mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2401033 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | AVOC'ARENES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 juin 2024, Mme B A, représentée par la SELARL Avoc'Arènes, agissant par Me Toulouse, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 avril 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle serait susceptible d'être reconduite d'office passé ce délai et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " ou " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai et en tous cas de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 (deux mille) euros, au profit de son conseil, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve que la SELARL Avoc'Arènes renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
Elle soutient que :
Sur la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de l'acte ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 435-1, L. 422-1, L. 412-1 et L. 412-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, c'est à tort que le préfet de la Haute-Vienne lui a opposé la condition relative à un visa long séjour ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l'union européenne.
Sur l'obligation de quitter le territoire :
- elle est entachée d'un défaut de base légale en raison de l'illégalité du refus de séjour sur lequel elle se fonde.
Sur la décision faisant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de base légale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire sur laquelle elle se fonde ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- la durée de l'interdiction de retour est disproportionnée au regard de son droit à une privée et familiale.
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'un défaut de base légale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire sur laquelle elle se fonde ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
Par un mémoire en défense enregistré le 1er juillet 2024, le préfet de de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête et demande la mise à la charge de Mme B A de la somme de 2 000 (deux mille) euros au titre de l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'aucun des moyens invoqués dans la requête n'est fondé.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gazeyeff,
- les observations de Me Toulouse, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, ressortissante guinéenne née le 5 février 2003 à Conakry (Guinée), est entrée en Italie le 2 mars 2020 sous couvert d'un visa D de long séjour délivré par les autorités italiennes le 12 décembre 2019, valable du 12 décembre 2019 au 25 décembre 2020 afin de rejoindre ses parents. Elle a ensuite été mise en possession d'un permis de séjour italien portant la mention " motif familial ", délivré le 6 juillet 2020 et valable jusqu'au 20 novembre 2022. Elle déclare être entrée en France le 6 septembre 2020. L'intéressée a sollicité, le 31 octobre 2023, la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ". Par un arrêté du 16 avril 2024, dont l'intéressée demande l'annulation, le préfet de la Haute-Vienne a refusé de faire droit à sa demande, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle serait susceptible d'être reconduite d'office passé ce délai et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
2. En premier lieu, M. C D, sous-préfet, secrétaire général de la préfecture de la Haute-Vienne et signataire de la décision attaquée, bénéficie d'une délégation de signature du préfet de la Haute-Vienne en date du 14 février 2024, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs spécial n° 87-2024-029 du 15 février 2024, à l'effet de signer " les arrêtés, décisions et actes pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ". Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et ne peut qu'être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Cette carte donne droit à l'exercice, à titre accessoire, d'une activité professionnelle salariée dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle. ". L'article L. 412-1 du même code dispose : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 7° ou 2° de l'article L. 411-1. ". Il résulte de ces dispositions que l'autorité administrative peut accorder une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ", sans que la condition de visa de long séjour soit exigée, en cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures.
4. Il est constant que Mme A est entrée en France en étant titulaire d'un titre de séjour italien portant la mention " motif familial " à l'âge de dix-sept ans et en étant dépourvue d'un visa long séjour. Par ailleurs, si la requérante soutient que sa maîtrise de la langue Française facilite le déroulement de ses études en France et qu'elle justifie être inscrite pour l'année universitaire 2023- 2024 en parcours d'accès spécifique santé au sein de l'université de Limoges, sans toutefois produire ses bulletins de notes, une telle circonstance ne constitue pas une nécessité liée au déroulement de ses études, alors qu'elle n'établit ni même n'allègue qu'une formation analogue n'existerait pas en Guinée ou en Italie. Par suite, quand bien même la requérante établit, par la preuve de quatre versements par son père en septembre, décembre, janvier et février 2023, disposer de moyens d'existence suffisants, elle ne remplissait pas les conditions exigées par les dispositions citées au point précédent de sorte que le préfet de la Haute-Vienne était fondé à lui refuser le titre de séjour sollicité sur ce fondement.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications ".
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme A, célibataire et sans enfant, est entrée en France en septembre 2020 à l'âge de 17 ans. Si elle se prévaut de la présence en France de deux cousines, d'un réseau solide de connaissances et d'amis en France, ces seuls liens, alors qu'elle ne justifie ni même ne soutient ne plus disposer d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine, ne sont pas suffisants pour considérer qu'elle a transféré le centre de ses intérêts personnels et familiaux en France. Dans ces conditions, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour mention " étudiant ", alors qu'au demeurant un tel titre ne donne pas vocation à rester durablement en France, porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.
Sur l'obligation de quitter le territoire :
7. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'encontre de la décision d'obligation de quitter le territoire doit être écarté.
Sur la décision fixant le pays de destination :
8. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire à l'encontre de la décision d'interdiction de retour doit être écarté.
9. Pour les mêmes motifs exposés au point 6 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de l'article 7 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit, en tout état de cause, être écarté.
Sur la décision faisant interdiction de retour sur le territoire français :
10. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire à l'encontre de la décision d'interdiction de retour doit être écarté.
11. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612- 6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. " et de son article L. 612-10 : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
12. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs.
13. La décision attaquée, qui cite les dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, énonce que l'ancienneté en France de la requérante est faible, qu'elle est célibataire, sans enfant et qu'elle ne démontre pas avoir transféré le centre de ses intérêts personnels et familiaux en France. En outre, le préfet, faisant application des dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, indique dans sa décision avoir examiné l'ensemble de la situation de Mme A et que cette dernière n'a fait état d'aucune circonstance humanitaire faisant obstacle au prononcé d'une interdiction de retour. Par suite, et alors que le préfet de la Haute-Vienne n'était pas tenu de faire état de l'absence de menace à l'ordre public ou de l'existence d'une précédente mesure d'éloignement dès lors qu'il n'a pas retenu ces motifs, la décision attaquée, qui fait application des critères fixés par les dispositions mentionnées au point 11, n'est entachée ni d'une insuffisance de motivation, ni d'une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme A contre les décisions du 16 avril 2024 par lesquelles le préfet de la Haute-Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français, a fixé le pays de renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français doivent être rejetées. Par voie de conséquences, les conclusions à fin d'injonction ainsi que les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation au bénéfice de l'aide juridictionnelle, doivent également être rejetées.
15. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce et alors que le préfet de la Haute-Vienne ne se prévaut d'aucun frais exposé dans la présente instance, de mettre à la charge de Mme A une somme au titre de l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de Mme A est rejetée.
Article 2:Les conclusions présentées par le préfet de la Haute-Vienne sont rejetées.
Article 3:Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Toulouse et au préfet de la Haute-Vienne.
Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024 où siégeaient :
- M. Revel, président,
- M. Christophe, premier conseiller,
- M. Gazeyeff, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.
Le rapporteur,
D. GAZEYEFF
Le président,
FJ. REVEL
La greffière,
M. E
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
M. Ejb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026