jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2401072 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | MARTY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 juin 2024, M. B D, représenté par Me Marty, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 31 mai 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne a refusé de lui délivrer un certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prolongé son interdiction de retour en France de trois ans, prononcé le 5 septembre 2022, d'un an supplémentaire ;
3°) d'annuler l'arrêté du 17 juin 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne l'a assigné à résidence sur le territoire de la commune de Limoges (Haute-Vienne) pour une durée de 45 jours, et l'a obligé à se présenter du lundi au vendredi à 9h00 au commissariat de police ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer certificat de résidence l'autorisant à travailler, subsidiairement de prendre une nouvelle décision, le tout dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à son conseil sous réserve pour ce dernier de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en lui opposant la menace à l'ordre public ;
- les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de libertés fondamentales ont été violées ;
- les stipulations des articles 6-4 et 6-5 de l'accord franco-algérien ont été violées ;
- les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relatives aux droits de l'enfant ont également été violées ;
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de renvoi :
- elles sont illégales en raison de l'illégalité de la décision portant refus de certificat de résidence ;
- elles ont entachées par une erreur manifeste d'appréciation ;
- elles ont violés les stipulations des articles 8 de la convention européenne et 3-1 de la convention internationale précitées ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée par une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle a violé les stipulations des articles 8 de la convention européenne et 3-1 de la convention internationale précitées ;
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juin 2024, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord du 27 décembre 1968 entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire relatif à la circulation à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles, modifié ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Ahmed Slimani, premier conseiller, pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1, R. 776-15 et R. 777-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C ;
- les observations de Me Marty, représentant M. D ;
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant algérien né en 1994 en Algérie, déclare être entré irrégulièrement sur le territoire français le 19 décembre 2019. Le 5 janvier 2024, il a sollicité la délivrance d'un certificat de résidence en qualité de parent d'enfant français. Par un arrêté du 31 mai 2024, le préfet de la Haute-Vienne a refusé de lui délivrer ce certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prolongé son interdiction de retour en France de trois ans, prononcé le 5 septembre 2022, d'un an supplémentaire. Par ailleurs, par un arrêté du 17 juin 2024, ledit préfet l'a assigné à résidence sur le territoire de la commune de Limoges pour une durée de 45 jours. L'intéressé demande l'annulation de ces arrêtés
Sur l'étendue du litige :
2. Aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. / Les dispositions du présent chapitre sont applicables au jugement de la décision fixant le pays de renvoi contestée en application de l'article L. 721-5 et de la décision d'assignation à résidence contestée en application de l'article L. 732-8 ". Aux termes de l'article R. 776-17 du code de justice administrative : " Lorsque l'étranger est placé en rétention ou assigné à résidence () / (), lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire. () ".
3. En application des dispositions précitées, il appartient au magistrat désigné par le président du tribunal administratif de statuer sur les conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et assignant le requérant à résidence. En revanche, dès lors que l'obligation de quitter le territoire français en litige a été prise sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus de titre de séjour, à fin d'injonction à la délivrance ou au réexamen, qui sont l'accessoire d'une demande d'annulation de la décision de refus de titre de séjour doivent être renvoyées devant une formation collégiale du tribunal administratif.
4. En application de ces dispositions, il y a lieu de renvoyer devant la formation collégiale du tribunal administratif les conclusions de M. D dirigées contre le refus de délivrance de son certificat de résidence algérien en qualité de parent d'enfant français. Il en va de même des conclusions à fin d'injonction qui en sont l'accessoire, ainsi que de la demande relative aux frais liés au litige. Dès lors, il n'y a lieu de statuer, dans la présente instance, que sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi, prolongation d'un an l'interdiction de retour sur le territoire français dont il faisait l'objet et assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
5. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. / L'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut également être accordée lorsque la procédure met en péril les conditions essentielles de vie de l'intéressé, notamment en cas d'exécution forcée emportant saisie de biens ou expulsion. / () / L'aide juridictionnelle provisoire devient définitive si le contrôle des ressources du demandeur réalisé a posteriori par le bureau d'aide juridictionnelle établit l'insuffisance des ressources ".
6. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Sur les surplus des conclusions de la requête :
7. L'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale. S'agissant d'un acte réglementaire, une telle exception peut être formée à toute époque, même après l'expiration du délai du recours contentieux contre cet acte. S'agissant d'un acte non réglementaire, l'exception n'est, en revanche, recevable que si l'acte n'est pas devenu définitif à la date à laquelle elle est invoquée, sauf dans le cas où l'acte et la décision ultérieure constituant les éléments d'une même opération complexe, l'illégalité dont l'acte serait entaché peut être invoquée en dépit du caractère définitif de cet acte.
8. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 susvisé : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 4) au ressortissant algérien ascendant direct d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il exerce même partiellement l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins. () ". Aux termes de l'article 18 du code civil : " Est français l'enfant dont l'un des parents au moins est français ". Aux termes de l'article 372 du même code : " Les père et mère exercent en commun l'autorité parentale () ".
9. Il résulte des stipulations précitées de l'article 6 de l'accord franco-algérien que lorsque la qualité d'ascendant direct d'un enfant français résulte d'une reconnaissance de l'enfant antérieure à la naissance, le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit au ressortissant algérien à la condition, alternative, qu'il exerce même partiellement l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins. Il résulte également de ces stipulations que le respect de la condition qu'elles posent tenant à l'exercice, même partiel, de l'autorité parentale n'est pas subordonné à la vérification de l'effectivité de l'exercice de cette autorité. Enfin, ces stipulations ne privent pas l'autorité compétente du pouvoir qui lui appartient de refuser à un ressortissant algérien la délivrance du certificat de résidence d'un an lorsque sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public.
10. Pour refuser à l'intéressé la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du 4°) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le préfet de la Haute-Vienne s'est fondé sur la circonstance que sa présence en France constituait une menace à l'ordre public.
11. D'une part, il est constant que l'enfant Nour Fatma, née le 21 septembre 2023 à Limoges, dont la mère est une ressortissante française, est, en application des dispositions précitées de l'article 18 du code civil, de nationalité française. Il est également constant que, le 21 février 2023, M. D l'a régulièrement reconnue. En application des dispositions précitées de l'article 372 du code civil, et du fait de cette reconnaissance avant la naissance de l'enfant, M. D dispose de l'autorité parentale sur son enfant français. Ainsi, et en l'absence d'éléments établissant qu'à la date de sa décision de refus de certificat de résidence algérien en litige, l'exercice de l'autorité parentale aurait été retiré à l'intéressé, que ce soit sur le fondement des articles 373 et 373-1 précités du code civil ou sur un autre fondement, le requérant est fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Vienne ne pouvait, sans commettre d'erreur de droit, lui refuser la délivrance du certificat de résidence algérien sollicité sur le fondement des stipulations précitées du 4°) de l'article 6 de l'accord franco-algérien aux motifs qu'il ne démontrerait pas sa réelle implication dans l'entretien et l'éducation de son enfant.
12. D'autre part, si le préfet de la Haute-Vienne, ainsi qu'il a été dit, s'est également fondé sur la circonstance que la présence de l'intéressé en France constitue une menace pour l'ordre public, il est constant que M. D a été condamné le 8 novembre 2021 à trois mois d'emprisonnement pour violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours et, le 7 avril 2023, à une peine d'emprisonnement de trois mois avec sursis pour vol et effraction commis le 3 septembre 2020. Ces faits, aussi regrettables soient-il, ne sont pas de nature à caractériser que, par son comportement général, sa présence constituerait, compte tenu par ailleurs des liens qu'il entretient avec son enfant français mineur et sa compagne, laquelle est présente à l'audience, une menace suffisamment réelle et sérieuse pour l'ordre public susceptible de fonder légalement la décision de refus de délivrance du titre de séjour qu'il a sollicité. Dès lors, dans les circonstances très particulières de l'espèce, au regard du caractère relativement ancien des faits commis et en l'absence de réitération de tels actes, le caractère actuel et réel de la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire français de M. D n'est pas établi. Dans ces conditions, en estimant que la présence en France de l'intéressé était susceptible de constituer une menace à l'ordre public, le préfet a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
13. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. D est fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de certificat de résidence pour obtenir, par voie de conséquence, l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans délai, fixation du pays de destination, prolongation d'un an de son interdiction de retour sur le territoire, ainsi qu'assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
14. Le présent jugement qui annule l'obligation de quitter le territoire français du préfet de la Haute-Vienne et les décisions subséquentes, implique que le préfet procède au réexamen de la situation de M. D et lui délivre durant cet examen une autorisation provisoire de séjour. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de statuer à nouveau sur sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer durant ce délai une autorisation provisoire de séjour.
Sur les frais liés au litige :
15. Il résulte de ce qui a été dit au point 6 qu'il y a lieu d'admettre provisoirement M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle dans cette instance. Sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, Me Marty, son avocate, peut donc se prévaloir des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sur ce fondement, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au profit de Me Marty, qui renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : M. D est provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Les conclusions de M. D dirigées contre la décision du 31 mai 2024 du préfet de la Haute-Vienne portant refus de délivrance d'un titre de séjour sont renvoyées à une formation collégiale.
Article 3 : Les décisions du 31 mai 2024 par lesquelles le préfet de la Haute-Vienne a obligé M. D à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prolongé d'un an son interdiction de retour sur le territoire, ainsi que l'arrêté du 17 juin 2024 l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, sont annulées.
Article 4 : Il est enjoint au préfet de la Haute-Vienne de procéder au réexamen de la situation de M. D dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement et de lui délivrer durant ce délai une autorisation provisoire de séjour.
Article 5 : Sous réserve de l'admission définitive de M. D au bénéfice à l'aide juridictionnelle, l'Etat versera à Me Marty, qui renonce à percevoir la part contributive payée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, une somme de 1 200 (mille deux cents) euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à Me Marty et au préfet de la Haute-Vienne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024 à 12h15.
Le magistrat désigné,
A. C
La Greffière,
M. A
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la Greffière en chef,
La greffière,
M. A
N°240107
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026