Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401003

lundi 7 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401003
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantTIERNEY-HANCOCK

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges, par une ordonnance du 7 octobre 2024, a constaté le désistement de M. A de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus de conditions matérielles d'accueil de l'OFII. Ce désistement est intervenu automatiquement, en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 juin 2024, M. B A, représenté par Me Tierney-Hancok, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise par le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 31 janvier 2024 et d'annuler sa décision de rejet du recours administratif préalable obligatoire du 30 avril 2024 ;

2°) d'enjoindre au préfet à titre principal de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;

3°) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à compter du mois de février 2024 ;

4°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 juin 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'ordonnance n°2400991 du 27 juin 2024 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes, d'une part, de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : ()/ 1° donner acte des désistements ; () ".

2. Aux termes, d'autre part, de l'article R. 612-5-2 du même code : " en cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L.521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ".

3. Par l'ordonnance du 27 juin 2024 visée ci-dessus, le juge des référés du tribunal a rejeté la requête de M. A tendant à la suspension des effets de la décision attaquée dans le cadre de la présente instance, au motif qu'il n'était pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. Le courrier de notification de cette ordonnance, mis à disposition le jour même sur l'application Télérecours et dont son conseil a accusé réception le 28 juin 2024, informe l'intéressé qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, il serait réputé s'être désisté de son recours au fond. A défaut d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans ce délai, M. A est réputé s'être désisté de l'ensemble des conclusions de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement d'instance, en application des dispositions précitées du 1° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A, à Me Tierney-Hancock et au directeur territorial de l'Office Français de l'immigration et de l'intégration.

Fait à Limoges, le 7 octobre 2024.

Le vice-président,

FJ. REVEL

La République mande et ordonne

au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour la greffière en chef

La greffière,

M. C

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