mardi 2 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2400255 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MARTY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 février 2024, Mme C A, représentée par Me Marty, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrête du 12 décembre 2023 par lequel le préfet de la Haute-Vienne lui a refusé le séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et à titre subsidiaire, de prendre une décision dans les mêmes conditions de délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 1 800 euros à verser à son conseil, lequel a renoncé à l'indemnité d'aide juridictionnelle, en application des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient soutient que :
La décision portant refus de séjour :
- est entachée d'un vice de procédure en l'absence, d'une part, de mention sur la composition du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) permettant de vérifier sa composition régulière, notamment l'absence du médecin rapporteur en son sein, et, d'autre part, du caractère collégial de cet avis, de l'identification des trois signataires, de son rendu dans les trois mois qui suivent la transmission du certificat médical et de sa suffisante motivation ;
- méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle ne peut avoir un accès effectif aux soins en Angola et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences en cas d'arrêt de ses soins.
Les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi sont illégales par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour sur lequel elles se fondent.
Les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le délai de départ volontaire à trente jours :
- sont entachées d'une erreur de droit en ce qu'elles apparaissent comme une conséquence automatique de la décision de refus de séjour ;
- portent une atteinte manifestement disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 février 2024, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non fondée.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Christophe,
- et les conclusions de M. Slimani, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante angolaise née en 1956, est entrée en France en 2019 afin d'y solliciter l'asile. Sa demande a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 5 mars 2021, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 22 avril 2022. Elle a fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 2 juin 2022 avec interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Le 18 juillet 2023, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé. Par un arrêté du 12 décembre 2023 dont elle demande l'annulation, le préfet de la Haute-Vienne lui a refusé le séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
Sur la décision portant refus de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ".
3. Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical () est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (). Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. () ". L'article R. 425-13 de ce code dispose que : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. () ".
4. De première part, il ressort des pièces du dossier, et notamment du bordereau de transmission du directeur territorial de l'Ofii de Limoges du 29 septembre 2023, qu'un rapport médical établi le 23 août 2023 par un médecin de l'Office dans le cadre de l'instruction de la demande de titre de séjour de Mme A a été transmis au collège de médecins le 6 septembre 2023. Il ressort également de l'avis de ce même collège qui mentionne, alors d'ailleurs qu'aucune disposition ni aucun principe ne l'imposent, l'identité du médecin rapporteur, que ce médecin n'a pas siégé au sein de ce collège ayant émis l'avis le 29 septembre 2023 sur la situation médicale de Mme A. En outre, ce collège a rendu son avis, dans une formation composée de trois médecins, dont les signatures figurent sur l'avis et qui ont été régulièrement désignés à cette fin par une décision du directeur général de l'Ofii du 1er août 2022 modifiant celle du 17 janvier 2017 portant désignation au collège de médecins à compétence nationale de l'Ofii.
5. De deuxième part, il ne résulte d'aucune disposition que les médecins signataires de l'avis requis par les dispositions précitées étaient tenus de procéder à des échanges entre eux. Il en résulte que la circonstance que l'avis du 29 septembre 2023 n'aurait pas été précédé d'un échange collégial entre médecins n'entache pas d'irrégularité la procédure à l'issue de laquelle l'avis a été émis.
6. De troisième part, aucune disposition ni aucun principe n'imposent que l'avis de l'Ofii soit rendu dans les trois mois suivant la transmission du certificat médical du requérant sauf à ce dernier à démontrer une évolution de sa maladie entre cette transmission et l'avis rendu par l'Office. En tout état de cause, Mme A, qui a reçu communication de l'avis dans le cadre de l'instance, n'apporte pas d'élément de nature à justifier que, à supposer même que ce dernier n'ait pas été rendu dans le délai de trois mois à compter de sa transmission d'un certificat médical, cette circonstance l'aurait privée d'une garantie ou aurait pu, en l'espèce, exercer une influence sur le sens de la décision de refus de titre de séjour qui lui a été opposée et qui constitue l'objet du litige.
7. De dernière part, l'avis du 29 septembre 2023 du collège de médecins de l'Ofii, produit en défense, qui précise, dans le respect du secret médical, qu'un défaut de prise en charge médicale ne devrait pas entraîner pour Mme A des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et que son état de santé lui permet de voyager sans risque vers son pays d'origine, est suffisamment motivé.
8. Il résulte de ce qui vient d'être dit aux points 4 à 7 que le moyen, pris dans ses différentes branches, tiré de ce que le refus de séjour en litige serait intervenu à l'issue d'une procédure irrégulière entachant l'avis du collège des médecins de l'Ofii doit être écarté.
9. En deuxième lieu, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Ofii venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
10. Pour refuser à Mme A le titre de séjour sollicité, le préfet de la Haute-Vienne a estimé, en s'appuyant sur l'avis rendu le 29 septembre 2023 par le collège de médecins de l'Ofii, que son état de santé nécessite une prise en charge dont le défaut ne devrait pas entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité.
11. Pour contester cette appréciation, la requérante, qui a levé le secret médical, révèle, certificat médicaux et ordonnance à l'appui, qu'elle souffre d'une hypertension artérielle nécessitant un traitement médicamenteux en continu ainsi que d'une gonarthrose imposant un suivi spécialisé en chirurgie orthopédique et traumatologique. Elle fait valoir qu'elle ne pourra pas bénéficier de manière efficace et accessible aux soins qu'impose son état de santé dans la mesure où les traitements équivalents à ceux qui lui sont administrés en France sont aléatoires en Angola qui doit faire face à des pénuries importantes de médicaments et où, malgré la gratuité des soins, les infrastructures sont obsolètes et le personnel médical pas assez formé. Toutefois, ces éléments rédigés en des termes généraux ne permettent pas de remettre en cause l'avis du collège des médecins quant à l'absence de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de prise en charge médicale. Le certificat médical daté du 8 juillet 2022, qui se contente de rappeler sa gonarthrose ainsi que les modalités de sa prise en charge, et de se questionner sur la difficulté d'un suivi en Angola, ne permet pas de démentir les mentions de l'avis susmentionné du 29 septembre 2023 du collège de médecins de l'Ofii. Dans ces conditions, en refusant de délivrer le titre de séjour sollicité le préfet de la Haute-Vienne n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes raisons, la décision de refus de séjour n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de Mme A.
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi :
12. Les conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de séjour étant rejetées, le moyen tiré du défaut de base légale des décisions attaquées, en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour, doit être écarté.
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le délai de départ volontaire à trente jours :
13. En premier lieu, il ne ressort pas des termes de ces décisions que le préfet de la Haute-Vienne aurait considéré, à tort, qu'elles n'étaient que la conséquence automatique du refus de titre de séjour opposé au requérant. Le moyen, dirigé contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le délai de départ volontaire à trente jours, tiré de ce que le préfet n'aurait pas exercé son pouvoir d'appréciation et aurait commis une erreur de droit doit ainsi être écarté.
14. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
15. Mme A, célibataire et sans enfant à charge, est entrée en France en 2019. Toutefois, sa durée de séjour sur le territoire se justifie uniquement au regard de l'instruction de ses demandes d'asile et au titre de la maladie puis de son maintien irrégulier en dépit d'une mesure d'éloignement prise par le préfet de la Haute-Vienne le 2 juin 2022. Elle ne justifie en France d'aucun lien personnel et familial d'une particulière intensité. Comme il a été dit au point 11 du jugement, si son état de santé nécessite une prise en charge dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé son pays d'origine, elle peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Vienne, en l'obligeant à quitter le territoire français et en fixant le délai de départ volontaire à trente jours, n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes raisons, ces décisions ne sont pas entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur la situation personnelle de Mme A.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 12 décembre 2023 et, par voie de conséquence, les autres conclusions présentées par Mme A doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de Mme A est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à Me Marty et au préfet de la Haute-Vienne.
Délibéré après l'audience du 14 mars 2024 où siégeaient :
- M. Artus, président,
- M. Christophe, premier conseiller,
- Mme Chambellant, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 avril 2024.
Le rapporteur,
F. CHRISTOPHE
Le président,
D. ARTUS
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière
A. BLANCHON
lg
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026