mercredi 26 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2400941 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP LACHAUD MANDEVILLE COUTADEUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 30 mai 2024 et le 13 juin 2024, M. A E, représenté par Me Meschin, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 26 janvier 2024 par laquelle le conseil municipal de la commune de Bommiers a décidé d'exercer son droit de préemption sur la parcelle cadastrée AD 10, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bommiers une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est caractérisée dès lors qu'eu égard à l'objet d'une décision de préemption et de ses effets vis-à-vis de l'acquéreur évincé, notamment la possibilité pour la commune de Bommiers de procéder rapidement au transfert de propriété, la condition d'urgence doit être en principe présumée lorsque celui-ci en demande la suspension ;
- la commune de Bommiers ne justifie d'aucune circonstance particulière de nature à renverser la présomption d'urgence ; elle n'établit pas la nécessité d'une réalisation rapide du projet qu'elle invoque ; le projet ne résulte que d'un audit qui n'a connu aucune suite objective de nature à le mettre en œuvre ; les objectifs les plus récents concernant la commune concernent le secteur Les Lisières/rue de la Fontaine à l'opposé de la parcelle AD n°10 ; il n'est pas établi que le vendeur a accepté la proposition de préemption de la commune ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- elle est entachée d'un défaut de motivation en méconnaissance des dispositions des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme : la simple référence aux motifs de l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme ne saurait constituer une motivation suffisante ; la décision contestée en ce qu'elle se borne à viser des objectifs généraux et lacunaires, tirés de ce que la parcelle en cause est située en zone urbaine et que son acquisition se " prête donc à un projet de viabilisation en intégrant la parcelle communale AD 122 à l'opération, et permettre ainsi la création de 3 lots d'environ 900 m², à desservir par une voie à créer " ; la commune ne dispose en réalité d'aucun projet d'action ou d'opération d'aménagement puisqu'il ne s'agit que d'une perspective qui ne s'appuie sur aucun projet précis ;
- la réalité du projet n'est pas démontrée, il n'existe à ce jour aucune étude ni aucun programme pour la réalisation d'un quelconque projet ; si C de la commune se prévaut d'une volonté constante de la commune depuis les années 2000 de procéder à l'acquisition des terrains nus et des bâtiments à rénover, cette volonté ne saurait se substituer à l'exigence de démontrer la réalité d'un projet d'aménagement ; le plan local d'urbanisme de la communauté de communes indique d'ailleurs qu'elle n'a pas de politique foncière mise en œuvre ; l'audit d'aménagement en date du mois d'octobre 2010 ne fait référence aux logements que pour les seuls bâtiments appartenant à la commune et proches de l'église alors que la décision de préemption a été principalement justifier pour la réalisation de logements et la création de 3 lots ; si la commune, dans son mémoire, fait référence à l'entrée du bourg côté cimetière, le juge des référés constatera que ce projet ne concerne nullement la parcelle AD n°10 pour être situé à un endroit totalement différent ; s'agissant du contournement du bourg et du cimetière, il s'agit là encore d'une partie de la commune qui ne concerne nullement la parcelle AD n°10 ; enfin, si au détour de cet audit il est fait état de " acquérir pour dégager le stationnement du virage et relier la rue du Fournil au fond de parcelle n°8 et 10 " ce projet n'apparait plus d'actualité et n'a donné lieu à aucune suite après cet audit ; au contraire, le seul emplacement réservé de la commune concerne l'extension du cimetière.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 10 et 18 juin 2024, la commune de Bommiers, représentée par Me Mandeville, conclut au rejet de la requête à ce que soit mis à la charge de M. E la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable, dès lors que M. E ne justifie pas du dépôt préalable d'une requête au fond ; elle s'en rapporte sur ce point dans le dernier état de ses écritures ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie :
o la préemption n'est pas de nature à affecter la situation du requérant ; en effet, la vente de la parcelle n'emporte nullement la fin du bail rural contracté sur la parcelle, celui-ci se poursuivant avec le nouveau propriétaire de la parcelle de sorte que M . E continuerait à exploiter les terres de la parcelle selon les modalités du bail rural dont il dispose ;
o l'intérêt général s'oppose à la présomption d'urgence, dès lors que depuis 2008 / 2010 la commune de Bommiers s'attache à la revitalisation et à l'aménagement du centre-bourg ; il est prévu, à cet effet, un programme d'aménagement qui porte sur la création d'un maillage viaire, la réhabilitation et la création de terrains à bâtir, ainsi que des aménagements divers tels que des espaces verts et des espaces de stationnement ; la configuration du projet d'aménagement de la parcelle AD 10 est au cœur du projet ; elle doit permettre la réalisation d'une liaison viaire entre la rue du Fournil et la Grande Rue, ainsi que la création de places de stationnement sécurisées, en dehors du virage ; en outre, la création de lots à bâtir permet de maintenir l'attractivité de la commune et l'offre de logements ; si le tribunal venait à envisager de retenir l'urgence et ainsi à prononcer une suspension, celle-ci devrait être limitée à l'entrée en jouissance par la commune, mais ne saurait porter sur le transfert de propriété et faire obstacle ni à la signature de l'acte ni à la perception du prix par le vendeur ;
- aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
o il est démontré une réalité et l'antériorité du projet ; le projet d'aménagement du centre bourg prévoit précisément l'acquisition de la parcelle AD n°10 pour permettre la sécurisation du virage, la connexion avec les parcelles communales et la création d'un chemin rural ; le projet en cause, constitue un aménagement et une revalorisation d'un espace situé au cœur du village, sur des parcelles déjà classées en zone urbaine pour en permettre la réalisation ; ce projet doit permettre de longue date la sécurisation des voies de circulation et la réalisation d'un maillage viaire efficient ; de plus, le projet devra aussi permettre la création de trois lots à bâtir, encore la création d'un jardin public et de jardins familiaux ;
o l'audit réalisé et finalisé en octobre 2010 prévoit bien un projet de " contournement du bourg " et du cimetière ;
o l'élaboration du PLUI Champagne Boischauts, initialement approuvé comme le PLUI Champagne Berrichonne le 16 mai 2019 et dont la révision simplifiée a été approuvé le 9 novembre 2022, identifie précisément la parcelle AD n°10 comme une dent creuse présentant un potentiel d'urbanisation ;
o la réalisation d'un maillage viaire, la création de places de stationnement et l'amélioration des conditions de sécurité de circulation, ou encore la création de logements, constituent bien la poursuite des objectifs visés à l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme ;
o le plan d'aménagement du village annoté par Monsieur C et transmis à M. E en annexe de la correspondance du 8 avril 2024 mentionne les " nouvelles voiries " créées, outre les aménagements urbains et les réhabilitations de bâti ancien ; ainsi, contrairement à ce que prétend M. E, la préemption n'est pas " principalement " motivée par le projet de réaliser trois lots à bâtir, mais bien par la réalisation de l'aménagement du secteur, projeté et définit depuis 2010 ; contrairement à ce qu'il prétend, le projet correspond bien à la partie entrée de bourg côté cimetière et contournement de bourg définie par l'audit d'aménagement de 2010 ; à ce titre, c'est bien dans le cadre de l'objectif d'aménagement de l'entrée de bourg côté cimetière et de contournement du bourge qu'est prévu le projet justifiant l'exercice du droit de préemption urbain.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 30 mai 2024 sous le numéro 2400942 par laquelle M. E demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Normand, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Normand,
- les observations de Me Meschin, représentant M. E,
- et les observations de M. B, représentant la commune de Bommiers.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. E détenteur d'un bail rural sur la parcelle cadastrée AD n°10 située dans le quartier " le Bourg " à Bommiers (Indre), a envisagé l'achat de celle-ci et a conclu avec le propriétaire de la parcelle, M. D, un compromis de vente le 24 novembre 2023. Le notaire chargé de l'opération a transmis la déclaration d'intention d'aliéner à la commune, qui en a accusé réception le 29 novembre 2023. Par délibération du 26 janvier 2024, le conseil municipal de la commune de Bommiers a décidé d'exercer son droit de préemption sur la parcelle en cause et a décidé de l'acquérir à l'amiable pour la somme de 5 298 euros. Par un courrier du 11 mars 2024, le requérant a sollicité le retrait de cette délibération, par un courrier du 8 avril 2024 C de la commune de Bommiers a rejeté ce recours. Par la présente requête, M. E en sa qualité d'acquéreur évincé, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 26 janvier 2024.
Sur la fin de non-recevoir opposée à la demande de suspension :
2. Par une requête enregistrée le 30 mai 2024 sous le n° 2400942, visée ci-dessus, M. E a demandé au tribunal administratif l'annulation de la décision contestée. Par suite, la fin de non-recevoir, à la supposer maintenue, tirée de ce que la demande de suspension de l'exécution de cette décision n'aurait pas accompagné un recours en annulation manque en fait et ne saurait être accueillie.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
En ce qui concerne l'urgence :
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et qu'aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. ".
4. Eu égard à l'objet d'une décision de préemption et à ses effets pour l'acquéreur évincé, la condition d'urgence doit en principe être constatée lorsque celui-ci demande la suspension d'une telle décision. Il peut toutefois en aller autrement au cas où le titulaire du droit de préemption justifie de circonstances particulières, tenant par exemple à l'intérêt s'attachant à la réalisation rapide du projet qui a donné lieu à l'exercice du droit de préemption. Il appartient au juge des référés de procéder à une appréciation globale de l'ensemble des circonstances de l'affaire qui lui est soumise.
5. Si, pour contester l'urgence à statuer, la commune de Bommiers se prévaut, d'une part, de ce que la préemption de la parcelle mise en vente ne fait pas obstacle à ce que M. E continue à exploiter les terres de la parcelle selon les modalités du bail rural dont il dispose et d'autre part, de l'intérêt général poursuivi par le projet qui a justifié l'exercice du droit de préemption, pour permettre la sécurisation d'un virage et la création d'un chemin rural, ces circonstances ne sont pas de nature à dénuer à la présente demande son caractère urgent. Par suite, la condition d'urgence doit être regardée comme remplie.
En ce qui concerne le doute sérieux :
6. Il résulte des dispositions de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme que les collectivités titulaires du droit de préemption urbain peuvent légalement exercer ce droit, d'une part, si elles justifient, à la date à laquelle elles l'exercent, de la réalité d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement répondant aux objets mentionnés à l'article L. 300-1 du même code, alors même que les caractéristiques précises de ce projet n'auraient pas été définies à cette date, et, d'autre part, si elles font apparaître la nature de ce projet dans la décision de préemption. En outre, la mise en œuvre de ce droit doit répondre, eu égard notamment aux caractéristiques du bien faisant l'objet de l'opération ou au coût prévisible de cette dernière, à un intérêt général suffisant.
7. Il ressort de la délibération attaquée que le commune justifie la préemption de la parcelle AD n° 10 par sa politique d'aménagement urbain qui a contribué à l'accroissement de sa population depuis 30 ans, la circonstance que la parcelle A 10 accessible par la Grande rue est entourée de parcelles communales et d'un chemin rural et que cette situation se prête donc à un projet de viabilisation en intégrant la parcelle communale AD n° 222 à l'opération et permettre ainsi la création de 3 lots d'environ 900 m2 à desservir par une voie à créer, nouvelle voie qui ouvrirait d'ailleurs un cheminement entre la Grande rue et la rue du Fournil. Il ressort de l'audit d'aménagement réalisé en 2010 par un architecte pour le compte de la commune de Bommiers, sur lequel s'appuie cette dernière pour justifier la délibération de son conseil municipal, que ladite commune souhaite réaménager son espace situé au cœur du village, et notamment engager un projet de contournement du bourg et du cimetière. Cet audit ne fait également référence à des logements que pour les seuls bâtiments appartenant à la commune et proches de l'église. La nature du projet définit dans la décision de préemption ne concorde donc pas avec cet audit. La commune ne justifie pas d'autres études ou programmes pour la réalisation de 3 lots d'environ 900 m2. Le moyen tiré de ce que le projet de la commune ne constitue pas une action ou une opération d'aménagement au sens de l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme et n'est donc pas au nombre de ceux qui permettent l'exercice des droits de préemption régis par les articles L. 210-1 et suivants du même code est ainsi de nature à susciter, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la délibération du conseil municipal de Bommiers du 26 janvier 2024.
8. Pour l'application des dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens susvisés de la requête n'est, en l'état de l'instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
9. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 26 janvier 2024 par laquelle la commune de Bommiers a exercé son droit de préemption urbain sur la parcelle cadastrée section AD n°10, commune de l'Indre (36).
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que M. E, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à la commune de Bommiers la somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Bommiers le versement à M. E de la somme de 1 500 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision du 26 janvier 2024 par laquelle le conseil municipal de la commune de Bommiers a décidé d'exercer son droit de préemption sur la parcelle cadastrée AD 10 est suspendue.
Article 2 : La commune de Bommiers versera à M. E la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A E et à la Commune de Bommiers.
Fait à Limoges, le 26 juin 2024.
Le juge des référés, La greffière en chef,
N. NORMAND A. BLANCHON
La République mande et ordonne
au préfet de l'Indre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le greffier en chef,
La greffière,
I. FADERNE
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026