de communiquer, par courriel, à la requérante, en occultant les mentions référencées au point 11 du jugement, les conventions d'occupation de la salle d'arts martiaux de la maison des sports René Adenis pour les saisons sportives 2016-2017, 2017-2018 et 2019 ainsi que leurs avenants et lettres d'accompagnement, les pièces remises par l'association que la mairie exige pour l'utilisation d'une salle municipale et pour l'attribution de subventions publiques, la lettre de la mairie " datée d'avril 2018 " adressée à cette association faisant état du montant de la contribution volontaire pour l'année 2017, la lettre de l'adjoint au maire de la commune d'Aubusson chargé des sports réclamant les documents et les diverses informations et, enfin, la réponse de ladite association avec les pièces fournies et, de troisième part, a condamné la commune d'Aubusson à verser à l'association Karaté club Aubusson la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une lettre et des mémoires, enregistrés les 30 septembre et 24 novembre 2022 ainsi que les 24 février, 6 octobre 2023, 25 avril 2024 et 27 mai 2024 (non communiqué), l'association Karaté club Aubusson (KCA) demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'enjoindre à la commune d'Aubusson de procéder sans délai à la communication de documents ordonnée par le jugement susvisé ;
2°) d'enjoindre à la commune d'Aubusson de procéder sans délai au paiement des intérêts au taux légal simple et majoré dus à compter du 5 mai 2022 sur la somme de 800 euros, sous astreinte de 150 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours suivant le prononcé du jugement à intervenir.
3°) de condamner la commune d'Aubusson à lui verser la somme de 278,80 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le jugement du 5 mai 2022 n'a toujours pas été pleinement exécuté dans la mesure où la commune d'Aubusson ne lui a ni communiqué les documents sollicités ni versé les intérêts au taux légal dus sur la somme de 800 euros que celle-ci a été condamnée à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; elle prend acte dans le dernier état de ses écritures de la déclaration du maire d'Aubusson selon laquelle les documents manquants n'existent pas ;
- le 21 juin 2023, elle a sollicité l'intervention de la préfète de la Creuse afin que celle-ci procède au mandatement d'office de la somme due au titre des intérêts au taux légal ; le 29 août 2023, face au silence conservé sur sa demande, elle a réclamé le motif du refus de la préfète qui, par courrier du 2 octobre suivant, l'a informée qu'elle ne donnerait pas suite à sa demande et l'a invitée à saisir le tribunal.
Par une ordonnance du 29 novembre 2023, le président du tribunal a ordonné l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement du 5 mai 2022.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 avril 2024 et 24 mai 2024, la commune d'Aubusson, représentée par Me Plas, conclut au rejet de la requête comme non fondée et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de l'association requérante sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- le jugement n° 1901314 rendu par le tribunal administratif de Limoges le 5 mai 2022 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code monétaire et financier ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 80-539 du 16 juillet 1980 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Normand,
- les conclusions de Mme Benzaïd, rapporteure publique,
- les observations de Mme B, représentant l'association Karaté Club Aubusson,
- et les observations de Me Plas, représentant la commune d'Aubusson.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ". Il appartient au juge, pour examiner la demande d'exécution, de tenir compte tant des circonstances de droit et de fait existant à la date de sa décision que des diligences déjà accomplies par les parties tenues de procéder à l'exécution de la chose jugée ainsi que de celles qui sont encore susceptibles de l'être.
Sur la demande relative à la communication des documents en litige :
En ce qui concerne les conventions d'occupation de la salle d'arts martiaux de la maison des sports René Adenis pour les saisons sportives 2016-2017, 2017-2018 et 2019, leurs avenants et lettres d'accompagnement ainsi que les pièces remises par l'association SKCA que la mairie exige pour l'utilisation d'une salle municipale et pour l'attribution de subventions publiques :
2. La commune d'Aubusson, qui a produit à l'appui de son mémoire en défense les conventions établies avec l'association SKCA en vue de l'utilisation de la maison des sports et de la danse pour les saisons sportives 2017-2018 et 2018-2019 ainsi que divers documents relatifs à cette association, dont notamment trois attestations de son président portant sur les conditions de mise à disposition de la salle communale, deux attestations de responsabilité civile, ses bilans financiers pour les saisons 2017, 2017-2018 et 2018-2019 et son rapport d'activité pour la saison 2017-2018, doit ainsi être regardée comme ayant transmis à l'association requérante des éléments suffisants pour satisfaire à l'exécution du jugement n° 1901314 en tant qu'il lui enjoignait la communication des documents susmentionnés. La commune soutient encore et l'association requérante en prend acte qu'aucune convention n'a été établie avec l'association SKCA en vue de l'utilisation de la maison des sports et de la danse pour la saison sportive 2016-2017 puisque son activité n'a débuté qu'en 2017. Il n'y a, dès lors, plus lieu de statuer sur la demande de l'association KCA en tant qu'elle tend à ce que soit enjoint sans délai à la commune d'Aubusson de lui communiquer lesdits documents.
En ce qui concerne la lettre de la mairie " datée d'avril 2018 " adressée à l'association SKCA faisant état du montant de la contribution volontaire pour l'année 2017, la lettre de l'adjoint au maire de la commune d'Aubusson chargé des sports réclamant les documents et les diverses informations et, enfin, la réponse de ladite association avec les pièces fournies :
3. Les administrations mentionnées à l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration ne peuvent s'exonérer de leur obligation d'assurer l'exécution d'une décision de justice annulant une décision de refus de communication de documents administratifs et de celle de communiquer les documents sollicités dans les conditions prévues par cette décision qu'à la condition d'établir l'impossibilité matérielle de communiquer lesdits documents. Pour ce faire, les administrations doivent, d'une part, faire état de ce que des faits postérieurs au jugement ou des faits dont elles ne pouvaient faire état avant son prononcé ont rendu impossible cette communication et, d'autre part, qu'elles ont accompli toutes les diligences nécessaires pour assurer l'exécution de cette décision compte-tenu de la date d'élaboration des documents demandés et de la précision de cette demande. Elles ne peuvent en aucun cas procéder à la destruction délibérée des documents dont le refus de communication a été annulé par le juge administratif, alors même que la réglementation ne leur imposerait plus, à cette date, de les conserver. Si elles ont procédé à une telle destruction après la notification du jugement, elles sont tenues d'accomplir toutes les diligences nécessaires pour les reconstituer, sous réserve d'une charge de travail manifestement disproportionnée, sans préjudice de l'engagement de leur responsabilité.
4. A l'appui de son mémoire en défense, la commune d'Aubusson a produit une lettre de l'adjoint au maire en charge des sports du 9 avril 2018 faisant état du montant de la contribution volontaire attribuée, au titre de l'année 2017, à l'association KCA. Elle explique que ce courrier n'est pas nominatif mais générique, que l'association requérante a reçu le même courrier que l'association Skotokan karaté club, que le document type n'a pu être retrouvé et qu'elle ne dispose d'aucun autre document en raison du déménagement des services municipaux dans de nouveaux locaux en 2017. L'association requérante en prend acte dans le dernier état de ses écritures. Compte tenu de la nature générique du document en question, la commune d'Aubusson peut, malgré le caractère regrettable du délai dans lequel elle a porté à la connaissance du tribunal les difficultés d'exécution du jugement n° 1901314 du 5 mai 2022, utilement faire valoir l'impossibilité matérielle de communiquer les derniers documents manquants. Il n'y a, dès lors, plus lieu de statuer sur la demande de l'association KCA en tant qu'elle tend à ce que soit enjoint sans délai à la commune d'Aubusson de lui communiquer lesdits documents.
Sur la demande relative au paiement des intérêts afférents à la somme allouée au titre des frais du litige :
5. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article 1231-7 du code civil : " En toute matière, la condamnation à une indemnité emporte intérêts au taux légal même en l'absence de demande ou de disposition spéciale du jugement. Sauf disposition contraire de la loi, ces intérêts courent à compter du prononcé du jugement à moins que le juge n'en décide autrement ". L'article L. 313-3 du code monétaire et financier dispose en outre que : " En cas de condamnation pécuniaire par décision de justice, le taux d'intérêt légal est majoré de cinq points à l'expiration d'un délai de deux mois à compter du jour où la décision de justice est devenue exécutoire () ". Le point de départ du délai de deux mois prévu par ces dernières dispositions est la date à laquelle la décision de justice prononçant la condamnation est notifiée à la partie condamnée. La somme allouée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens est productive d'intérêts dans les conditions définies aux premiers alinéas précités de l'article 1231-7 du code civil et de l'article L. 313 3 du code monétaire et financier, alors même que la décision de justice accordant cette somme ne l'a pas prévu explicitement.
6. D'autre part, aux termes du II de l'article 1er de la loi du 16 juillet 1980, reproduit à l'article L. 911-9 du code de justice administrative : " Lorsqu'une décision juridictionnelle passée en force de chose jugée a condamné une collectivité locale ou un établissement public au paiement d'une somme d'argent dont le montant est fixé par la décision elle-même, cette somme doit être mandatée ou ordonnancée dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision de justice. A défaut de mandatement ou d'ordonnancement dans ce délai, le représentant de l'Etat dans le département ou l'autorité de tutelle procède au mandatement d'office. / En cas d'insuffisance de crédits, le représentant de l'Etat dans le département ou l'autorité de tutelle adresse à la collectivité ou à l'établissement une mise en demeure de créer les ressources nécessaires ; si l'organe délibérant de la collectivité ou de l'établissement n'a pas dégagé ou créé ces ressources, le représentant de l'Etat dans le département ou l'autorité de tutelle y pourvoit et procède, s'il y a lieu, au mandatement d'office. () ". Dès lors que les dispositions précitées permettent à la partie gagnante, en cas d'inexécution d'une décision juridictionnelle passée en force de chose jugée, d'obtenir du préfet territorialement compétent le mandatement d'office de la somme que la collectivité locale est condamnée à lui verser à défaut de mandatement ou d'ordonnancement dans le délai prescrit, il n'y a, en principe, pas lieu de faire droit à une demande tendant à ce que le juge prenne des mesures pour assurer l'exécution de cette décision. Il en va toutefois différemment lorsque la demande de mandatement d'office adressée à l'autorité préfectorale est demeurée infructueuse.
7. Il résulte de l'instruction que le jugement n° 1901314 dont l'exécution est demandée a été notifié à la commune d'Aubusson le 5 mai 2022. Compte tenu de ce qui a été dit au point 3, la somme allouée à l'association KCA au titre des frais exposés et non compris dans les dépens était productive d'intérêts au taux légal à compter du 5 mai 2022. Il résulte toutefois des écritures de l'association requérante que la commune d'Aubusson a effectué à son profit un virement de 800 euros, correspondant au paiement de cette somme, le 8 juin 2022, soit avant l'expiration du délai de deux mois prévu par les dispositions précitées de l'article L. 313-3 du code monétaire et financier. Ainsi, la somme en cause n'a pas produit d'intérêts au taux légal majoré.
8. En revanche, alors que la commune d'Aubusson n'établit ni même n'allègue avoir versé à l'association requérante les intérêts relatifs à la somme susmentionnée, cette dernière justifie avoir saisi la préfète de la Creuse d'une demande de mandatement d'office le 21 juin 2023, laquelle est demeurée infructueuse. Les dispositions précitées de l'article L. 911-9 du code de justice administrative n'ayant pas permis à l'intéressée d'obtenir l'exécution du jugement du 5 mai 2022, il y a lieu d'enjoindre à la commune d'Aubusson de verser à la société KCA, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, la somme correspondant aux intérêts au taux légal relatifs à l'indemnité de 800 euros qui lui a été allouée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour la période comprise entre le 5 mai 2022 et le 8 juin 2022. A ce stade, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais d'instance :
9. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'association KCA le versement de la somme réclamée par la commune d'Aubusson sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas davantage lieu de mettre à la charge de la commune d'Aubusson le versement de la somme d'argent réclamée par l'association KCA sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de l'association KCA en tant qu'elle tend à ce qu'il soit enjoint à la commune d'Aubusson de lui communiquer les conventions d'occupation de la salle d'arts martiaux de la maison des sports René Adenis pour les saisons sportives 2016-2017, 2017-2018 et 2019, leurs avenants et lettres d'accompagnement ainsi que les pièces remises par l'association SKCA que la mairie exige pour l'utilisation d'une salle municipale et pour l'attribution de subventions publiques, la lettre de la mairie " datée d'avril 2018 " adressée à l'association SKCA faisant état du montant de la contribution volontaire pour l'année 2017, la lettre de l'adjoint au maire de la commune d'Aubusson chargé des sports réclamant les documents et les diverses informations ainsi que la réponse de ladite association avec les pièces fournies.
Article 2 : Il est enjoint à la commune d'Aubusson de procéder, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, au versement à l'association KCA, dans les conditions définies au point 8, de la somme correspondant aux intérêts au taux légal relatifs à l'indemnité qui lui a été allouée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens par le jugement n° 1901314 précité.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune d'Aubusson au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'association Karaté club Aubusson et à la commune d'Aubusson.
Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Normand, président,
- Mme Siquier, première conseillère,
- Mme Gaullier-Chatagner, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juin 2024.
Le président-rapporteur,
N. NORMAND
Le premier assesseur,
H. SIQUIER
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne
à la préfète de la Creuse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière
M. A
if
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026