mardi 19 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2400419 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | KARAKUS-GURSAL HANIFE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces enregistrées le 16 et le 18 mars 2024, M. C A B, représenté par Me Karakus, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 14 mars 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
3°) d'annuler l'arrêté du 14 mars 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours du 15 mars 2024 au 29 avril 2024 sur le territoire de la commune de Limoges ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur les deux arrêtés pris dans leur ensemble :
- ses droits en retenue administrative n'ont pas été respectés, cela entraîne la nullité des arrêtés qui découlent de cette retenue ; il n'a pas eu accès à son téléphone pour s'entretenir avec sa famille ou son avocat afin d'apporter des justificatifs avant l'intervention des décisions ;
- les deux arrêtés sont entachés d'incompétence.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français :
- ces décisions ne respectent pas les dispositions de l'article 6§5 et 6§6 de l'accord franco-algérien de 1968 et portent une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :
- la décision porte une atteinte grave et disproportionnée à son droit d'aller et venir et à son droit au respect de sa vie privée et familiale de valeur constitutionnelle ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le préfet ne saurait indiquer que l'exécution de l'obligation de quitter le territoire demeure une perspective raisonnable alors qu'il vit en France depuis neuf ans, qu'il effectue des démarches professionnelles en vue de son intégration et qu'il vit en France entouré de ses proches ; la décision est disproportionnée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 mars 2023, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Gaullier-Chatagner, conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1, R. 776-15 et R. 777-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gaullier-Chatagner, conseillère ;
- les observations de M. A B ;
- et les observations de M. E, représentant le préfet de la Haute-Vienne.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant algérien né en 2002 est entré sur le territoire français muni d'un visa court séjour au mois d'août 2015. Il a sollicité son admission au séjour le 21 mai 2021 en raison de ses liens privés et familiaux sur le territoire. Cette demande a été rejetée et M. A B a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français pas un arrêté du 8 septembre 2021. M. A B a été interpellé par les services de police le 13 mars 2024. Par un premier arrêté du 14 mars 2024, le préfet de la Haute-Vienne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an. Par un second arrêté du même jour, le préfet de la Haute-Vienne l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours sur le territoire de la commune de Limoges. M. A B sollicite l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes du second alinéa de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence (). L'admission provisoire est accordée par la juridiction compétente ou son président ou par le président (), soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. A B, de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle dans la présente instance.
Sur les deux arrêtés pris dans leur ensemble :
4. En premier lieu, si le requérant fait valoir que ses droits n'ont pas été respectés dans le cadre de sa retenue administrative, il n'incombe pas au juge administratif d'apprécier la régularité des procédures d'interpellation et de placement en garde à vue d'un étranger par les services de police. En tout état de cause, les mesures contestées, eu égard à leur nature et à leur objet, ne sont pas conditionnées par la régularité de la retenue administrative dont le requérant indique avoir fait l'objet. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que le requérant aurait été retenu dans une cellule de garde à vue et n'aurait pas eu accès à son téléphone est sans incidence sur la légalité des décisions attaquées. Par ailleurs, aucun texte, ni aucun principe, n'impose qu'un ressortissant étranger puisse contacter sa famille ou son avocat avant que des mesures d'obligation de quitter le territoire français, impartissant ou non un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour sur le territoire français ou l'assignant à résidence ne soient prises. En tout état de cause, si le requérant soutient qu'il aurait été empêché de produire des justificatifs, il ne fait état d'aucun élément précis dont il n'aurait pas pu faire utilement mention, susceptible d'avoir une influence sur le sens des décisions prises à son encontre. Le moyen doit être écarté.
5. En second lieu, M. F G, sous-préfet, secrétaire général de la préfecture de la Haute-Vienne et signataire de la décision attaquée, bénéficie d'une délégation de signature du préfet de la Haute-Vienne en date du 14 février 2024, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs spécial n° 87-2024-029 du 15 février 2024, à l'effet de signer " les arrêtés, décisions et actes pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ". Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés attaqués.
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de destination :
6. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 6) Au ressortissant algérien né en France qui justifie par tout moyen y avoir résidé pendant au moins huit ans de façon continue, et suivi, après l'âge de dix ans, une scolarité d'au moins cinq ans dans un établissement scolaire français, à la condition qu'il fasse sa demande entre l'âge de seize et vingt et un ans () ". M. A B n'étant pas né en France, il ne peut utilement invoquer le bénéfice de ces stipulations.
7. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " () / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; / () ". Indépendamment des dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile des catégories d'étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une mesure d'éloignement, l'autorité administrative ne saurait légalement obliger un ressortissant étranger à quitter le territoire français que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour. Lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une obligation de quitter le territoire français.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. A B est entré sur le territoire français à l'âge de treize ans, et que le juge aux affaires familiales a prononcé, le 31 mars 2017, une délégation totale de l'exercice de l'autorité parentale de sa sœur et lui au profit de leur frère aîné. Le requérant fait valoir qu'il vit sur le territoire de façon continue, qu'il a été scolarisé sur le territoire français de 2015 à 2019, qu'il est en couple avec une ressortissante française, que ses deux sœurs résident en France et sont titulaires d'un certificat de résidence algérien de dix ans, et que ses deux frères sont de nationalité française. Toutefois, M. A B a déclaré lors de son audition du 14 mars 2024 par un officier de police judiciaire qu'il était " hébergé chez différentes personnes " de sa famille, et non chez son frère Mohammed dont il produit une attestation d'hébergement qui n'est accompagnée d'aucun autre document justifiant qu'il réside effectivement à cette adresse. En outre, s'il produit des attestations de ses frères, celles-ci sont très peu circonstanciées, et se bornent à faire état d'une " bonne relation " ou à mentionner qu'ils sont " toujours en contact ". Dans ces conditions, M. A B n'établit pas entretenir des liens " intenses et stables " avec sa fratrie résidant en France, ni qu'il aurait " toujours été hébergé " par son frère Mohammed, et il ne produit aucun élément relatif à une relation sentimentale avec une ressortissante française. En outre, s'il fait état d'un projet de société dans le domaine de la restauration avec un associé qui atteste que des démarches ont été effectuées en ce sens, et produit une attestation de parution concernant la constitution d'une SARL dénommée Maestro G, ces éléments ne sont pas suffisants pour caractériser des liens personnels et familiaux d'une particulière intensité sur le territoire français. Enfin, il n'est pas contesté que le requérant a fait l'objet d'une décision de refus de titre de séjour, accompagnée d'une obligation de quitter le territoire français le 8 septembre 2021, ni que ses parents résident en Algérie où il a vécu jusqu'à ses treize ans, ainsi que le mentionne l'arrêté en litige. Dans ces conditions, il n'est pas démontré que le requérant devait se voir attribuer de plein droit un titre de séjour en application des stipulations citées au point 7 du présent jugement. Le moyen doit, en tout état de cause, être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 8 du présent jugement, il n'est pas démontré que les décisions attaquées porteraient une atteinte disproportionnée au droit du requérant de mener une vie privée et familiale normale. En outre, alors que M. A B doit comparaître le 15 mai 2024 au tribunal judiciaire de Limoges pour des faits de refus d'obtempérer, de conduite d'un véhicule alors qu'il résulte d'une analyse salivaire qu'il avait fait usage de cannabis, et de conduite d'un véhicule sans être titulaire du permis de conduire, il se borne, au soutien de sa requête, à faire valoir qu'il n'est ni poursuivi pour mise en danger délibéré de la vie d'autrui, ni pour détention de stupéfiants, ni pour infraction à la législation des étrangers. Dès lors, dans les circonstances de l'espèce, le préfet de la Haute-Vienne n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et en fixant le pays de destination.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
11. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux développés aux points 8 à 10 du présent jugement, et dès lors notamment qu'il ne produit aucun élément relatif à la relation sentimentale qu'il entretiendrait avec une ressortissante française, ou démontrant des liens d'une particulière intensité avec sa fratrie résidant en France, le requérant n'établit pas que le préfet de la Haute-Vienne aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en prenant à son encontre une décision d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
12. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux développés aux points 6 à 8 du présent jugement, les moyens, à les supposer opérants à l'encontre de la décision attaquée, tirés d'une méconnaissance des stipulations de l'article 6§5 et 6§6 de l'accord franco-algérien doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :
13. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ".
14. En premier lieu, en faisant état de sa présence en France depuis neuf années et de la résidence en France de plusieurs membres de sa fratrie, le requérant ne démontre pas que la décision d'assignation, eu égard à son objet ou à ses modalités, porterait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir. Il ne produit pas davantage d'éléments dont il ressortirait que les conditions de son assignation à résidence constitueraient un frein aux démarches professionnelles dont il fait état. En outre, il ne résulte pas des éléments qui précèdent, ni de ceux évoqués par le requérant à l'encontre de la décision attaquée, que son éloignement ne demeurerait pas une perspective raisonnable. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision porterait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir, le moyen tiré de ce qu'elle serait entachée d'une erreur d'appréciation, et le moyen tiré de ce que cette décision serait contraire à l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
15. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment, les éléments produits par M. A B ne permettent pas d'établir que les obligations mises à sa charge par l'arrêté litigieux porteraient une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale normale. Par suite, le moyen tiré d'une méconnaissance de son droit de mener une vie familiale normale, tel que protégé par le préambule de la Constitution de 1946 et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit également être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 14 mars 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an, et de l'arrêté du 14 mars 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne a assigné M. A B à résidence dans ce département, sur le territoire de la commune de Limoges, pour une durée de quarante-cinq jours doivent être rejetées. Par conséquent, ses conclusions fondées sur les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er: M. A B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2: Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A B, à Me Karakus et au préfet de la Haute-Vienne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 mars 2024 à 15h30.
La magistrate désignée,
N. GAULLIER-CHATAGNERLa greffière,
M. D
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour La greffière en chef,
La greffière,
M. D
No 2400419
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026