mercredi 22 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2400570 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | AVOC'ARENES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire et des pièces, enregistrés les 5 et 7 avril 2024, le 10 mai 2024 et le 17 mai 2024, M. D A, représenté par Me Toulouse, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 mars 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence algérien d'une durée de dix ans, ou en tout état de cause d'un an, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, subsidiairement de réexaminer sa situation dans le même délai, et dans tous les cas, d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de l'exécution des injonctions sollicitées ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à son conseil sous réserve pour ce dernier de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- le préfet ne conteste pas qu'il remplit les conditions d'attribution de plein droit d'un certificat de résidence algérien si bien que le refus de séjour est exclusivement motivé par la menace à l'ordre public alléguée ; la caractérisation d'une menace à l'ordre public résulte de la consultation du casier judiciaire de l'intéressé et d'éléments qui ne peuvent que révéler la consultation du ficher du traitement des antécédents judiciaire (TAJ) ; il n'est pas justifié de la consultation régulière de ce fichier, de sa date, ni de ce que l'administration aurait respecté la procédure prévue à l'article R. 40-29 du code de procédure pénale ;
- à supposer la procédure régulière, les éléments ressortant de la consultation du ficher du TAJ ne font apparaître que des faits reprochés durant la minorité du requérant, à l'exception d'un fait de vol en 2021, dont il n'est justifié d'aucune décision démontrant sa culpabilité à ce titre ; les condamnations et poursuites alléguées apparaissent très directement en lien avec ses conditions d'existence ; il a quitté son pays d'origine à l'âge de trois ans, a été confié à ses grands-parents, a été placé à l'ASE dès l'âge de 7 ans puis de foyer en foyer ; aucune mesure d'accompagnement n'a été mise en œuvre lorsqu'il a été mis fin à son placement à l'âge de 16 ans ;
- il justifie résider de manière continue en France depuis 25 ans depuis son entrée légale à l'âge de 3 ans ; il n'a plus la moindre attache familiale dans son pays d'origine ; le centre de ses intérêts a toujours été en France ; il remplit les conditions d'obtention de plein droit d'un certificat de résidence sur le fondement des articles 6-1 et 6-5 de l'accord franco-algérien ; la décision est contraire au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai :
- la décision est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle est illégale car une telle mesure ne peut être prise qu'à l'égard d'un étranger, or il s'est vu remettre une carte nationale d'électeur et a voté à plusieurs élections en France ; cette carte ne peut lui avoir été remise qu'à raison de son acquisition de la nationalité française qu'il a manifestement obtenue ; il ne peut donc faire l'objet d'une telle mesure ;
- la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire est illégale dès lors qu'il est entré régulièrement en France à l'âge de 3 ans et y réside depuis 25 années.
En ce qui concerne la décision lui interdisant un retour en France durant deux ans :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- la situation humanitaire exceptionnelle de l'intéressé s'oppose au prononcé d'une interdiction de retour sur le territoire français durant deux ans ; en effet, il vit de manière stable et continue en France depuis 25 ans ; il ne connaît rien de son pays et n'y possède aucune attache.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire et des pièces enregistrés le 15 et le 17 mai 2024, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non fondée.
Il soutient que :
- il a été informé le 15 mai de la libération prévisionnelle de M. A le 24 mai prochain ;
- le délai de recours courrait du 2 avril 2024 à partir de 10h35 jusqu'au 4 avril 2024 à 10h35 ;
- les moyens soulevés par le requérant sont, pour certains inopérants et pour les autres infondés.
M. A a obtenu l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Gaullier-Chatagner, conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1, R. 776-15 et R. 777-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gaullier-Chatagner ;
- les observations de Me Toulouse, représentant M. A, qui, d'une part, demande le report de l'audience car il n'a pas été en mesure de rencontrer son client, la demande d'extraction de ce dernier ayant été refusée le 17 mai par le préfet de la Corrèze et l'administration pénitentiaire n'ayant pas répondu à sa demande de permis de communiquer du 23 avril 2024 et, d'autre part, insiste sur le bien-fondé des moyens soulevés à l'appui de la requête ;
- et les observations de M. B, représentant le préfet de la Haute-Vienne.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien né en 1996, est entré sur le territoire français en 2000 au titre du regroupement familial et s'est maintenu sur le territoire français depuis cette date. Le 5 mai 2023, il a sollicité son admission au séjour. Par un arrêté du 29 mars 2024, le préfet de la Haute-Vienne a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de 2 ans. Il sollicite l'annulation de cet arrêté.
Sur le report de l'audience :
2. Le juge, auquel il incombe de veiller à la bonne administration de la justice, n'a aucune obligation, hormis le cas où des motifs exceptionnels tirés des exigences du débat contradictoire ou du respect des droits de la défense l'imposeraient, de faire droit à une demande de report de l'audience formulée par une partie.
3. Le conseil de M. A a demandé le report de l'audience en faisant état de ce que le refus opposé par le préfet de la Corrèze à l'extraction du requérant afin de lui permettre d'être présent à l'audience avait fait obstacle à ce que celui-ci soit en mesure de rencontrer son conseil pour préparer utilement sa défense, ainsi que son juge. Toutefois, M. A a disposé, depuis l'enregistrement de sa requête le 5 avril 2024, du temps nécessaire pour faire valoir en temps utile, par l'intermédiaire de son avocat, tous moyens et produire toutes pièces au soutien de sa requête. En outre, et alors qu'il a été représenté à l'audience par son conseil, il n'est pas démontré que son absence porte atteinte aux droits de la défense, alors qu'il lui est notamment loisible de faire parvenir au tribunal avant le prononcé du jugement une note en délibéré, et qu'aucun élément nouveau n'a été invoqué au cours de l'audience par l'administration. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a en conséquence pas lieu de faire droit à la demande de report de l'audience présentée pour le requérant.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
4. Aux termes de l'article L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable aux étrangers détenus : " Les dispositions des articles L. 614-4 à L. 614-6 sont applicables à l'étranger détenu. / Toutefois, lorsqu'il apparaît, en cours d'instance, que l'étranger détenu est susceptible d'être libéré avant que le juge statue, l'autorité administrative en informe le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné. Il est alors statué sur le recours dirigé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français selon la procédure prévue aux articles L. 614-9 à L. 614-11 et dans un délai de huit jours à compter de l'information du tribunal par l'autorité administrative. ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 776-17 du code de justice administrative, applicable en l'espèce compte tenu de la date prévisionnelle de libération de M. A : " () lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire ".
5. Il résulte de ces dispositions qu'en raison de la date de libération prévisionnelle de M. A, il y a lieu pour le magistrat désigné, statuant selon la procédure des articles L. 614-9 à L. 614-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de se prononcer sur les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 29 mars 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans. En revanche, les conclusions tendant à l'annulation de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour, ainsi que les conclusions accessoires qui s'y rapportent, qui sont de la compétence de la formation collégiale du tribunal, doivent être renvoyées devant ladite formation collégiale.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire sans délai :
6. En premier lieu, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale.
7. De première part, si l'arrêté litigieux mentionne, après avoir détaillé les treize condamnations que comporte le casier judiciaire du requérant, que " outre les condamnations précitées, M. A D a été mis en cause dans de nombreuses procédures judiciaires ", ce motif est surabondant à celui relatif aux condamnations précédemment énumérées et la mention de cette circonstance dans l'arrêté litigieux est sans incidence sur sa légalité, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Haute-Vienne aurait pris la même décision s'il ne l'avait pas prise en compte. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'irrégularité de la consultation du ficher de traitement des antécédents judiciaires (TAJ) et de ce que l'administration n'aurait pas respecté, les concernant, la procédure prévue à l'article R. 40-29 du code de procédure pénale doivent être écartés dans leur ensemble.
8. De deuxième part, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit () 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant ; () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Ces stipulations ne privent pas l'autorité compétente du pouvoir qui lui appartient de refuser à un ressortissant algérien la délivrance du certificat de résidence d'un an lorsque sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public. Aux termes de l'article L. 412-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué par le requérant : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " ".
9. Il ressort des pièces du dossier, en particulier du casier judiciaire du requérant, qu'il a fait l'objet, depuis 2014, de multiples condamnations pénales, notamment pour des faits de violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique suivie d'incapacité supérieure à 8 jours, violence sur un officier public, détention non autorisée de stupéfiants, extorsion par violence, menace ou contrainte de signature, promesse, secret, fonds, valeurs ou bien (en récidive), vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lien d'entrepôt (en récidive), outrage, menace de crime contre les personnes matérialisées par écrit, image ou autre objet et refus de se soumettre aux vérifications tendant à établir l'état alcoolique lors de la constatation d'un crime, d'un délit ou d'un accident de la circulation. Les faits pour lesquels il a été condamnés sont graves et ils sont intervenus sur une longue période de temps, aux mois d'avril 2014, juillet et octobre 2015, mars 2016, juin 2017, ainsi qu'au cours des mois de janvier 2019, mars 2021 et décembre 2021, alors qu'il était devenu majeur. Ainsi, les faits pour lesquels M. A a été condamné caractérisent le caractère réel de la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire français. Par ailleurs, M. A soutient sans être contredit qu'il a passé l'essentiel de sa vie en France où il est entré régulièrement alors qu'il était âgé de trois ans, pour être confié à ses grands-parents, lesquels sont décédés et il a indiqué au soutien de sa demande de titre être " sans aucune famille ", n'ayant gardé aucun lien avec sa famille en Algérie, et avoir " tous ses repères en France ". Ainsi, M. A, qui se borne à produire le courrier d'une jeune femme affirmant qu'ils sont en couple " depuis plusieurs mois ", n'établit l'existence d'aucun lien familial d'une particulière intensité en France, et il n'apporte aucun élément relatif à une insertion sociale ou professionnelle en dépit de la durée de son séjour sur le territoire français. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le préfet de la Haute-Vienne aurait commis une erreur d'appréciation en rejetant la demande de titre de séjour présentée par le requérant au motif de la menace à l'ordre public qu'il constitue, et le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
10. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire sans délai serait illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour.
11. En deuxième lieu, si le requérant soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire est illégale au motif qu'il s'est " vu remettre une carte nationale d'électeurs ", ce dont il déduit qu'il aurait manifestement obtenu la nationalité française, l'acquisition par M. A de la nationalité française n'est pas démontrée par la seule production de ce document. Le moyen doit par suite être écarté.
12. En troisième lieu, en ce qui concerne le refus d'accorder un délai de départ volontaire, la circonstance que le requérant soit entré en France à l'âge de trois ans et y réside depuis n'est pas, à elle seule, de nature à démontrer que le préfet de la Haute-Vienne aurait commis une erreur en estimant qu'il ne présentait pas de garantie de représentation suffisante. Au demeurant, la décision refusant à M. A un délai de départ volontaire est également fondée sur la circonstance qu'il constitue une menace à l'ordre public au sens de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que la décision refusant d'accorder au requérant un délai de départ volontaire serait injustifiée doit par suite être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
13. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait illégale en conséquence de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait illégale en conséquence de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
15. En second lieu, si M. A soutient que sa situation humanitaire exceptionnelle s'opposerait au prononcé d'une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français de deux ans, il ne le démontre pas en se bornant à affirmer qu'il vit en France de manière continue depuis 25 ans et qu'il y est entré à l'âge de 3 ans. En outre, et au vu des éléments développés au point 7 du présent jugement, le requérant ne démontre pas davantage que la durée de cette interdiction de retour serait disproportionnée en se référant à son absence d'attaches dans son pays d'origine.
16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il y ait lieu de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par le préfet de la Haute-Vienne, que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 29 mars 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans présentées par M. A doivent être rejetées, y compris les conclusions accessoires à fin d'injonction et relatives aux frais du litige.
D E C I D E :
Article 1er: Les conclusions aux fins d'annulation de la décision du 29 mars 2024 par laquelle le préfet de la Haute-Vienne a rejeté la demande de titre de séjour présentée par M. A sont renvoyées à une formation collégiale du tribunal ainsi que les conclusions afférentes.
Article 2: Le surplus de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à Me Toulouse et au préfet de la Haute-Vienne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mai 2024 à 15h00.
La magistrate désignée,
N. GAULLIER-CHATAGNERLa greffière,
M. C
La République mande et ordonne
au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La Greffière en chef
A. BLANCHON
No 2400570
cg
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026