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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2400963

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2400963

mercredi 26 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2400963
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMONPION

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 juin 2024, l'association One Voice demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 30 mai 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne a autorisé la neutralisation de chiens en divagation sur le territoire des communes de Saint-Paul et Saint-Genest-sur-Roselle ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;

- la condition d'urgence est remplie dès lors que l'arrêté litigieux, qui ne comporte aucune limitation quant au nombre de chiens susceptibles d'être abattus ni aucune limitation de durée, porte une atteinte grave et immédiate aux intérêts qu'elle entend défendre ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de l'acte :

' en intervenant sur le fondement de ses pouvoirs de police administrative générale, le préfet a méconnu l'article L. 211-11 du code de l'environnement instaurant une police administrative spéciale ayant le même effet ;

' le préfet a commis une erreur de droit en confiant l'abattage des chiens errants à des lieutenants de louveterie ou à des agents de l'Office français de la biodiversité ;

' en tout état de cause, la mesure de police ainsi adoptée n'est ni nécessaire, ni adaptée, ni proportionnée à l'objectif poursuivi.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juin 2024, le préfet de la Haute-Vienne conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions présentées aux fins de suspension et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que la requête a perdu son objet compte tenu de l'abrogation de l'acte attaqué par un arrêté du 14 juin 2024.

Par un mémoire, enregistré le 20 juin 2024, l'association One Voice, représentée par Me Monpion, déclare se désister de sa requête.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête au fond enregistrée le 3 juin 2024 sous le n° 2400962.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Nicolas Normand, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience puis informées, le 21 juin 2024, de la radiation de l'affaire du rôle de l'audience prévue le 26 juin 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de son article L. 522-1 : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Aux termes de son article L. 522-3 : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Lorsque le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.

3. Postérieurement à l'introduction de sa requête présentée sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'association One Voice a déclaré s'en désister. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er: Il a été donné acte du désistement de l'association One Voice.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association One Voice et au ministre de l'intérieur et des outre-mer. Une copie en sera adressée pour information au préfet de la Haute-Vienne.

Fait à Limoges, le 26 juin 2024.

Le juge des référés,

N. NORMAND

La République mande et ordonne

au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour Le Greffier en Chef,

Pour La Greffière,

I. FADERNE

No 2400963

if

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