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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2400405

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2400405

mardi 18 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2400405
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDAVID

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. C..., qui contestait le refus de la préfète du Loiret de lui délivrer une attestation de demande d'asile. Le juge a relevé que le requérant avait obtenu le statut de réfugié statutaire le 3 octobre 2024, rendant le litige sans objet. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires du requérant ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 mars 2024, M. A... C..., représenté par Me David, demande au tribunal :

1°) de l’admettre à l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’annuler la décision du 3 février 2024 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de lui délivrer une attestation de demande d’asile ;

3°) d’enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer une attestation de demande d’asile dans le délai de 15 jours à compter de la décision à intervenir, en application de l’article L. 911-1 du code de justice administrative, avec une astreinte de 50 euros par jour de retard en application de l’article L. 911-3 du code de justice administrative ;

4°) de mettre à la charge de l’état la somme de 2400 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.


La requête a été communiquée à la préfète du Loiret qui n’a pas produit de mémoire en défense mais une pièce enregistrée le 9 septembre 2025.


Par un courrier du 16 septembre 2025, M. C... entend maintenir sa requête.


M. C... a été admis à l’aide juridictionnelle totale par une décision du 14 mai 2024.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. C..., ressortissant jordanien né en 1983, demande au tribunal d’annuler la décision du 3 février 2024 par laquelle la préfète du Loiret a refusé de lui délivrer une attestation de demande d’asile.

Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte :

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) ».

3. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a obtenu le statut de réfugié statutaire le 3 octobre 2024. Dans ces conditions, le présent litige, visant à l’annulation d’une décision de refus de délivrance d’une attestation de demande d’asile n’a plus d’objet. Il n’y a dès lors plus lieu de statuer sur la présente requête.

Sur les frais liés au litige :

4. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions du requérant tendant à l’application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.



O R D O N N E :



Article 1er
:
Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. C... aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte.

Article 2
:
Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3
:
La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C..., à la préfète du Loiret et à Me David.


Fait à Limoges, le 18 novembre 2025



Le vice-président,





F-J REVEL



La République mande et ordonne
à la préfète du Loiret en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière

M. B...





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