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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2400820

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2400820

lundi 13 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2400820
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantMARTY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces, enregistrées les 8 et 13 mai 2024, M. C A, représenté par Me Marty, demande au tribunal :

1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler les arrêtés du 6 mai 2024 par lesquels le préfet de la Haute-Vienne, d'une part, lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prolongé d'un an l'interdiction de retour sur le territoire français dont il faisait l'objet, d'autre part, l'a assigné à résidence sur le territoire de la commune de Limoges pour une durée de quarante-cinq jours ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour et de travail dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans l'attente, lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :

- alors que le préfet de la Haute-Vienne a consulté le traitement des antécédents judiciaires puisqu'il indique à plusieurs reprises dans l'arrêté litigieux qu'il est " défavorablement connu des services de police ", il n'est pas justifié que, conformément aux dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, le procureur de la République ait préalablement été sollicité ;

- le préfet de la Haute-Vienne a commis une erreur d'appréciation en estimant que sa présence sur le territoire français constitue une menace pour l'ordre public ;

- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation

- cette décision méconnaît le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

- cette décision méconnaît le 1. de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français et refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

- cette décision est nulle en conséquence des nullités affectant le refus de séjour ;

- cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

- cette décision méconnaît le 1. de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

- cette décision est nulle en conséquence des nullités affectant l'obligation de quitter le territoire ;

- cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

- cette décision méconnaît le 1. de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Sur l'assignation à résidence :

- cette décision est nulle en conséquence des nullités affectant l'obligation de quitter le territoire.

Par un mémoire en défense enregistré le 13 mai 2024, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non-fondée.

M. A a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 7 mai 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de procédure pénale ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995 ;

- le décret n° 2020-1716 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Limoges a désigné Mme Chambellant, conseillère, pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1, R. 776-15 et R. 777-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après lecture du rapport de Mme Chambellant, ont été entendues au cours de l'audience publique du 13 mai 2024 à 14 heures 00 à laquelle le préfet de la Haute-Vienne n'était ni présent ni représenté les observations de Me Marty, représentant M. A, qui reprend les mêmes moyens en précisant :

- il contribue à l'entretien et à l'éducation de son enfant en disposant d'un droit de visite et d'hébergement ainsi qu'en atteste les déclarations écrites de la mère de son enfant ;

- il dispose d'une promesse d'embauche laquelle n'a pas été examinée par le préfet de la Haute-Vienne lors de l'instruction de sa demande de titre de séjour ;

- il ne constitue pas une menace actuelle à l'ordre public dès que les faits ayant fait l'objet d'une condamnation pénale sont antérieurs à l'année 2022 et que les faits d'harcèlement évoqués par le préfet de la Haute-Vienne n'ont fait l'objet d'aucune condamnation à la date de la décision attaquée.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant algérien né en 1998, déclare être entré en France le 5 janvier 2017. Suite à son mariage avec une ressortissante française en avril 2019, l'intéressé a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de conjoint de français. A la suite de la séparation du couple et titulaire d'une promesse d'embauche, M. A s'est vu délivrer un récépissé valable du 16 mars 2021 au 1er juillet 2021. L'intéressé, père d'un enfant français, a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français le 28 décembre 2023. Par un premier arrêté du 6 mai 2024, le préfet de la Haute-Vienne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prolongé d'un an l'interdiction de retour sur le territoire français dont il faisait l'objet. Par un second arrêté du 6 mai 2024, le préfet de la Haute-Vienne l'a assigné à résidence sur le territoire de la commune de Limoges pour une durée de quarante-cinq jours. Par la présente requête, M. A sollicite l'annulation de ces deux arrêtés.

Sur la demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes du second alinéa de l'article 61 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ". M. A a formé une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été statué. Par conséquent, en raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre le requérant, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur l'étendue du litige :

3. Aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. / Les dispositions du présent chapitre sont applicables au jugement de la décision fixant le pays de renvoi contestée en application de l'article L. 721-5 et de la décision d'assignation à résidence contestée en application de l'article L. 732-8 ". Aux termes de l'article R. 776-17 du code de justice administrative : " Lorsque l'étranger est placé en rétention ou assigné à résidence () / (), lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire. () ".

4. En application des dispositions précitées, il appartient au magistrat désigné par le président du tribunal administratif de statuer sur les conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et assignant le requérant à résidence. En revanche, dès lors que l'obligation de quitter le territoire français en litige a été prise sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus de titre de séjour, à fin d'injonction à la délivrance ou au réexamen, qui sont l'accessoire d'une demande d'annulation de la décision de refus de titre de séjour, ainsi que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être renvoyées devant une formation collégiale du tribunal administratif.

5. En application de ces dispositions, il y a lieu de renvoyer devant la formation collégiale du tribunal administratif les conclusions de M. A dirigées contre le refus de délivrance de son certificat de résidence algérien en qualité de parent d'enfant français. Il en va de même des conclusions à fin d'injonction qui en sont l'accessoire, ainsi que de la demande relative aux frais liés au litige. Dès lors, il n'y a lieu de statuer, dans la présente instance, que sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi, prolongation d'un an l'interdiction de retour sur le territoire français dont il faisait l'objet et assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

6. L'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale. S'agissant d'un acte réglementaire, une telle exception peut être formée à toute époque, même après l'expiration du délai du recours contentieux contre cet acte. S'agissant d'un acte non réglementaire, l'exception n'est, en revanche, recevable que si l'acte n'est pas devenu définitif à la date à laquelle elle est invoquée, sauf dans le cas où l'acte et la décision ultérieure constituant les éléments d'une même opération complexe, l'illégalité dont l'acte serait entaché peut être invoquée en dépit du caractère définitif de cet acte.

7. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () / 4) au ressortissant algérien ascendant direct d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il exerce même partiellement l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins. Lorsque la qualité d'ascendant direct d'un enfant français résulte d'une reconnaissance de l'enfant postérieure à la naissance, le certificat de résidence d'un an n'est délivré au ressortissant algérien que s'il subvient à ses besoins depuis sa naissance ou depuis au moins un an ". Ces stipulations ne privent pas l'autorité compétente du pouvoir qui lui appartient de refuser à un ressortissant algérien la délivrance du certificat de résidence d'un an lorsque sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public.

8. Pour refuser à M. A la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du 4) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le préfet de la Haute-Vienne, qui ne conteste ni qu'il exerce l'autorité parentale à l'égard de son enfant de nationalité française né en 2022 ni qu'il subvient effectivement aux besoins de cet enfant, s'est fondé sur la circonstance que sa présence en France constituait une menace à l'ordre public au motif que, par un jugement du 28 février 2022 du tribunal judiciaire de Limoges, il a été condamné à 500 euros d'amende dont 250 euros avec sursis pour faux et usage de faux document administratif constatant un droit, une identité ou une qualité ou accordant une autorisation, faits commis entre le 01/07/2021 et le 20/12/2021, que par un jugement du 24 juin 2022, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Limoges à 200 euros d'amende pour des faits de conduite sans permis commis le 28/01/2022 et que par une jugement du 19/01/2023, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Limoges à deux mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de conduite d'un véhicule sans permis, faits commis le 25/06/2022 et le 8/07/2022. Et, qu'au vu des mentions qui sont portées au traitement des antécédents judiciaires (TAJ), il est " défavorablement connu des services de police " pour des faits harcèlement d'une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié par un Pacs sans incapacité comme le 19 juillet 2021.

9. Il ressort des pièces du dossier que d'une part, les faits d'harcèlement d'une personne étant ou ayant été conjoint, faits pour lesquels M. A est mentionné au TAJ, n'ont fait l'objet d'aucune poursuite pénale à la date de la décision attaquée. D'autre part, les faits ayant justifié les condamnations prononcées sont anciens de près de trois ans à la date des arrêtés contestés, ces condamnations pénales à des amendes ainsi qu'à une peine de deux mois de prison avec sursis, même associée à la circonstance que l'intéressé n'a pas respecté quatre précédentes mesures d'éloignement, n'est pas de nature à caractériser que, par son comportement général, sa présence constituerait, compte tenu par ailleurs des liens qu'il entretient avec son enfant mineur une menace suffisamment réelle et sérieuse pour l'ordre public susceptible de fonder légalement la décision de refus de délivrance du titre de séjour qu'il a sollicité. Dès lors, au regard du caractère ancien de ces condamnations à la date de la décision attaquée et en l'absence de réitération de tels actes, le caractère actuel et réel de la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire français de M. A n'est pas établi.

10. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et à obtenir, par voie de conséquence, l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination, prolongation d'un an de son interdiction de retour sur le territoire, ainsi qu'assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

11. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ". Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé ". Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si l'obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13 et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. ".

12. Le présent jugement, qui annule l'obligation de quitter le territoire français du 19 mars 2024 du préfet de la Haute-Vienne et les décisions subséquentes, implique que le préfet procède au réexamen de la situation de M. A et lui délivre durant cet examen une autorisation provisoire de séjour. Il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de statuer à nouveau sur sa situation dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer durant ce délai une autorisation provisoire de séjour.

Sur les frais liés au litige :

13. Il résulte de ce qui a été dit au point 2 qu'il y a lieu d'admettre provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle dans cette instance. Sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, Me Marty, son avocate, peut donc se prévaloir des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sur ce fondement, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au profit de Me Marty, qui renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Les conclusions de M. A dirigées contre la décision du 6 mai 2024 du préfet de la Haute-Vienne portant refus de délivrance d'un titre de séjour et les conclusions qui leur sont liées sont renvoyées à une formation collégiale.

Article 3 : Les décisions du 6 mai 2024 par lesquelles le préfet de la Haute-Vienne a obligé M. A à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prolongé d'un an son interdiction de retour sur le territoire, ainsi que l'arrêté du même jour l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, sont annulées.

Article 4 : Il est enjoint au préfet de la Haute-Vienne de procéder au réexamen de la situation de M. A, dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement.

Article 5 : Sous réserve de l'admission définitive de M. A au bénéfice à l'aide juridictionnelle, l'Etat versera à Me Marty, qui renonce à percevoir la part contributive payée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, une somme de 1 200 (mille deux cents) euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Me Marty et au préfet de la Haute-Vienne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mai 2024 à 16h30.

Le magistrat désigné,

J. CHAMBELLANTLa greffière,

M. B

La République mande et ordonne

au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour Le greffier en chef,

La Greffière

M. B

No 2400820

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