mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2401069 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MOREAU LISE-NADINE |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 juin 2024 et le 29 juillet 2024, sous le numéro 2401069, M. A C, représenté par Me Moreau, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 avril 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne lui a refusé le séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 15 euros par jour de retard, et à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, en application des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991, ce dernier ayant renoncé à percevoir l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
La décision lui refusant le séjour :
- est entachée d'un vice de procédure en l'absence de la saisine préalable de la commission du titre de séjour ;
- porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 6 des accords franco-algérien ;
- le préfet a commis une erreur de droit en retenant l'usage d'une fausse carte d'identité pour le priver de titre de séjour et d'une erreur manifeste d'appréciation en refusant de faire usage de son pouvoir de régularisation.
La décision l'obligeant à quitter le territoire français :
- le préfet s'est cru à tort en situation de compétence liée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- emporte des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle, méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juillet 2024, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non fondée.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 mai 2024.
II. Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrés le 18 juin 2024 et le 29 juillet 2024, sous le numéro 2401070, Mme B D, représentée par Me Moreau, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 avril 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne lui a refusé le séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 15 euros par jour de retard, et à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, en application des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991, ce dernier ayant renoncé à percevoir l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
La décision lui refusant le séjour :
- est entachée d'un vice de procédure en l'absence de la saisine préalable de la commission du titre de séjour ;
- porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 6 des accords franco-algérien.
La décision l'obligeant à quitter le territoire français :
- le préfet s'est cru à tort en situation de compétence liée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- emporte des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle, méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2024, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non fondée.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 mai 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord du 27 décembre 1968 entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles, modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Christophe a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ni représentée.
Considérant ce qui suit
1. Mme D et M. C, ressortissants algériens nés respectivement en 1988 et 1979, sont entrés en France le 3 juillet 2018 et le 10 octobre 2018 munis de visas de court séjour. Le 1er décembre 2023, ils ont sollicité la délivrance d'une carte de résidence algérien en raison de leurs liens privés et familiaux. Par arrêtés du 16 avril 2024 dont ils demandent l'annulation, le préfet de la Haute-Vienne leur a refusé le séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Sur la jonction :
2. Les requêtes susvisées n° 2401069 et n° 2401070 concernent les deux membres d'un même couple, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien () dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ". L'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. C est entré en France en octobre 2018 afin d'y rejoindre son ex-épouse, Mme D, dont il avait divorcé en juin de la même année. Entrée en France le 3 juillet 2018, cette dernière était alors accompagnée de leurs trois enfants âgés de 11, 9 et 6 ans. Un quatrième enfant est né à Limoges en 2020. Tous sont scolarisés. Les requérants se prévalent également de la présence sur place des membres de leur famille, un frère de nationalité française et une sœur titulaire d'un titre de séjour pour M. C et une sœur, également en séjour régulier pour Mme D. Il ressort toutefois des pièces du dossier que les requérants se sont maintenus irrégulièrement en France en dépit d'une précédente décision du 23 novembre 2020 par laquelle le préfet de la Haute-Vienne les a obligés à quitter le territoire français. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que la cellule familiale ne pourrait pas se reconstituer en Algérie, pays dont M. C et Mme D ont la nationalité et dans lequel ils ont vécu la majeure partie de leur existence, ni que leurs enfants ne pourraient y poursuivre leur scolarité. La circonstance que des membres de leur famille résident sur place ne suffit pas à justifier de leur droit au séjour. Par ailleurs, si M. C bénéficie de deux promesses d'embauche, l'une comme aide plaquiste et l'autre comme conducteur de transport, son attestation de formation en maçonnerie outre son ancienneté ne lui donne pas la qualité de plaquiste pour laquelle il ne justifie d'aucune expérience et l'absence de permis D ainsi que d'une formation initiale minimum obligatoire compromettent la possibilité de pouvoir satisfaire à la seconde. Dès lors, ces seuls éléments ne permettent pas de caractériser une intégration et des perspectives professionnelles significatives. Enfin, leurs engagements associatifs et leur implication dans les sorties et la vie scolaire de leurs enfants pour louables qu'ils soient ne caractérisent pas une insertion sociale particulière en France. Dans ces conditions, les décisions attaquées leur refusant la délivrance d'un certificat de résidence algérien ne portent pas à leur droit au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 6§5 de l'accord franco-algérien doit être écarté.
5. En deuxième lieu, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit qu'une carte de séjour temporaire peut être délivrée à l'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir. Cet article, dès lors qu'il est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, ne s'applique pas aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cependant, bien que cet accord ne prévoit pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, un préfet peut délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit et il dispose à cette fin d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
6. M. C soutient que le préfet en retenant à son encontre l'usage d'une fausse carte d'identité, fait pour lequel il a été condamné à 300 euros d'amende, pour le priver d'un titre de séjour à titre humanitaire aurait commis une erreur de droit. Toutefois, il ressort de l'arrêt attaqué que le préfet de la Haute-Vienne s'est fondé sur le fait que l'intéressé ne justifiait d'aucun motif ou de considération humanitaire pouvant permettre son admission exceptionnelle au séjour. De même, eu égard à ce qui a été indiqué au point 3, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Vienne a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne l'admettant pas au séjour sur le fondement de son pouvoir discrétionnaire de régularisation.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1,
L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ".
8. Il résulte de ces dispositions que, s'agissant des ressortissants algériens, le préfet est tenu de saisir la commission du seul cas de ceux qui remplissent effectivement les conditions permettant de se voir délivrer de plein droit un titre de séjour, auxquels il envisage de refuser le certificat de résidence algérien sollicité, et non de celui de tous les ressortissants algériens qui se prévalent de ces stipulations.
9. Dès lors qu'il résulte des éléments qui précèdent que M. C et Mme D ne remplissent pas les conditions pour bénéficier du titre de séjour sollicité, le préfet de la Haute-Vienne n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour avant de prendre les décisions contestées, de sorte que le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
10. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment de la motivation des arrêtés en litige, que le préfet de la Haute-Vienne, après avoir rejeté les demandes de titre de séjour, a examiné les conséquences d'une mesure d'éloignement sur la situation des requérants. Ceux-ci ne sont donc pas fondés à soutenir que le préfet de la Haute-Vienne se serait cru, dès lors qu'il rejetait leurs demandes de titre de séjour dont il était saisi, en situation de compétence liée pour prendre les décisions portant obligation de quitter le territoire français.
11. En deuxième lieu, il ne ressort ni des motifs des arrêtés litigieux ni des autres pièces du dossier que le préfet de la Haute-Vienne n'aurait pas procédé à un examen complet, particulier et individualisé de la situation de M. C et Mme D avant de les obliger à quitter le territoire français.
12. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 3 du présent jugement, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Haute-Vienne aurait, en prononçant la mesure contestée, porté au droit des requérants à une vie privée et familiale normale une atteinte disproportionnée. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit par suite être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes de M. C et de Mme D doivent être rejetées, y compris leurs conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er: Les requêtes de M. C et de Mme D sont rejetées.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Mme B D, à Me Moreau et au préfet de la Haute-Vienne.
Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024 où siégeaient :
- M. Revel, président,
- M. Boschet, premier conseiller,
- M. Christophe, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.
Le rapporteur,
F. CHRISTOPHE
Le président,
F-J. REVEL
La greffière,
M. E
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la Greffière en Chef,
La Greffière,
M. E
Nos 2401069,2401070
if
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026