lundi 9 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2401089 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 juin 2024, la société ARCAS, représentée par Me Malric, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision en date du 22 avril 2024 par laquelle la direction générale des finances publiques de la Haute-Vienne a rejeté la demande de la société ARCAS visant à obtenir le remboursement de son crédit d'impôt recherche déclaré au titre de l'année 2020 pour un montant total de 5 296 euros ;
2°) de confirmer l'éligibilité au CIR des projets poursuivis en 2020 pour un montant de 5 296 euros ;
3°) de confirmer l'éligibilité au CIR des dépenses de personnel déclarées au CIR 2020 ;
4°) d'ordonner le remboursement du crédit d'impôt recherche calculé au titre de l'année 2020 pour un montant total de 5 296 euros ;
5°) d'ordonner, le cas échéant, une expertise judiciaire afin de se prononcer sur l'éligibilité au crédit d'impôt recherche et innovation des projets poursuivis ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
7°) d'ordonner le versement des intérêts moratoires prévus à l'article L. 208 du livre des procédures fiscales.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 septembre 2024, la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne indique au tribunal qu'a été restituée à la société ARCAS la créance CIR de l'année 2020 pour un montant de 5 296 euros par une décision du 17 septembre 2024 et conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : ()/ 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête. () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (). ".
2. Par une décision du 17 septembre 2024, la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne a accordé un dégrèvement à hauteur de 5 296 euros à la société ARCAS au titre du crédit d'impôt recherche pour l'année 2020. Ainsi les conclusions de la requête de la société ARCAS tendant à l'annulation de la décision en date du 22 avril 2024 par laquelle la direction générale des finances publiques de la Haute-Vienne a rejeté sa demande visant à obtenir le remboursement de son crédit d'impôt recherche déclaré au titre de l'année 2020 pour un montant total de 5 296 euros sont devenues sans objet.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de la société ARCAS.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de la société ARCAS est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société ARCAS et à la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne.
Fait à Limoges, le 9 décembre 2024.
Le président,
Didier Artus
La République mande et ordonne
au ministre de l'économie, des finances, et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière
M. A
jb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026