mardi 2 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2400637 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | OUANGARI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces enregistrées le 12 avril et 28 mai 2024, Mme D A, représentée par Me Ouangari, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 février 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour et de travail, subsidiairement de prendre une nouvelle décision, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
Sur la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- cette décision est entachée d'un vice de procédure à défaut d'avis de la commission du titre de séjour ;
- cette décision est entachée d'erreur de fait dès lors qu'elle n'a pas vécu huit ans en Italie avec ses enfants mais seulement deux ans ;
- cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
- cette décision méconnaît le 1. de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Sur l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi :
- ces décisions sont entachées d'un défaut de base légale en raison de l'illégalité du refus de séjour sur lequel elles se fondent ;
- ces décisions méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et sont entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation ;
- la décision fixant le pays de renvoi est entachée d'erreur de fait dès lors qu'elle retient qu'elle est de nationalité tunisienne et qu'elle fixe la Tunisie comme pays à destination duquel elle peut être renvoyée d'office en cas d'inexécution de l'obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 juin 2024, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non-fondée.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République italienne relatif à la réadmission des personnes en situation irrégulière, signé à Chambéry le 3 octobre 1997 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Boschet, rapporteur,
- et les observations de Me Ouangari, pour Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Ressortissante béninoise née en 1979, Mme A, qui est mariée avec M. B, de nationalités italienne et béninoise, s'est vu délivrer le 6 mai 2012 par les autorités italiennes, ainsi que ses trois enfants béninois issus d'une précédente union, un titre de séjour de longue durée portant la mention " carte de séjour de membre de famille d'un ressortissant de l'Union " valable jusqu'au 25 février 2024. Déclarant être entrée en France en juin 2019 avec ses trois enfants, elle s'est vu notifier un arrêté du 15 juin 2020 par lequel le préfet de la Haute-Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et a prononcé sa remise aux autorités italiennes. Le 5 septembre 2023, elle a déposé une demande de délivrance d'un titre de séjour. A la suite du refus exprimé le 29 janvier 2024 par les autorités italiennes de réadmettre Mme A au motif qu'elle avait séjourné plus de six mois en France, le préfet de la Haute-Vienne, par un arrêté du 9 février 2024, a refusé de faire droit à sa demande de titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Mme A demande l'annulation de cet arrêté. Elle doit également être regardée comme demandant l'annulation de la décision par laquelle le préfet de la Haute-Vienne a implicitement rejeté le recours gracieux qu'elle a formé par un courrier du 6 mars 2024 à l'encontre de cet arrêté.
Sur la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour :
2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que les titres de séjour de longue durée valables jusqu'au 25 février 2024 dont Mme A et ses enfants étaient titulaires en Italie, leur ont été délivrés le 6 mai 2012 par les autorités de ce pays. Il ressort également des motifs de l'arrêté du 15 juin 2020 que, dans le cadre de sa première demande de titre de séjour, Mme A a elle-même déclaré être entrée en Italie avec ses enfants en 2012. Dans son jugement n° 2001455 du 6 avril 2023 rejetant la requête formée par Mme A à l'encontre de cet arrêté du 15 juin 2020, le tribunal a, en outre, expressément relevé que l'intéressée a vécu en Italie avec ses enfants pendant huit années avant son entrée en France. Par ailleurs, Mme A n'apporte pas le moindre élément de nature à établir qu'avant octobre 2017, elle aurait vécu dans un autre pays que l'Italie, pays dans lequel elle était légalement admissible avec ses enfants et dont son époux a la nationalité. Par suite, Mme A n'est pas fondée à soutenir qu'en retenant qu'elle avait vécu avec ses enfants en Italie de 2012 à 2019 et non de 2017 à 2019, le préfet de la Haute-Vienne aurait commis une erreur de fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
4. Si la requérante peut être regardée comme vivant en France depuis juin 2019, il ressort des pièces du dossier qu'elle n'a jamais été titulaire d'un titre de séjour dans ce pays et qu'elle a fait l'objet, le 15 juin 2020, d'une décision de remise aux autorités italiennes. Il ressort également des pièces du dossier qu'à la date de l'arrêté en litige, les titres de séjour de longue durée italien de la requérante et de ses enfants étaient toujours valables et il n'est ni établi ni même soutenu qu'ils ne pourraient en obtenir le renouvellement ou encore la délivrance d'un autre titre de séjour eu égard, notamment, à la nationalité italienne de l'époux de l'intéressée. En outre, si Mme A indique que son époux doit effectuer de nombreux voyages dans le cadre de son activité professionnelle, cette seule circonstance ne fait pas obstacle à ce que la cellule familiale puisse se reconstituer hors de France, notamment en Italie, où la requérante et ses enfants ont vécu de 2012 à 2019. S'agissant de la scolarité des enfants mineurs E Mme A, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle ne pourrait se poursuivre hors de France. S'agissant de Mohamed, le fils majeur E Mme A, le titre de séjour portant la mention " étudiant " qui lui a été délivré le 16 juin 2023 par le préfet de la Haute-Vienne ne lui donne pas vocation à rester durablement en France après ses études. Par ailleurs, Mme A ne justifie pas d'une intégration particulière sur le territoire national, notamment sur le plan professionnel, et elle n'établit pas y disposer de liens familiaux ou personnels intenses, en particulier avec son demi-frère qui vivrait en région parisienne. Compte tenu de ces éléments, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet de la Haute-Vienne n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit E A au respect de sa vie privée et familiale. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent donc être écartés. Pour les mêmes motifs, Mme A n'est pas fondée à soutenir que le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
6. D'une part, la décision refusant à Mme A la délivrance d'un titre de séjour n'a ni pour objet ni pour effet de la séparer de ses deux enfants mineurs. D'autre part, comme il a été dit au point 4, il ne ressort pas des pièces du dossier que ses deux enfants mineurs ne pourraient pas poursuivre leur scolarité hors de France, en particulier en Italie, pays dans lequel ils ont vécu de 2012 à 2019 et où, à la date de l'arrêté en litige, ils disposaient d'un droit au séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du 1. de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; () ". Le préfet n'est tenu, en application des articles L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de saisir la commission du titre de séjour que du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions permettant d'obtenir de plein droit un titre de séjour, et non de tous les étrangers qui sollicitent un tel titre. Mme A n'établissant pas être en situation de bénéficier de plein droit d'un titre de séjour en France, le préfet de la Haute-Vienne n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
8. Compte tenu de ce qui précède, les moyens tirés, d'une part, par voie d'exception, de ce que la décision faisant obligation à Mme A de quitter le territoire français serait dépourvue de base légale en raison de l'illégalité du refus de délivrance d'un titre de séjour, d'autre part, de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'existence d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation de la requérante, doivent être écartés.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
9. En premier lieu, en dépit d'erreurs purement matérielles commises dans l'arrêté du 9 février 2024 par lesquelles il a mentionné la nationalité " tunisienne " E A, le préfet de la Haute-Vienne, qui a rappelé dans les premiers motifs de son arrêté la nationalité béninoise de l'intéressée et qui ne peut qu'être regardé comme ayant examiné sans ambiguïté sa situation comme ressortissante du Bénin, a nécessairement entendu fixer ce pays comme pays de renvoi lorsque, à l'article 4 du dispositif de ce même arrêté, il a indiqué que " si la requérante n'a pas quitté le territoire français à l'expiration [du délai de départ volontaire], cette décision d'éloignement sera mise à exécution à destination du pays dont elle possède la nationalité ou de tout autre pays dans lequel elle est légalement admissible (à l'exception d'un Etat membre de l'Union européenne ()) ". Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
10. En second lieu, eu égard à ce qui a été indiqué au point 4, en particulier à l'absence d'obstacle à ce que la cellule familiale puisse se reconstituer au Bénin, pays dont Mme A, son époux et ses enfants ont la nationalité, la décision par laquelle le préfet de la Haute-Vienne a fixé le pays de renvoi ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation de la requérante.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 9 février 2024 du préfet de la Haute-Vienne et, par voie de conséquence, les autres conclusions E A doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête E A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A, au préfet de la Haute-Vienne et à Me Ouangari.
Délibéré après l'audience du 18 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Normand, président,
M. Martha, premier conseiller,
M. Boschet, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2024.
Le rapporteur,
J. BOSCHET
Le président,
N. NORMAND La greffière,
M. C
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour Le Greffier en Chef
La greffière,
M. C
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026