mercredi 26 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2400594 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MARTY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 avril 2024, M. B A, représenté par Me Marty, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 janvier 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne lui a refusé le séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour avec autorisation de travail dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros, à verser à son conseil, en application des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 et dont le règlement emportera renonciation à l'indemnité d'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
La décision portant refus de séjour
- est entachée d'un vice de procédure en l'absence, d'une part, de mention sur la composition du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) permettant de vérifier sa composition régulière, notamment l'absence du médecin rapporteur en son sein, et, d'autre part, du caractère collégial de cet avis, de l'identification des trois signataires, de son rendu dans les trois mois qui suivent la transmission du certificat médical et de sa suffisante motivation ;
- méconnaît les stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien dès lors qu'il ne bénéficie pas d'une prise en charge adaptée en Algérie, que certaines molécules composant son traitement n'y sont pas disponibles et ne sont pas substituables par d'autres molécules également disponibles et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences ;
- porte une atteinte manifestement disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi sont illégales par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour sur lequel elles se fondent.
Les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le délai de départ volontaire à trente jours :
- sont entachées d'une erreur de droit en ce qu'elles apparaissent comme une conséquence automatique de la décision de refus de séjour ;
- portent une atteinte manifestement disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 mai 2024, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non fondée.
Le dossier médical de M. A a été transmis par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) le 7 mai 2024.
L'Ofii a présenté des observations qui ont été enregistrées le 21 mai 2024.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Christophe,
- et les conclusions de M. Slimani, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien né en 1989, est entré en France en 2021 selon ses déclarations. Le 8 septembre 2023, il a sollicité la délivrance d'une carte de résident algérien en raison de sa maladie. Par un arrêté du 26 janvier 2024 dont il demande l'annulation, le préfet de la Haute-Vienne lui a refusé le séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : [] / 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays ; () ".
3. Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical () est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (). Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. () ". L'article R. 425-13 de ce code dispose que : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. () ".
4. De première part, il ressort des pièces du dossier, et notamment du bordereau de transmission du directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) de Limoges du 7 décembre 2023, qu'un rapport médical établi le 8 novembre 2023 par un médecin de l'Office dans le cadre de l'instruction de la demande de titre de séjour de M. A a été transmis au collège de médecins le 15 novembre 2023. Il ressort également de l'avis de ce même collège qui mentionne, alors d'ailleurs qu'aucune disposition ni aucun principe ne l'imposent, l'identité du médecin rapporteur, que ce médecin n'a pas siégé au sein de ce collège ayant émis l'avis le 7 décembre 2023 sur la situation médicale de M. A. En outre, ce collège a rendu son avis, dans une formation composée de trois médecins, dont les signatures figurent sur l'avis et qui ont été régulièrement désignés à cette fin par une décision du directeur général de l'Ofii du 1er août 2022 modifiant celle du 17 janvier 2017 portant désignation au collège de médecins à compétence nationale de l'Ofii.
5. De deuxième part, il ne résulte d'aucune disposition que les médecins signataires de l'avis requis par les dispositions précitées étaient tenus de procéder à des échanges entre eux. Il en résulte que la circonstance que l'avis du 7 décembre 2023 n'aurait pas été précédé d'un échange collégial entre médecins n'entache pas d'irrégularité la procédure à l'issue de laquelle l'avis a été émis.
6. De troisième part, aucune disposition ni aucun principe n'imposent que l'avis de l'Ofii soit rendu dans les trois mois suivant la transmission du certificat médical du requérant sauf à ce dernier à démontrer une évolution de sa maladie entre cette transmission et l'avis rendu par l'Office. En tout état de cause, M. A, qui a reçu communication de l'avis dans le cadre de l'instance, n'apporte pas d'élément de nature à justifier que, à supposer même que ce dernier n'ait pas été rendu dans le délai de trois mois à compter de sa transmission d'un certificat médical, cette circonstance l'aurait privé d'une garantie ou aurait pu, en l'espèce, exercer une influence sur le sens de la décision de refus de titre de séjour qui lui a été opposée et qui constitue l'objet du litige.
7. De dernière part, l'avis du 7 décembre 2023 du collège de médecins de l'Ofii, produit en défense, qui précise, dans le respect du secret médical, qu'un défaut de prise en charge médicale pourrait entraîner pour M. A des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soins disponibles en Algérie et aux caractéristiques du système de santé de ce pays il pourra y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, et que son état de santé lui permet de voyager sans risque vers son pays d'origine, est suffisamment motivé.
8. Il résulte de ce qui vient d'être dit aux points 4 à 7 que le moyen, pris dans ses différentes branches, tiré de ce que le refus de séjour en litige serait intervenu à l'issue d'une procédure irrégulière entachant l'avis du collège des médecins de l'Ofii doit être écarté.
9. En deuxième lieu, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Ofii venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
10. Pour refuser à M. A le titre de séjour sollicité, le préfet de la Haute-Vienne a estimé, en s'appuyant sur l'avis rendu le 7 décembre 2023 par le collège de médecins de l'Ofii, que si son état de santé nécessite une prise en charge dont le défaut pourrait entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité eu égard à l'offre de soins disponibles en Algérie et aux caractéristiques du système de santé de ce pays il pourra y bénéficier effectivement d'un traitement approprié.
11. Pour contester cette appréciation, le requérant, qui a levé le secret médical, révèle qu'il souffre de la maladie de Behçet compliquée de thrombophlébite récidivante, d'érythème noueux, d'aphtose bipolaire et de poussées fébriles inexpliquées ainsi qu'en atteste un certificat médical du 27 juin 2023 rédigé par un praticien hospitalier du centre hospitalier universitaire de Limoges. Ce même document précise que M. A suit un traitement composé de Rivaroxaban et de Colchimax substituables, en cas d'indisponibilité, par de l'Apixaban ou de la Coumadine pour le premier et de la colchicine et de l'Imodium pour le second selon un courrier du même praticien hospitalier du 21 février 2024. Le requérant produit également un certificat médical établi le 10 mars 2024 par un médecin généraliste algérien de l'hôpital d'Ain Tadless selon lequel le Colchimax serait indisponible en Algérie et un courrier du 14 février 2019 du laboratoire Bristol-Myers Squibb précisant que la Coumadine ne dispose pas d'enregistrement d'autorisation de mise sur le marché en Algérie. Toutefois, il ressort du dossier médical de M. A transmis par l'Ofii et du rapport de son directeur général en date du 21 mai 2024 que le Rivaroxaban, commercialisé sous le nom de D, et la Colchicine sont disponibles en Algérie ainsi que le suivi médical assuré pour ce type de pathologie notamment par le centre hospitalo-universitaire Issad Beni Messous d'Alger. Enfin, le requérant, n'établit ni qu'il ne pourrait pas bénéficier d'une prise en charge financière par le système de sécurité sociale de son pays, ni qu'il ne pourrait y disposer des ressources éventuellement nécessaires. Dès lors, si les pièces médicales produites par M. A attestent de la réalité de la pathologie dont il est atteint et de la prise en charge dont il fait l'objet à ce titre, aucune d'entre elles ne permet de contredire l'avis du collège de médecins de l'Ofii rendu le 7 décembre 2023 en ce qui concerne la possibilité de bénéficier effectivement d'un traitement approprié ainsi que d'une prise en charge dans son pays d'origine. Dans ces conditions, en prenant la décision de refus de séjour litigieuse, le préfet de la Haute-Vienne n'a ni méconnu les stipulations précitées du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ni entaché cette décision d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle emporte sur la situation du requérant. Dès lors, le moyen doit être écarté.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
13. Il ressort des pièces du dossier que si M. A, célibataire et sans enfant, soutient être entré en France en 2021, il ne fait état d'aucun élément permettant de justifier sa présence habituelle en France depuis cette date. S'il se prévaut de la présence de membres de sa famille et de liens personnels qu'il aurait noués, il ne l'établit pas par la production de quatre attestations dont une émane d'un personnel médical l'ayant suivi et hébergé au cours du traitement de sa pathologie. Il ne démontre pas ainsi qu'il aurait créé des liens personnels et amicaux forts sur le territoire ni qu'il serait dépourvu de toutes attaches familiales en Algérie où il a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans. Quant à la nécessité pour le requérant de devoir se soigner en France, ainsi qu'il a été dit précédemment, il peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par suite, la décision attaquée n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts en vue desquels elle a été prise et n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes raisons, la décision de refus de séjour n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi :
14. Les conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus de séjour étant rejetées, le moyen tiré du défaut de base légale des décisions attaquées, en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour, doit être écarté.
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le délai de départ volontaire à trente jours :
15. En premier lieu, il ne ressort pas des termes de ces décisions que le préfet de la Haute-Vienne aurait considéré, à tort, qu'elles n'étaient que la conséquence automatique du refus de titre de séjour opposé au requérant. Le moyen, dirigé contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le délai de départ volontaire à trente jours, tiré de ce que le préfet n'aurait pas exercé son pouvoir d'appréciation et aurait commis une erreur de droit doit ainsi être écarté.
16. En dernier lieu, pour les mêmes motifs énoncés précédemment s'agissant de la décision de refus de séjour, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 26 janvier 2024 et, par voie de conséquence, les autres conclusions présentées par M. A doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. A est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Marty et au préfet de la Haute-Vienne.
Délibéré après l'audience du 11 juin 2024 où siégeaient :
- M. Normand, président,
- M. Christophe, premier conseiller,
- Mme Chambellant, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2024.
Le rapporteur,
F. CHRISTOPHE
Le président,
N. NORMAND
La greffière en chef,
A. BLANCHON
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la Greffière en Chef,
La Greffière,
M. C
if
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026